Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
7 917 décisions disponibles — page 199/396
N° TA87-2400623(TA87-2400623)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'absence de remise de la notice explicative prévue par l'arrêté du 27 décembre 2016 n'avait pas privé le requérant d'une garantie et n'avait pas influencé l'avis du collège de médecins de l'Ofii ni la décision préfectorale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 425-9 et L. 611-3, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2201337(TA87-2201337)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B, agent de l'Office public de l'habitat Creusalis, contestant le refus de protection fonctionnelle et le refus de reconnaissance d'un accident de service survenu le 12 janvier 2022. Le tribunal a jugé que la décision de refus de protection fonctionnelle n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que la décision de refus de reconnaissance d'accident de service était légale, les faits invoqués ne présentant pas de lien direct avec le service. Les demandes d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA87-2300293(TA87-2300293)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour la perte de ses affaires personnelles lors de son transfert entre deux maisons centrales. Le juge a estimé que la responsabilité de l'administration pénitentiaire n'était pas engagée, car les biens litigieux (plaque chauffante, gants de boxe, cigarette électronique) ne figuraient pas sur l'inventaire de départ du détenu, et que la réalité de la perte des autres objets (mitaines MMA, produits cantinés) n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles D. 215-18 du code pénitentiaire et R. 57-6-18 du code de procédure pénale, relatifs à la protection des biens des détenus lors des transferts.
N° TA87-2300325(TA87-2300325)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A contestant la décision de la commission de recours amiable de la caisse de mutualité sociale agricole de Berry-Touraine du 5 janvier 2023, qui maintenait un indu de prime d'activité de 10 163,85 euros pour la période de juillet 2020 à juin 2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A, notamment l'absence d'erreur dans ses déclarations et la non-prise en compte de ses bénéfices négatifs, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 842-4 et R. 845-1 du code de la sécurité sociale, qui définissent les ressources prises en compte pour le calcul de la prime d'activité. En conséquence, la demande de remise de dette et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA87-2400736(TA87-2400736)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur la menace pour l'ordre public que constitue la présence de l'intéressé, en raison de sa condamnation à douze ans de prison pour viol sur mineur. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte excessive au droit à la vie privée et familiale de M. C, compte tenu de la gravité des faits et du manque d'attaches familiales solides en France. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2400742(TA87-2400742)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme G, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que Mme G ne démontrait pas être à la charge de son fils, citoyen italien, au sens des articles L. 200-1 et L. 200-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de prouver une dépendance matérielle réelle et actuelle dans son pays d'origine. La décision a également été considérée comme ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'étant pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA87-2300123(TA87-2300123)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. C D, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 200 euros en réparation du préjudice subi suite à deux fouilles à nu pratiquées le 26 juillet 2022 lors d'une extraction médicale. Le juge a estimé que ces fouilles intégrales, bien que relevant d'une ingérence dans la dignité du détenu, étaient justifiées et proportionnées au regard des risques pour la sécurité, conformément à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. La requête a donc été rejetée.
N° TA87-2201483(TA87-2201483)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la commune de Francillon d’un recours en excès de pouvoir visant à engager la responsabilité du centre interrégional de gestion d’assurances collectives (CIGAC) pour manquement à son devoir de conseil et d’information, en raison du non-remboursement de prestations statutaires versées à un agent à la suite d’un accident de trajet. La commune demandait la condamnation du CIGAC à lui verser 70 411,18 euros, correspondant aux prestations et frais médicaux pris en charge, ainsi que des intérêts légaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’action de la commune était prescrite en application de l’article L. 114-1 du code des assurances, le délai de deux ans ayant commencé à courir à compter du règlement des prestations en 2017-2018, sans que le devoir de conseil du courtier puisse interrompre cette prescription. En conséquence, la demande de la commune a été jugée non fondée, et celle-ci a été condamnée à verser 2 000 euros au CIGAC au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2201525(TA87-2201525)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B, praticien contractuel au CHU de Limoges, pour obtenir le versement d'indemnités de précarité (10% de sa rémunération totale) pour chacun de ses huit contrats à durée déterminée successifs conclus entre 2017 et 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le statut de praticien contractuel relève du code de la santé publique et non du code du travail, et que les dispositions relatives à l'indemnité de fin de contrat prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail ne lui sont pas applicables. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la prescription ou le montant réclamé.
N° TA87-2201336(TA87-2201336)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B, agent de l'Office public de l'habitat Creusalis, contestant le refus de protection fonctionnelle et le refus de reconnaissance d'un accident de service. Le tribunal a jugé que les décisions de l'administration n'étaient entachées ni d'une erreur d'appréciation ni d'une incompétence de l'autorité signataire. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA87-2201310(TA87-2201310)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. A, praticien contractuel au CHU de Limoges, qui sollicitait le versement de l'indemnité de précarité prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail pour ses sept contrats à durée déterminée successifs. Le tribunal a considéré que, conformément à l'article L. 1243-10 du même code, l'indemnité n'était pas due dès lors que M. A avait refusé la proposition d'un contrat à durée indéterminée pour occuper un emploi similaire, le CHU ayant publié des postes vacants de praticien hospitalier en gériatrie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de la santé publique, sans application de l'arrêté du 5 février 2022 aux contrats antérieurs.
N° TA87-2400755(TA87-2400755)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité, en se fondant notamment sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avoir examiné l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA87-2400657(TA87-2400657)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que les pièces fournies par la requérante ne démontraient pas une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, comme l'exige le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C, fondé sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2400637(TA87-2400637)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, en considérant que la requérante, qui avait vécu huit ans en Italie, ne justifiait pas d'une insertion suffisante en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
N° TA87-2400603(TA87-2400603)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté préfectoral disposait d'une délégation de signature régulière et que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était conforme aux textes applicables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2400602(TA87-2400602)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que la procédure d'avis médical de l'OFII était régulière. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de preuve d'une impossibilité d'accès aux soins en Géorgie. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et de fixation du pays de renvoi ont été jugées légales.
N° TA87-2201065(TA87-2201065)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme A pour obtenir réparation des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale du sigmoïde réalisée le 24 octobre 2019 au centre hospitalier de Châteauroux, laquelle aurait été entachée d’une faute médicale ayant provoqué une nécrose de l’uretère droit. Le tribunal a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur le fond, afin de déterminer si l’intervention litigieuse a été réalisée conformément aux règles de l’art et d’évaluer les préjudices allégués. Cette décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique relatives à la responsabilité des établissements de santé pour fautes médicales.
N° TA87-2201060(TA87-2201060)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une nécrose de l’uretère survenue après une opération du sigmoïde au centre hospitalier de Châteauroux le 24 octobre 2019. La requérante invoquait un manquement aux règles de l’art chirurgical, ayant nécessité une réintervention au CHU de Limoges. Le tribunal a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur le fond, afin de déterminer l’existence d’une faute et l’étendue des préjudices, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Les dépens ont été réservés et la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA87-2200997(TA87-2200997)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SA Decathlon, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de cotisation foncière des entreprises pour 2020 et 2021. La société demandait l'application d'un abattement de 20 % sur la valeur locative de ses locaux, en se fondant sur l'article 324 AA de l'annexe III au code général des impôts, pour tenir compte de différences de surface ou d'aménagement avec des locaux-types de référence. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement évalué la valeur locative et que les conditions légales pour l'abattement sollicité n'étaient pas remplies, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions.
N° TA87-2200996(TA87-2200996)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SA Decathlon. La société contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la cotisation foncière des entreprises pour les années 2020 et 2021, demandant un abattement de 20% sur la valeur locative de ses locaux commerciaux. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, ainsi que l'article 324 AA de l'annexe III, sans que l'abattement demandé soit justifié. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge fiscale.