Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201564(TA87-2201564)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que la communauté de vie alléguée avec le père de son enfant n'était pas établie et que le père ne contribuait pas à l'entretien de l'enfant. Par conséquent, le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201428(TA87-2201428)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. H et Mme F, qui demandaient la condamnation de l'ONIAM à leur verser un million d'euros en réparation du préjudice résultant du décès de leur fils, imputé aux vaccinations obligatoires (DTP et Prevenar). Le tribunal a jugé que le lien de causalité entre ces vaccinations et la méningo-encéphalite herpétique à HSV1 ayant entraîné le décès n'était pas établi. En conséquence, les conditions d'engagement de la solidarité nationale prévues à l'article L. 3111-9 du code de la santé publique n'étaient pas remplies.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201404(TA87-2201404)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de l'Union départementale des syndicats C.G.T. de l'Indre contestant des avis de sommes à payer et une mise en demeure émis par la commune de Châteauroux et la direction départementale des finances publiques. Ces titres exécutoires concernaient des indemnités d'occupation dues pour l'occupation irrégulière de locaux communaux, suite à la résiliation d'une convention d'occupation précaire. Le tribunal a jugé que la contestation de ces créances, issues d'un contrat de droit privé, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, les requêtes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment celui tiré de la compensation avec une créance de dommages et intérêts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2201371(TA87-2201371)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C de plusieurs requêtes visant à l’annulation de titres de recettes émis par le directeur du CHU de Limoges pour des frais d’hospitalisation et de consultation. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation et l’absence de justification des montants réclamés. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les titres étaient réguliers et que les créances étaient fondées. Il a également mis à la charge de M. C une somme de 500 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201332(TA87-2201332)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que M. B ne justifiait pas d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans, condition requise par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201216(TA87-2201216)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que ces mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et ne méconnaissaient pas l'intérêt supérieur de son enfant mineur (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Il a notamment relevé que rien n'empêchait M. A de retourner aux Comores avec son enfant. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301593(TA87-2301593)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par M. B, ressortissant turc, a examiné la légalité de deux arrêtés du préfet de la Gironde du 17 juillet 2023 prononçant son expulsion du territoire français et fixant la Turquie comme pays de destination. Après avoir joint les requêtes, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure d'expulsion était régulière, que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'intérêt supérieur de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires.

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DécisionANNULE

TA87-2300414(TA87-2300414)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en 1ère chambre, a examiné les recours de Mme A E D contre deux décisions du président du conseil départemental de la Haute-Vienne : le retrait de son agrément d'assistante familiale (19 janvier 2023) et son licenciement du service de l'aide sociale à l'enfance (14 mars 2023). La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légales au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200800(TA87-2200800)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, qui contestait la décision du garde des sceaux du 17 février 2022 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la décision avait été prise par une autorité compétente, la cheffe du pôle isolement bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que la procédure était régulière, la décision ayant été prise sur le rapport motivé du directeur interrégional des services pénitentiaires, sans que la communication de ce rapport au détenu soit obligatoire. Enfin, le tribunal a considéré que les moyens tirés de l'inexactitude matérielle et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 57-7-62, R. 57-7-68 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200165(TA87-2200165)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de la commune de Lubersac pour l'installation annuelle de guirlandes lumineuses sur sa propriété. Le tribunal a reconnu que cette installation constituait une emprise irrégulière engageant la responsabilité de la commune, faute de servitude ou d'accord. Cependant, il a estimé que l'atteinte au droit de propriété était trop ponctuelle et marginale pour justifier une indemnisation, et que les préjudices matériels et de troubles de jouissance n'étaient pas établis. La décision a été rendue en application des principes de la responsabilité pour emprise irrégulière, sans référence à des textes spécifiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200410(TA87-2200410)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la carte de séjour temporaire détenue par Mme C, délivrée à Mayotte, n'autorisait le séjour que sur ce territoire, conformément à l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requérante ne pouvait se prévaloir d'un droit au séjour en métropole sur le fondement des articles L. 423-7 ou L. 423-8 du même code, ni d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2200705(TA87-2200705)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A C de plusieurs requêtes tendant à l’annulation de titres de recettes émis par le directeur du CHU de Limoges pour des frais d’hospitalisation et de consultation. Le requérant invoquait notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et l’absence de justification des créances. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les titres contestés étaient réguliers et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200765(TA87-2200765)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'Udaf de l'Indre, représentant Mme I B et ses proches, afin d’obtenir réparation des préjudices résultant d’une prise en charge tardive au centre hospitalier de Châteauroux, en raison d’un retard fautif dans le diagnostic et le traitement d’un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu le 14 juin 2015. La responsabilité de l’établissement n’est pas contestée, mais le tribunal retient une perte de chance d’éviter les dommages, évaluée à 30 %, conformément au I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. En conséquence, le centre hospitalier est condamné à verser à l’Udaf de l’Indre une somme globale de 259 000 euros au titre des préjudices de Mme I B (incluant déficit fonctionnel permanent, assistance tierce personne, souffrances endurées, etc.), ainsi que 10 000 euros à Mme F B, 7 500 euros à M. G H et 5 000 euros à Mme D B pour leurs préjudices moraux. La CPAM du Loir-et-Cher obtient le remboursement de ses débours à hauteur de 79

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200289(TA87-2200289)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 11 juin 2021. Cet arrêté retirait ses récépissés d'acquisition d'armes, ordonnait le dessaisissement de ses armes et invalidait son permis de chasser. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-3 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, en raison d'une condamnation pour violences conjugales et d'une enquête administrative révélant un comportement dangereux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301361(TA87-2301361)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation fondée sur le refus de l'État de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d'expulsion. La société soutenait que le préfet de l'Indre n'avait pas répondu à la réquisition de l'huissier de justice du 19 novembre 2019, ce qui équivaut à un refus implicite engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de concours de la force publique avait été formulée le 19 novembre 2019, soit en pleine période de trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars), prolongée jusqu'au 10 juillet 2020 par les textes d'urgence sanitaire. Durant cette période, l'administration n'était pas tenue de donner suite à la réquisition, et le silence gardé ne saurait donc engager sa responsabilité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301363(TA87-2301363)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation pour le refus de l'État de prêter le concours de la force publique en vue de l'expulsion d'occupants, suite à un jugement du tribunal judiciaire de Châteauroux. Le tribunal a jugé que le silence gardé par le préfet de l'Indre pendant plus de deux mois sur la demande de concours de la force publique, formulée le 20 mai 2020, constituait un refus implicite engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La responsabilité de l'État a été retenue pour la période du 20 juillet 2020 au 1er juin 2022, date à laquelle le concours a finalement été accordé. Le préjudice a été évalué à 11 415,14 euros, correspondant aux indemnités d'occupation dues pendant cette période.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301366(TA87-2301366)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d’une demande d’indemnisation pour le refus implicite de concours de la force publique opposé par le préfet de l’Indre, en vue de l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, en raison du silence gardé pendant plus de deux mois sur la réquisition de l’huissier, valant refus implicite. Il a condamné l’État à verser à la société la somme de 765,42 euros en réparation du préjudice subi, et a rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301367(TA87-2301367)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation pour le refus de l'État de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter un jugement d'expulsion. La société soutenait que le préfet de l'Indre n'avait pas répondu à la réquisition de l'huissier, engageant ainsi la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société n'établissait pas que la demande de concours de la force publique avait été effectivement transmise au préfet, ni que l'administration avait refusé son concours. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été retenue.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2301368(TA87-2301368)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation pour le refus de concours de la force publique, nécessaire à l'exécution d'un jugement d'expulsion. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, en raison du silence gardé par le préfet de l'Indre pendant plus de deux mois suite à la réquisition de l'huissier. Le tribunal a retenu que l'État est responsable du préjudice subi par la société du fait de ce refus implicite, et l'a condamné à verser la somme demandée de 4 608,16 euros, correspondant aux loyers impayés durant la période de carence. La décision s'appuie également sur les dispositions relatives à la trêve hivernale, mais constate que le refus de concours a perduré au-delà de cette période.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2301370(TA87-2301370)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Scalis d'une demande d'indemnisation de 4 098,07 euros pour le préjudice subi suite au refus implicite du préfet de l'Indre de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d'expulsion. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée sur le fondement de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, le silence gardé par le préfet pendant plus de deux mois valant refus. Il a condamné l'État à verser à la société Scalis la somme demandée, correspondant aux loyers et charges impayés pendant la période où l'expulsion n'a pu être exécutée. Les textes appliqués sont les articles L. 153-1, R. 153-1, L. 412-1, L. 412-5, R. 412-2 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021.

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