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Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de six mois prononcés par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées et précédées d'un examen sérieux de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme E, ressortissante rwandaise âgée de 82 ans, a annulé les décisions du 14 octobre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône lui avait refusé un titre de séjour, l’avait obligée à quitter le territoire français et avait fixé le pays de destination. La juridiction a estimé que la préfète avait commis une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’état de santé très dépendant de la requérante, de son âge avancé et de l’absence de prise en charge possible au Rwanda, en méconnaissance des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1) et des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est l’annulation des décisions contestées, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux. Saisi sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le parcours universitaire de l'intéressé, marqué par des échecs répétés et des années sans études, ne démontrait pas une progression régulière et cohérente, justifiant ainsi le refus de titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que l'article L. 435-1 du CESEDA, invoqué pour une régularisation exceptionnelle, n'est pas applicable aux Algériens, régis exclusivement par l'accord franco-algérien de 1968. Elle a estimé que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute de motifs exceptionnels ou humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de l'interdiction de retour d'un an et du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le jugement s'appuie sur les articles L. 611-1 1° et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour ont également été écartés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des mesures d'éloignement prises par la préfète du Rhône.
Le Tribunal administratif de Lyon annule le refus de la préfète du Rhône d’accorder un rendez-vous à M. A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfecture, jugeant que ce refus fait grief.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé de l'admettre au séjour et l'a invitée à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment que cet arrêté méconnaissait la reconnaissance de son statut de réfugiée par la Cour nationale du droit d'asile le 15 novembre 2024, intervenue postérieurement à la décision attaquée. Le tribunal a annulé l'arrêté du 3 juin 2024, en application des articles L. 425-1, L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que la reconnaissance ultérieure du statut de réfugié rendait illégal le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, constatant que le requérant n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, le tribunal ayant considéré que les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, étaient fondés.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, qui contestait le remboursement de 19 000 euros d'aides du fonds de solidarité Covid-19, réclamé par la direction régionale des finances publiques d'Auvergne Rhône-Alpes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les courriers des 15 juin et 28 juillet 2023, car ces documents constituent des mesures préparatoires à l'émission des titres de perception. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre les titres de perception eux-mêmes, faute pour le requérant d'avoir présenté une réclamation préalable auprès du comptable public, conformément à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le classement de son terrain au plan local d'urbanisme de la commune de Trèves. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant n'ayant pas régularisé cette irrecevabilité avant l'expiration du délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en plein contentieux par Mme A, est amené à statuer sur la responsabilité des Hospices Civils de Lyon (HCL) suite à une collision entre la requérante et un chariot métallique le 25 septembre 2022. La juridiction ordonne une expertise médicale avant dire droit afin de déterminer l'étendue des préjudices et le lien de causalité avec l'incident, estimant ne pas pouvoir se prononcer en l'état du dossier. Le tribunal sursoit à statuer sur les conclusions indemnitaires et sur les demandes de la CPAM de Paris dans l'attente du rapport d'expertise, les dépens étant réservés. Cette décision est fondée sur l'article R. 621-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne la responsabilité des Hospices Civils de Lyon (HCL) pour un retard de diagnostic d’un accident vasculaire cérébral (AVC) subi par M. C le 14 février 2013. Le requérant demande une indemnisation pour les séquelles neurologiques et psychologiques, en se fondant sur une perte de chance d’éviter ces dommages par une thrombolyse. Le tribunal rejette la demande de contre-expertise et, à titre principal, écarte la responsabilité des HCL, estimant qu’aucune faute médicale n’est établie compte tenu des difficultés diagnostiques et de l’absence de lien certain entre le retard et les préjudices allégués. À titre subsidiaire, il retient un taux de perte de chance limité à 10 % et réduit les indemnités, notamment en excluant les préjudices professionnels liés à un arrêt de travail antérieur pour burn-out. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative (article L. 761-1) et les principes de responsabilité pour faute médicale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société viticole Domaine B, qui contestait la décision de l'organisme certificateur Siqocert lui refusant le bénéfice de l'appellation d'origine contrôlée "Bourgogne Passe-tout-grains" pour ses parcelles situées dans la commune d'Anse (Rhône). Le tribunal a jugé que le moyen tiré du non-respect du délai de notification de la décision attaquée n'était pas fondé. Sur le fond, il a considéré que l'absence de délimitation parcellaire pour les communes du Rhône ne permettait pas à la société de revendiquer l'appellation, dès lors que ses parcelles ne se situaient pas dans l'aire de production délimitée, conformément au cahier des charges de l'AOC et aux dispositions du code rural et de la pêche maritime. La demande de dommages et intérêts a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne. Celle-ci demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour pour assister aux funérailles de son père, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car aucune décision implicite de refus n'était née, la requérante n'ayant pas été admise à souscrire une demande de renouvellement de titre de séjour conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association communale de chasse de Belleroche, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2023 suspendant la chasse sur la commune pour la saison 2023-2024. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, était légal car le préfet pouvait se substituer au maire après une mise en demeure restée sans suite, et que la motivation était suffisante. La solution retenue confirme la suspension de la chasse en raison d'un conflit persistant entre les associations de chasse locales, justifiant une mesure de police pour la sécurité publique.
Refus de carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le Tribunal administratif de Lyon constate que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a délivré la carte professionnelle à M. A le 5 mai 2025, après l'introduction de son recours pour excès de pouvoir contre la décision de refus du 28 décembre 2023. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête ayant perdu leur objet.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par une agente contractuelle d’un EHPAD pour demander la suspension de sa suspension de fonctions avec interruption de traitement. L’administration a retiré la décision contestée en tant qu’elle supprimait le traitement, rendant le litige sans objet sur ce point. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la suspension de la rémunération. Pour le surplus, la condition d’urgence n’étant pas établie, la demande de suspension de la mesure de suspension de fonctions a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou de lui fixer un rendez-vous pour changer son statut de "salarié" à "entrepreneur". Le juge a estimé que la situation d'urgence n'était pas caractérisée, car le changement de statut ne bénéficie pas de la présomption d'urgence attachée au renouvellement d'un titre de séjour, et que les démarches, engagées depuis dix mois, étaient encore récentes. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.