Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2301371(TA87-2301371)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation pour le refus de l'État de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter un jugement d'expulsion. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, le silence du préfet pendant plus de deux mois équivalant à un refus. Le tribunal a reconnu que ce refus a causé un préjudice à la société requérante, l'empêchant de recouvrer la jouissance de son bien. En conséquence, l'État a été condamné à verser à la société Scalis la somme de 5 801,37 euros en réparation du préjudice subi, ainsi que 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301373(TA87-2301373)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation pour le refus de l'État de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter un jugement d'expulsion. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, le silence du préfet pendant deux mois valant refus. Le tribunal a condamné l'État à verser à la société la somme de 7 529,82 euros en réparation du préjudice subi du 11 juillet 2020 au 5 janvier 2022, période durant laquelle le concours a été refusé, en tenant compte de la trêve hivernale. La décision applique également les dispositions relatives à la trêve hivernale et à l'état d'urgence sanitaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301915(TA87-2301915)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, ainsi qu'un arrêté du préfet de l'Indre l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de fait, la méconnaissance de sa vie privée et familiale au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301918(TA87-2301918)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an, ainsi qu'un arrêté du préfet de l'Indre l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de fait, la méconnaissance de sa vie privée et familiale au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la décision d'assignation à résidence était légale et suffisamment motivée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200408(TA87-2200408)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour bénéficier des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et d'astreinte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200404(TA87-2200404)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait de la prime de transition énergétique de 3 000 euros par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le tribunal a constaté que les travaux d’installation d’un poêle à granulés avaient commencé avant l’accusé de réception de la demande de prime, en violation de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Aucune des dérogations prévues par ce texte (notamment pour travaux urgents ou réalisés entre certaines dates) n’était applicable en l’espèce. La décision de retrait a donc été jugée légale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301051(TA87-2301051)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du préfet de la Corrèze du 13 juin 2023, qui ouvrait une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 juin au 14 septembre 2023. L'association invoquait notamment la méconnaissance du principe de précaution, des articles L. 424-10 et L. 420-1 du code de l'environnement, ainsi que l'illégalité de l'article R. 424-5 du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant au regard de son objet social général et de son action nationale, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en l'absence de preuve de dommages irréversibles pour l'espèce ou de violation des textes applicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, en particulier les articles L. 424-5 et R. 424-5, et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400821(TA87-2400821)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Vienne le 21 septembre 2023, afin d’enjoindre au préfet de la reloger sous astreinte. Le juge a constaté qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités ne lui avait été proposée dans le délai de trois mois prévu à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation. En application de l’article L. 441-2-3-1 du même code, il a ordonné au préfet de la Haute-Vienne de reloger Mme C dans un délai de trois mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400826(TA87-2400826)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que Mme F n'établissait pas la contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition nécessaire à l'obtention du titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2401039(TA87-2401039)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a autorisé la société RTE à pénétrer sur les parcelles du GFA de Pied de Bois pour réaliser des travaux de réhabilitation de la ligne électrique Mussay-Genevraie-Villemet. Le juge a estimé que la demande était utile et urgente, compte tenu de la vétusté des ouvrages et de la planification impérative de la mise hors tension de la ligne, nécessaire à la sécurité et à la continuité du service public. La solution retenue fait droit aux conclusions principales de RTE, sans se prononcer sur la demande indemnitaire du GFA, qui ne relève pas de la compétence du juge des référés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401177(TA87-2401177)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D B, ressortissant congolais, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 233-1, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2300782(TA87-2300782)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par les associations Limousin Nature Environnement et France Nature Environnement Creuse d’un recours en plein contentieux visant à contraindre le maire de Naillat à exercer ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation sur un chemin rural. Les associations se sont désistées de leur requête par un mémoire enregistré le 28 mars 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance du 11 juillet 2024. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401200(TA87-2401200)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la Maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Vienne refusant l’attribution de l’allocation adulte handicapé (AAH). En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Limoges, conformément à l’article 32 du décret n°2015-233 du 27 février 2015 modifié.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401197(TA87-2401197)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la Caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne rejetant sa contestation d’un trop-perçu d’allocation de logement familiale (ALF). Le tribunal a constaté que le litige, portant sur une prestation familiale relevant du code de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle des juridictions judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401136(TA87-2401136)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par Mme A d'un recours contre le refus de la MDPH de l'Indre de lui attribuer une prestation de compensation du handicap (PCH), a constaté son incompétence. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires (pôle social). Par conséquent, l'ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente et transmet le dossier au tribunal judiciaire de Limoges.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401106(TA87-2401106)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par un détenu, M. A B, d’une requête visant à déposer une plainte et à se constituer partie civile contre l’administration pénitentiaire, en raison de son impossibilité de sortir de sa cellule lors d’une grève des agents le 15 mai 2024. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Il a estimé que la demande devait être regardée comme une plainte avec constitution de partie civile, relevant de la compétence du juge d’instruction en application des articles 40 et 85 du code de procédure pénale. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401014(TA87-2401014)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant une déclaration préalable autorisant l'installation de panneaux photovoltaïques sur la propriété voisine. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun moyen intelligible, se bornant à une simple affirmation sur le défaut de discrétion de l'installation, et qu'aucun mémoire complémentaire n'avait été produit dans le délai de recours. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2400092(TA87-2400092)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mmes A, qui contestaient un permis de construire délivré le 4 décembre 2023 pour la transformation d’une grange voisine en maison d’habitation. Les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur instance le 27 juin 2024. Par une ordonnance du 11 juillet 2024, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution n’a été retenue sur le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2300745(TA87-2300745)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le préfet de l'Indre d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire tacite accordé par le maire de Saint-Aoustrille pour l’extension d’une maison. En cours d’instance, le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête, au motif que le maire avait entre-temps abrogé l’autorisation tacite litigieuse par un arrêté du 27 mai 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 juillet 2024.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2301271(TA87-2301271)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société CPV Labecede, contestant la conformité à la Constitution de l'article 230 de la loi de finances pour 2024. Cette disposition modifie les modalités de calcul des reversements dus par les producteurs d'électricité à EDF OA, dans le cadre du mécanisme de régulation des prix de l'énergie. Le tribunal a refusé de transmettre la QPC au Conseil d'État, estimant que la question était dépourvue de caractère sérieux. Il s'est fondé sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 2023-1065 QPC) qui a déjà jugé que de telles modifications poursuivent un objectif d'intérêt général, justifiant ainsi l'atteinte à la liberté contractuelle et au droit de propriété invoqués.

Résumé IA