Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401024(TA87-2401024)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant le refus de naturalisation du préfet de la Haute-Vienne du 22 mai 2023. Le juge a constaté que la demande de l'intéressée, qui sollicitait un "réexamen attentif" de sa candidature, constituait un recours gracieux adressé à l'administration et non une requête contentieuse. En l'absence d'exposé de conclusions et de moyens, la requête ne satisfaisait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'affaire a été tranchée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA87-2401047(TA87-2401047)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 avril 2024 du président du conseil départemental de l'Indre. Cet arrêté renouvelait l'agrément d'assistante familiale de Mme C en le restreignant à l'accueil d'un seul enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence, liée à la perte de revenus invoquée par la requérante, n'était pas remplie, car cette situation était prévisible et ne justifiait pas une intervention immédiate du juge. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA87-2300844(TA87-2300844)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal avoir délivré à l’intéressé une carte de résident de dix ans. Par ordonnance du 9 juillet 2024, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté les conclusions de M. A tendant à l’application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA87-2401073(TA87-2401073)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B, sous-officier de gendarmerie, contestant son non-inscription au tableau d'avancement pour le grade d'adjudant-chef. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la perte alléguée d'une augmentation de pension de retraite mettrait en péril sa situation financière à brève échéance, alors qu'il conserve sa rémunération actuelle. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA87-2301389(TA87-2301389)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de Mme C, qui réclamait 9 000 € au centre hospitalier de Guéret pour la perte de sa prothèse dentaire. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’instance sans examen au fond. Aucune condamnation ni indemnité n’est prononcée.
N° TA87-2400453(TA87-2400453)
Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du recteur de l’académie d’Orléans-Tours de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie. Le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais de justice. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser à M. A une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés.
N° TA87-2302176(TA87-2302176)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de Mme C, qui avait saisi la juridiction d’une requête indemnitaire dirigée contre l’Office français de la biodiversité. La requérante demandait réparation des préjudices subis à la suite du décès de son conjoint, agent de l’office, et sollicitait notamment des sommes au titre des souffrances endurées, du préjudice d’affection et de la perte de revenus. Par ordonnance du 4 juillet 2024, le président du tribunal a constaté ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation ni indemnité n’a été prononcée.
N° TA87-2400250(TA87-2400250)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la remise de ses documents de fin de contrat par la mairie de Couzeix. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400805(TA87-2400805)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le préfet de la Corrèze refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de M. C sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour, alors que celle-ci avait été formulée avant l'entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024. Cette omission a entraîné un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, justifiant l'annulation de l'arrêté dans son ensemble.
N° TA87-2200084(TA87-2200084)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Vienne refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité pour l'enfant mineur E B. La solution retenue se fonde sur l'autorité absolue de la chose jugée attachée à un jugement du Tribunal Administratif de Bordeaux du 17 novembre 2023, qui avait déjà annulé un refus similaire du préfet du Lot-et-Garonne et enjoint la délivrance du titre. Le tribunal a appliqué les principes régissant l'autorité de la chose jugée, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés par la requérante.
N° TA87-2200098(TA87-2200098)
Placement à l'isolement d'un détenu. Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. A, qui contestait la décision du 5 novembre 2021 de la directrice de la maison centrale de Saint-Maur ordonnant son placement à l'isolement. Le tribunal oppose l'autorité de la chose jugée, ayant déjà statué sur une requête identique par un jugement du 3 juillet 2024. La demande est donc irrecevable.
N° TA87-2301521(TA87-2301521)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le préfet de l'Indre d'un déféré en excès de pouvoir visant à annuler une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de travaux, accordée par le maire de Saint-Aoustrille à M. B pour le changement de destination d'un entrepôt en habitation en zone agricole. Le préfet soutenait notamment que le projet relevait du permis de construire et méconnaissait les règles d'urbanisme. En cours d'instance, le préfet s'est désisté de son recours après que la décision contestée a été abrogée par un arrêté municipal du 10 juin 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que rien ne s'opposait à cette issue.
N° TA87-2200009(TA87-2200009)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 5 novembre 2021 ordonnant son placement à l'isolement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale. Il a également estimé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant cette mesure sur la personnalité du requérant, sa dangerosité et la nécessité de préserver l'ordre en détention. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA87-2102034(TA87-2102034)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de séjour du préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était inopérant, car les enfants de M. B ne possédaient pas la nationalité française. Il a également estimé que le refus de titre de séjour en qualité de salarié était légal, faute pour le requérant de détenir un visa de long séjour, condition prévue à l’article L. 412-1 du même code. Enfin, la décision n’a pas été jugée disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA87-2102030(TA87-2102030)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que les ressources de M. B, inférieures au SMIC sur la période de référence, ne remplissaient pas la condition de stabilité et de suffisance exigée par l’article 4 de l’accord franco-algérien. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA87-2102012(TA87-2102012)
Le Tribunal Administratif de Limoges annule le refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Corrèze à Mme A, ressortissante guinéenne, au motif que la décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La requérante avait sollicité un titre de séjour pour raisons médicales sur le fondement de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai déterminé.
N° TA87-2400885(TA87-2400885)
Cession d'une parcelle communale par la communauté de communes Ventadour-Egletons-Monédières à une société privée. Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 13 mai 2024. La solution retenue est que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérantes n'établissant pas que l'exécution de la délibération préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts, malgré l'existence d'un contentieux sur l'utilité publique et les risques environnementaux allégués.
N° TA87-2401062(TA87-2401062)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la délibération du 16 mai 2024 par laquelle le conseil municipal de Varetz a approuvé son plan local d'urbanisme. La requérante, Mme C, invoquait l'urgence en raison d'un contentieux sur la délibération initiale, mais le juge a estimé qu'elle n'apportait aucune circonstance particulière justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
N° TA87-2101461(TA87-2101461)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du préfet de la Haute-Vienne refusant le regroupement familial pour la fille mineure de Mme B. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour le préfet de justifier de la consultation obligatoire du maire de Limoges sur les conditions de ressources et de logement, comme l'exigeaient les articles L. 421-1 et R. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette consultation constitue une garantie pour le demandeur, et son absence vicie la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA87-2101946(TA87-2101946)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 25 novembre 2021 du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la décision avait été prise par une autorité compétente, la directrice des services pénitentiaires disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que la procédure était régulière, M. C ayant été informé des motifs et ayant pu consulter son dossier et être assisté par un avocat, conformément aux articles R. 57-7-64 et R. 57-7-68 du code de procédure pénale. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'erreur d'appréciation.