Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2400834(TA87-2400834)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association " Espoir du Mbam " contestant le refus de subvention de la commune de Limoges. La requérante n'a invoqué aucun moyen de droit précis, se bornant à affirmer sa conviction d'y avoir droit. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, ce moyen, non assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, a été jugé manifestement irrecevable.
N° TA87-2401127(TA87-2401127)
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de Mme B et M. F visant à suspendre la décision de la rectrice de l'académie de Limoges du 27 mai 2024 refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leur fille mineure. En cours d'instance, la rectrice a annulé sa décision et accordé l'autorisation sollicitée. Le juge des référés a constaté que cette annulation rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401250(TA87-2401250)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Espace des halles. Celle-ci demandait le retrait de l'arrêté préfectoral du 21 juin 2024 ordonnant la fermeture administrative pour six mois de son établissement "L'After" à Châteauroux. Le juge a estimé que la liberté du commerce et de l'industrie, bien que fondamentale, doit s'exercer dans le respect de la réglementation, notamment celle relative à l'ordre public. En l'espèce, la fermeture, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique pour des actes criminels ou délictueux, ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté.
N° TA87-2300416(TA87-2300416)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme E D contestant le retrait de son agrément d'assistante familiale et son licenciement par le département de la Haute-Vienne. La décision de retrait d'agrément du 19 janvier 2023, fondée sur les articles L. 421-2 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale, les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur d'appréciation n'étant pas retenus. Par conséquent, le licenciement du 14 mars 2023, qui reposait sur ce retrait, a également été validé. Les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA87-2200212(TA87-2200212)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2200782(TA87-2200782)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, contestant le refus de lui remettre un livre envoyé par son frère. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle n'avait pas d'effet suffisamment grave sur sa situation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de procédure pénale et le règlement intérieur type des établissements pénitentiaires.
N° TA87-2201360(TA87-2201360)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C de plusieurs requêtes visant à l’annulation de titres de recettes émis par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges pour des frais de soins. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire, l’absence de motivation et le bien-fondé des créances. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les titres étaient réguliers. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA87-2201370(TA87-2201370)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté les requêtes de M. A C dirigées contre plusieurs titres de recettes émis par le directeur du centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges pour des frais d’hospitalisation et de consultation. Le tribunal a jugé que les requêtes étaient irrecevables en raison de leur tardiveté, les titres exécutoires ayant été notifiés à M. C et les recours introduits au-delà du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et le défaut de motivation, n’étaient pas fondés, les titres comportant les mentions obligatoires prévues par l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation ont été rejetées, de même que les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2201372(TA87-2201372)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi de plusieurs requêtes de M. C, a examiné la légalité de titres de recettes émis par le CHU de Limoges pour des frais d’hospitalisation et de consultation. Le requérant contestait notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et l’absence de justification des montants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les créances étaient régulières. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA87-2201459(TA87-2201459)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A E D, assistante familiale, contestant la décision du 21 septembre 2022 du président du conseil départemental de la Haute-Vienne suspendant son agrément pour quatre mois. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation, une violation des droits de la défense et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la procédure était régulière et que la décision, fondée sur les articles L. 421-2, L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, était justifiée par l'urgence et la gravité des suspicions de maltraitance. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA87-2300604(TA87-2300604)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'Union départementale des syndicats C.G.T. de l'Indre pour contester des avis de sommes à payer et une mise en demeure émis par la commune de Châteauroux et la direction départementale des finances publiques, relatifs à des indemnités d'occupation de locaux. Le tribunal a rejeté les requêtes en se déclarant incompétent, jugeant que les créances en cause, issues d'une convention d'occupation précaire de droit privé et d'une occupation irrégulière, relevaient du droit privé et donc de la compétence du juge judiciaire. Il a également écarté le moyen tiré de la compensation avec une condamnation de la commune à des dommages et intérêts, en application du principe de non-compensation des créances publiques. Les textes appliqués sont le code général des collectivités territoriales et le livre des procédures fiscales.
N° TA87-2400281(TA87-2400281)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, assistante familiale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 novembre 2023 retirant son agrément pour des faits de maltraitance. La juridiction a estimé que la procédure de retrait, fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, était régulière et que la décision était justifiée par la nécessité de protéger les enfants accueillis. Le tribunal a également écarté les moyens tirés du défaut de contradictoire et de l'erreur d'appréciation.
N° TA87-2400621(TA87-2400621)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. C, sous-officier de gendarmerie, qui sollicitait l’exécution d’un précédent jugement annulant le tableau d’avancement au grade de maréchal des logis-chef pour 2021. Le tribunal a estimé que l’annulation de ce tableau n’impliquait pas d’établir un nouveau tableau ou de réexaminer la candidature, car les nominations déjà prononcées étaient devenues définitives et le plafond de promotion avait été atteint. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA87-2400789(TA87-2400789)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. B, ressortissant turc, contre deux arrêtés du 17 juillet 2023 du préfet de la Gironde prononçant son expulsion du territoire français et fixant la Turquie comme pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de procédure, de l'absence de menace pour l'ordre public, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue est le rejet des requêtes de M. B, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA87-2400843(TA87-2400843)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa situation irrégulière et de ses attaches familiales en Guinée. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. C ne remplissait pas les conditions pour un titre de plein droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA87-2400917(TA87-2400917)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, demandant l'annulation des arrêtés du préfet de la Haute-Vienne leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les arrêtés étaient suffisamment motivés en droit et en fait. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401035(TA87-2401035)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 4 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des considérations humanitaires justifiant l'admission au séjour de M. A, notamment son mariage avec une compatriote protégée, son traitement médical pour infertilité, et l'intérêt supérieur des beaux-enfants scolarisés en France. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une régularisation pour motifs humanitaires ou exceptionnels.
N° TA87-2301744(TA87-2301744)
Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle par le centre hospitalier de Tulle cœur de Corrèze. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a homologué. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’achevant par cette décision de procédure.
N° TA87-2400951(TA87-2400951)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté de suspension de son permis de conduire suite à une rétention du 16 mai 2024. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte substantiel n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon du recours pour excès de pouvoir.
N° TA87-2300704(TA87-2300704)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une saisie à tiers-détenteur émise par l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire de l’exécution, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.