Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101838(TA87-2101838)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule disciplinaire prononcée par la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur. Le requérant invoquait une procédure irrégulière (incompétence de l'autorité de poursuite et de la commission) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les délégations de signature au lieutenant et au capitaine étaient valables et que la sanction était proportionnée aux faits d'insultes et menaces envers des surveillants, appliquant les articles R. 57-7-5 et R. 57-7-15 du code de procédure pénale.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2200026(TA87-2200026)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. C, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’assignant à résidence et contre le refus implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 425-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (traite des êtres humains). Le requérant a ultérieurement informé le tribunal être désormais titulaire d’un titre de séjour et s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 3 juillet 2024, la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2400525(TA87-2400525)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, un jeune majeur, contestant le refus du président du conseil départemental de la Haute-Vienne de lui octroyer un contrat jeune majeur. Le département a retiré sa décision initiale de refus, mais le tribunal a jugé que ce retrait n'avait pas privé le litige d'objet, car M. B n'avait pas obtenu le contrat sollicité. La solution retenue est que le tribunal doit se prononcer sur la légalité de la décision de retrait du 10 avril 2024, en application des articles L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et des principes régissant le retrait des actes administratifs.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2101699(TA87-2101699)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigérienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. La requérante invoquait les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas de la contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition nécessaire pour bénéficier du titre de séjour sollicité. En conséquence, le droit au séjour a été apprécié au regard de la vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de l'enfant, sans que la décision préfectorale ne soit jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2400811(TA87-2400811)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande de titre de séjour "salarié" de M. A uniquement sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans l'examiner au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui régit spécifiquement la situation des ressortissants tunisiens souhaitant exercer une activité salariée. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401045(TA87-2401045)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait la suspension de son affectation au sein de l'unité d'hébergement C22. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision d'affectation. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400815(TA87-2400815)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prolongeant son interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la présence de M. A constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, justifiant le refus de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions contestées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, au regard de la menace qu'il représentait. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2302216(TA87-2302216)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande de provision de Mme A, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices causés par des travaux d'enfouissement de lignes électriques réalisés sous maîtrise d'ouvrage du Syndicat énergies Haute-Vienne (SEHV). Le juge retient que les dommages allégués, affectant un bien immobilier, sont survenus à l'occasion de la fourniture d'une prestation due par un service public industriel et commercial à un usager, ce qui relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non de l'ordre administratif. En conséquence, l'exception d'incompétence soulevée par le SEHV est accueillie, et la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner le bien-fondé de la demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400663(TA87-2400663)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été rejetés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400639(TA87-2400639)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prolongeant son interdiction de retour. Le juge a estimé que la promesse d'embauche et l'ancienneté de séjour invoquées par le requérant ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300748(TA87-2300748)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. D, détenu, qui contestait la légalité d'une fouille à nu subie le 19 juin 2022 à l'issue d'une unité de vie familiale, et demandait réparation de son préjudice. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, les fouilles intégrales doivent être justifiées par une présomption d'infraction ou des risques pour la sécurité, et ne peuvent être systématiques ou discrétionnaires. En l'espèce, l'administration n'a pas démontré que le comportement de M. D ou les circonstances de la fouille répondaient à ces exigences légales, la fouille étant intervenue sans motif particulier après une visite familiale. Par conséquent, le tribunal a jugé la fouille illégale et a condamné l'État à verser à M. D une indemnité de 100 euros en réparation du préjudice moral subi, sur le fondement des articles 22 et 57 de la loi du 24 novembre 2009 et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201883(TA87-2201883)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et demandant une remise de dette. La requérante invoquait un vice de procédure et une méconnaissance du droit de communication, mais le tribunal a constaté qu'aucune enquête n'avait été diligentée par la CAF, écartant ces moyens. La solution retenue est le rejet de la requête, les indus étant déjà soldés. Les textes appliqués sont les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201750(TA87-2201750)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 488,25 euros pour perte de salaire suite à son déclassement d'emploi d'auxiliaire pénitentiaire. Le requérant invoquait une illégalité fautive, une violation des droits de la défense, une erreur de droit et de fait, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la communication du dossier disciplinaire plus de 48 heures avant l'audience respectait les droits de la défense, que le déclassement peut être fondé sur des faits extérieurs au travail, et que la matérialité des faits n'était pas sérieusement contestée. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles R. 234-15, R. 313-2 et R. 233-2 du code pénitentiaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201619(TA87-2201619)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Indre de lui attribuer la prime d'activité à compter du 1er janvier 2019. Le juge a rappelé que, conformément aux articles L843-3 et R846-2 du code de la sécurité sociale, le droit à cette prime est ouvert à compter du dépôt de la demande. Mme A n'ayant pas justifié avoir déposé une demande en janvier 2019, sa contestation a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201480(TA87-2201480)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, professeure des écoles stagiaire, qui contestait son licenciement prononcé à l'issue de son stage. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour défaut de communication de certains rapports, l'insuffisance de motivation de la délibération du jury académique et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles 10, 12 et 13 du décret n° 90-680 du 1er août 1990 et de l'arrêté du 22 août 2014. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2201436(TA87-2201436)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule la délibération du collège territorial du 5 juillet 2022 qui refusait à M. F C et M. B C le bénéfice de l'exonération des droits de mutation à titre gratuit prévue à l'article 795 A du code général des impôts pour la donation du château d'Ingrandes. Le tribunal retient, en suivant la jurisprudence du Conseil d'État du 11 février 2022, que l'administration a commis une erreur de droit en exigeant le dépôt préalable d'un projet de convention avec la DRAC avant l'expiration du délai de déclaration de donation. La solution est fondée sur les articles 795 A du code général des impôts et L. 80 CB du livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201395(TA87-2201395)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A dirigée contre l'arrêté du préfet de l'Indre du 28 juillet 2022. Cet arrêté déclarait l'insalubrité irrémédiable de son immeuble situé à Perassay, avec interdiction définitive d'habitation et obligation de condamner l'accès aux lieux. Le tribunal a considéré que le requérant ne contestait pas le caractère d'insalubrité du bâtiment et que les moyens soulevés, notamment tirés de l'absence de résidence principale et de l'impossibilité de réaliser les travaux, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 1331-22 et L. 1331-24 du code de la santé publique, ainsi que sur les articles L. 511-2 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201349(TA87-2201349)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un avis de sommes à payer de 150 euros émis par la communauté urbaine Limoges Métropole pour des réparations sur un vélo à assistance électrique loué. Mme B soutenait ne pas être responsable des dommages constatés sur la roue arrière et ne pas avoir été informée des règles d’utilisation. Le tribunal a jugé que Mme B n’apportait pas de contestation sérieuse sur son implication dans les dégâts, notamment en raison de retards de maintenance et de la signature d’une fiche de révision. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et de décharge, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les fins de non-recevoir soulevées par la communauté urbaine. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201190(TA87-2201190)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Auto Contrôle Quercy-Limousin contestant l'arrêté préfectoral du 28 juin 2022 suspendant son agrément pour quinze jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les manquements constatés lors du contrôle de la DREAL justifiaient la mesure de suspension. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 323-14 du code de la route et l'arrêté du 18 juin 1991, confirmant la légalité de la décision préfectorale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400626(TA87-2400626)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et intenses en France et de la possibilité de reconstituer sa vie familiale en Côte d'Ivoire. Les autres moyens, y compris le vice de procédure, ont été écartés comme infondés.

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