Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410365(TA77-2410365)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Madame A C, ressortissante sénégalaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a informé le tribunal qu'une carte de séjour temporaire était en cours de fabrication pour l'intéressée. Par conséquent, le tribunal a constaté que la décision contestée avait été rapportée, privant d'objet la demande de suspension, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2207078(TA77-2207078)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester vingt-sept décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur a soulevé l'irrecevabilité de la plupart des conclusions en raison de leur tardiveté. M. B s'est finalement désisté de l'ensemble de sa requête par un acte du 12 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 13 septembre 2024, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411179(TA77-2411179)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une autorisation provisoire de séjour pour poursuivre sa scolarité en alternance. Le juge a estimé que l'intéressé, qui sollicitait en réalité l'exécution d'une précédente ordonnance, ne démontrait pas une urgence particulière ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors qu'un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé était fixé au 25 septembre 2024. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
N° TA77-2200173(TA77-2200173)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait réparation de divers préjudices (carrière, perte de traitement, troubles d’existence, préjudice moral, droits à pension) contre la commune de Choisy-le-Roi et le Siresco. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative et n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux de deux mois suivant la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable (née le 29 décembre 2021). L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA77-2202389(TA77-2202389)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en plein contentieux par M. B A, a rejeté sa demande de provision de 1 500 euros. Le requérant estimait que l’État n’avait pas exécuté l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris du 19 novembre 2020, qui enjoignait au garde des Sceaux d’aménager les cours de promenade de la maison d’arrêt de Fresnes pour garantir la dignité des détenus. Le tribunal a considéré que la requête était irrecevable, faute de liaison du contentieux par une décision préalable et en l’absence de représentation par avocat, conformément aux dispositions du code de justice administrative.
N° TA77-2411142(TA77-2411142)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a relevé que le requérant n’avait pas produit la copie de sa requête en annulation, rendant ses conclusions irrecevables. En outre, la demande de renouvellement ayant été présentée après l’expiration du titre, elle devait être regardée comme une première demande, ce qui ne présumait pas l’urgence. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée.
N° TA77-2404160(TA77-2404160)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel et financier invoqué, en raison de la gravité de l’infraction (141 km/h au lieu de 90 km/h) et des revenus élevés du requérant. La décision s’appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.
N° TA77-2404232(TA77-2404232)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, afin d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour admission exceptionnelle au séjour. En défense, la préfète a indiqué que l'intéressé avait été convoqué le 15 juillet 2024 pour déposer sa demande, ce que M. A n'a pas contesté. Le juge a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Toutefois, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411237(TA77-2411237)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction afin de pouvoir occuper un emploi à temps plein, son titre de séjour étudiant expirant le 25 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières imposant une intervention du juge dans un délai de 48 heures. La demande a donc été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA77-2411186(TA77-2411186)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B. Ce dernier sollicitait la suspension de l'arrêté du maire de Vitry-sur-Seine l'excluant du marché communal pour six mois, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision contestée, entrée en vigueur depuis le 28 août 2024, compromettait de manière imminente et irréversible la pérennité de son activité professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de la violation du principe du contradictoire.
N° TA77-2404156(TA77-2404156)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, malgré l'absence de récépissé et le risque d'éloignement allégué. L'ordonnance admet toutefois Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2404148(TA77-2404148)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
N° TA77-2411173(TA77-2411173)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de titre de séjour opposée à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constituait ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, mais une première demande de changement de statut (d'étudiant à "vie privée et familiale"). En l'absence de présomption d'urgence et d'éléments probants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2411149(TA77-2411149)
Refus de carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le juge rappelle qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, cette compétence relevant du juge du fond. La décision est fondée sur les articles L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2109110(TA77-2109110)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire d’Ivry-sur-Seine de lui délivrer une attestation de travail modifiée. Par un mémoire enregistré le 27 juin 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 12 septembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’absence d’opposition au désistement.
N° TA77-2210195(TA77-2210195)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que contre une décision administrative ou pour obtenir une indemnité, et qu’il n’a pas compétence pour adresser des injonctions à titre principal en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA77-2207310(TA77-2207310)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B pour contester plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire, consécutives à des infractions commises entre 2015 et 2018. Par un mémoire du 12 septembre 2024, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du même jour.
N° TA77-2411229(TA77-2411229)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la note de 6/20 attribuée à un candidat à l’épreuve du Grand oral du baccalauréat professionnel. Les requérants contestaient la légalité de cette notation, invoquant notamment le non-respect de la grille d’évaluation et le défaut de prise en compte du handicap de l’élève. Le juge a rappelé le principe de souveraineté du jury d’examen, qui ne peut être remis en cause devant le juge administratif sauf en cas d’erreur de droit ou de fait matériellement inexact. Aucun des moyens soulevés n’étant de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.
N° TA77-2210551(TA77-2210551)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant des titres exécutoires émis par la commune de Vitry-sur-Seine pour le recouvrement de trop-perçus de salaire, ainsi que les actes de poursuite subséquents. Les conclusions dirigées contre les actes de poursuite ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Les conclusions contre les titres exécutoires ont été jugées manifestement tardives, le délai de deux mois prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ayant expiré. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2308998(TA77-2308998)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme A, qui avait contesté le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui remettre un titre de séjour pluriannuel "passeport talent/salarié". La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu son titre de séjour en cours d'instance. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).