Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410048(TA77-2410048)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, ordonne l'expulsion immédiate de M. A, ressortissant éthiopien, du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile de Bussy-Saint-Georges. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que la demande d'asile de M. A a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 15 mai 2024 et qu'il se maintient sans titre dans le centre, ce qui ne soulève aucune contestation sérieuse. L'urgence est établie par la saturation des capacités d'hébergement en Seine-et-Marne, nécessitant la libération rapide des lieux pour accueillir de nouveaux demandeurs. Le tribunal autorise le recours à la force publique pour l'évacuation et le débarras des biens aux frais de l'intéressé.
N° TA77-2404931(TA77-2404931)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, afin d'obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et une décision sur cette demande. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressée une nouvelle attestation valable jusqu'au 24 juillet 2024. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, l'administration ayant satisfait à la demande urgente, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
N° TA77-2409029(TA77-2409029)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 24 janvier 2024, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de carte de résident. Constatant l'inexécution persistante de cette ordonnance, le tribunal a ouvert une phase juridictionnelle. La préfecture a seulement délivré un récépissé de trois mois, non renouvelé, sans prendre de décision sur le fond. Le tribunal a donc examiné la demande de provision et d'indemnité de M. A pour les préjudices subis, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2411369(TA77-2411369)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 fixant l'Algérie comme pays de renvoi pour exécuter une peine d'interdiction définitive du territoire français prononcée par la cour d'appel de Paris. Le juge estime que le moyen tiré d'une atteinte grave à la vie privée et familiale est inopérant, car cette privation découle directement de la condamnation pénale et non de la décision administrative de fixation du pays de destination. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans débat contradictoire.
N° TA77-2411356(TA77-2411356)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car le refus de renouvellement du récépissé ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant la suspension, sans que le requérant n'apporte d'éléments sur l'incidence immédiate de cette situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de fond.
N° TA77-2310035(TA77-2310035)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-de-Marne refusant l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la situation de la requérante, qui n'a pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français, ne justifie pas une urgence particulière. En conséquence, la demande de suspension est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411313(TA77-2411313)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant libanais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. La demande est donc rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2411057(TA77-2411057)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B E, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celle relative à l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA77-2411382(TA77-2411382)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance de sa carte de séjour pluriannuelle ou d'un récépissé. Le juge a estimé que l'absence de renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction au-delà du 26 avril 2024 révélait une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Il a rappelé qu'un refus de délivrance d'un titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2, et que la condition d'urgence n'était pas caractérisée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2310872(TA77-2310872)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée après avoir été convoquée en préfecture le 30 juillet 2024. Aucune des parties n'ayant formulé d'opposition, le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. L'affaire est ainsi close sans qu'il soit statué sur le fond du litige.
N° TA77-2410399(TA77-2410399)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante malienne, d’une demande de modification d’une ordonnance de référé du 28 juin 2024, afin d’assortir d’une astreinte l’injonction faite au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le préfet n’ayant pas procédé au réexamen, invoquant l’absence d’un acte d’état civil validé par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, le juge des référés a fait droit à la demande et a assorti l’injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter du 8ème jour suivant la notification de la décision. Cette solution s’appuie sur l’article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une ordonnance de référé en cas d’élément nouveau, et sur les articles L. 424-11 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2411157(TA77-2411157)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 8 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le requérant avait été entendu avant son édiction, respectant ainsi le principe du contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2409001(TA77-2409001)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, pour obtenir l'exécution d'un jugement du 17 août 2023 qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La préfète a convoqué l'intéressé sept mois après la notification du jugement et lui a remis un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a constaté que l'injonction de réexamen avait été exécutée, bien que tardivement, et a donc décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution.
N° TA77-2406272(TA77-2406272)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A B d'une demande d'exécution d'un jugement du 10 août 2023. Ce jugement enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Constatant que la préfète n'avait remis qu'un document non prévu par les textes, ne valant pas autorisation de séjour, le tribunal a jugé que la décision n'était pas exécutée. Sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, il a enjoint à la préfète de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de procéder au réexamen de la situation de M. B dans un délai d'un mois.
N° TA77-2402201(TA77-2402201)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. B, ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a constaté l'impossibilité matérielle pour le requérant d'effectuer cette démarche via la plateforme numérique dédiée, en raison de dysfonctionnements persistants, et a retenu l'urgence de la situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2410173(TA77-2410173)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant pakistanais, du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile de La Rochette. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que la demande d'asile de M. B avait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 5 juin 2024 et qu'il se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure. Il a estimé que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que l'urgence était caractérisée par la nécessité de libérer une place pour l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, les centres étant saturés en Seine-et-Marne.
N° TA77-2411303(TA77-2411303)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un jeune majeur de nationalité ivoirienne, qui demandait la suspension de la décision du conseil départemental de Seine-et-Marne mettant fin à sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que la décision contestée, qui se bornait à constater la majorité de l'intéressé, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a notamment relevé que M. A n'avait pas sollicité la conclusion d'un contrat jeune majeur prévu à l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2410408(TA77-2410408)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante malienne, pour suspendre la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante soutenait que l'urgence était caractérisée par la suspension de son contrat de travail et que le refus méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie en l'absence de précisions sur sa situation personnelle et professionnelle.
N° TA77-2410450(TA77-2410450)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle à un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré au requérant une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er mars 2025, rendant sans objet la demande de suspension. Par conséquent, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Les conclusions présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA77-2410191(TA77-2410191)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l'expulsion immédiate de M. B, ressortissant éthiopien, du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile de Roissy-en-Brie. La demande d'asile de M. B ayant été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 18 juin 2024, son maintien dans les lieux était sans titre. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, estimant que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que l'urgence était caractérisée par la nécessité de libérer une place pour l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.