Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2410238(TA77-2410238)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des éléments précis mentionnés (absence de régularisation, interpellation pour tentative de viol, risque de fuite). Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411075(TA77-2411075)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. A B, ressortissant irakien, qui contestait une décision fixant le pays de renvoi (Irak) en exécution d’un arrêté d’expulsion du 5 mars 2020. Le juge a relevé qu’aucune décision administrative distincte n’avait été prise par le préfet de police de Paris à la date de la requête, rendant le recours sans objet. La solution est fondée sur les articles L. 721-3 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411060(TA77-2411060)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la société Villevaudé Domaines d’une demande d’injonction visant à obtenir du maire de Villevaudé la délivrance d’un certificat de permis de construire modificatif, en exécution d’un précédent jugement. La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire complémentaire. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. En conséquence, il a donné acte du désistement et ordonné la clôture de l’instance, sans statuer sur le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410031(TA77-2410031)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour renverser la présomption selon laquelle la Croatie, État membre de l'UE, traiterait sa demande d'asile dans le respect des garanties exigées. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, le transfert n'ayant pas pour objet un renvoi en Russie. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410029(TA77-2410029)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du 22 mai 2024 du préfet de la Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement Dublin III, ainsi que la violation des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, sans faire droit à sa demande d'injonction ni à celle relative aux frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411138(TA77-2411138)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour retirer un nouveau titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve qu'une décision favorable de renouvellement avait été prise et que son titre était prêt, de sorte qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. Il a également jugé que l'urgence n'était pas caractérisée, les difficultés invoquées (absence de justificatif de séjour et suspension d'une allocation) ne suffisant pas à démontrer une situation d'urgence particulière. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409896(TA77-2409896)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l’interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de police de Paris le 2 août 2024. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée, incluant les demandes d’injonction et de frais de justice.

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OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA77-2411135(TA77-2411135)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour la délivrance d'un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence nécessaire à l'application de cette procédure, se bornant à rappeler des critères généraux sans établir de circonstances propres à son cas. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2410216(TA77-2410216)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande du ministère de la transition écologique visant à désigner un expert sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure utile concerne les travaux de rénovation et de démolition de bâtiments à Saint-Mandé pour le nouveau siège de l'Office français de la biodiversité. L'expert devra dresser un état des lieux des immeubles riverains et de la voirie avant le début du chantier, prévu en novembre 2024. Sa mission pourra être prolongée pour rechercher les causes et l'étendue d'éventuels dommages survenant pendant les travaux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411105(TA77-2411105)

Refus d'enregistrement de demande de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Le juge estime que l'urgence particulière n'est pas caractérisée, car l'employeur n'envisage pas un licenciement avant le 1er octobre 2024. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension et d'injonction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411040(TA77-2411040)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A B contre une décision de la commission de médiation de Paris rejetant sa demande de logement prioritaire et urgente, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître d’une décision prise par une autorité dont le siège se situe dans le ressort de cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409866(TA77-2409866)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils D, motivé par la pratique d'activités sportives ou artistiques intensives (2° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation). Le tribunal a jugé que les requérants n'établissaient pas que leur enfant ne pouvait fréquenter assidûment un établissement scolaire, condition prévue par l'article R. 131-11-3 du même code. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ainsi que celui relatif à la composition irrégulière de la commission académique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2005349(TA77-2005349)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 10 septembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre son évaluation professionnelle de l’année 2020. La requérante sollicitait l’annulation de cette évaluation, une injonction de réévaluation, des frais de justice et des dommages et intérêts. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n’ayant été relevée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2410391(TA77-2410391)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur du 27 juin 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), incluant une interdiction de quitter sa commune et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'inexactitude matérielle des faits et une atteinte disproportionnée à ses libertés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions prévues aux articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure étaient remplies, la menace d'une particulière gravité pour la sécurité publique étant établie par le comportement de l'intéressée en lien avec le risque terroriste. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté ministériel.

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DécisionPARTIEL

TA77-2410661(TA77-2410661)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 26 juin 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), incluant une interdiction de quitter Nogent-sur-Marne et une présentation quotidienne au commissariat. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le vice de procédure, l'inexactitude matérielle des faits, le détournement de pouvoir et l'atteinte disproportionnée aux libertés, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur les conventions européenne et internationale des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2410132(TA77-2410132)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Par une ordonnance du 10 septembre 2024, la première vice-présidente a constaté que cette requête constituait un doublon d’une affaire déjà enregistrée sous un autre numéro et instruite. En application des règles de procédure du code de justice administrative, elle a ordonné la radiation de la requête n° 2410132 des registres du greffe.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410711(TA77-2410711)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'erreur de droit, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la délégation de signature régulièrement accordée au signataire de l'arrêté.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410712(TA77-2410712)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait son placement en quartier disciplinaire. Le juge a estimé que ce placement, bien que modifiant temporairement le régime de détention, ne constituait pas, en l’absence de circonstances particulières, une situation d’urgence justifiant une intervention en référé liberté. Aucun élément lié à l’état de santé ou aux conditions de détention n’a été apporté pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311284(TA77-2311284)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante brésilienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction et de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, faute de réponse dans le délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant la demande sans utilité et de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision. La requête a donc été rejetée, laissant à Mme A la possibilité de contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2410778(TA77-2410778)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du 28 août 2024 par laquelle le département de Seine-et-Marne mettait fin à la prise en charge de M. A, un jeune majeur isolé, au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant risquant de perdre son hébergement et ses moyens de subsistance, et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un accompagnement, garanti par l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Il a enjoint au département de réexaminer la demande de renouvellement du contrat « jeune majeur » et de proposer une solution d’hébergement et de prise en charge des besoins essentiels dans un délai de 48 heures, sous astreinte.

Résumé IA