Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409303(TA77-2409303)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 10 juin 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen, erreur de fait, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation). La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2308505(TA77-2308505)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 18 juillet 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé le regroupement familial de Mme B pour son fils mineur E A. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, qui impose de prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant de manière primordiale. Il a relevé que l'enfant était victime de mauvais traitements au Cameroun et souffrait d'une carence affective due à l'éloignement de sa mère, justifiant ainsi l'annulation.
N° TA77-2100410(TA77-2100410)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder un dégrèvement d’office sur le fondement de l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que cette décision de refus, prise dans le cadre d’un pouvoir purement gracieux, est insusceptible de recours contentieux, rendant la requête irrecevable. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA77-2108459(TA77-2108459)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant la taxe sur les logements vacants (TLV) mise à sa charge pour 2020. Le requérant n'a pas démontré que son logement était loué en 2019, condition nécessaire pour échapper à la taxe en application de l'article 232 du code général des impôts. Le tribunal a également rejeté la demande de remise gracieuse, rappelant qu'il n'a pas compétence pour accorder ce type de mesure.
N° TA77-2109838(TA77-2109838)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015, 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à des rectifications issues de la vérification de comptabilité de ses sociétés (A Dutertre A et Vente Négoce Distribution), fondées sur un rejet de comptabilité et un système de fausse facturation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure, à la prescription du droit de reprise, à l'existence des distributions et à l'application des majorations pour manœuvres frauduleuses. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2310946(TA77-2310946)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante haïtienne. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de cette décision implicite malgré la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de trois mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2001430(TA77-2001430)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre) rejette la requête de M. et Mme La, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de reprise après un dégrèvement, invoquant un défaut d'information sur la persistance de l'intention d'imposer. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement informé les contribuables, notamment via un entretien avec le supérieur hiérarchique et un compte-rendu, et que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les articles L. 57 et suivants et L. 69 du livre des procédures fiscales.
N° TA77-2108449(TA77-2108449)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la taxe sur les logements vacants mise à sa charge pour 2020. Le requérant invoquait l'inhabitabilité de son logement suite à un dégât des eaux survenu en juin 2019. Le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve que la vacance était indépendante de sa volonté, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 232 du code général des impôts. En l'absence de justification d'obstacles durables à l'occupation du logement au cours de l'année 2019, la taxe a été maintenue.
N° TA77-2311073(TA77-2311073)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant guinéen, contestant le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs malgré la demande du requérant. Il a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. Les conclusions relatives à l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2103588(TA77-2103588)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l’EURL Service Espaces Verts, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2012 à 2014. La société invoquait des vices de procédure et des erreurs sur le régime de TVA applicable. Le tribunal a accueilli l’exception d’autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 19 décembre 2019 ayant déjà statué définitivement sur les mêmes impositions entre les mêmes parties et pour les mêmes causes juridiques. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, sur le fondement des principes régissant l’autorité de la chose jugée.
N° TA77-2306069(TA77-2306069)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 18 juillet 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé le regroupement familial de Mme B pour son fils mineur E A. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de l'enfant n'ayant pas été pris en compte de manière primordiale, compte tenu des violences subies par l'enfant au Cameroun et de sa carence affective. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2405476(TA77-2405476)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel le préfet de police avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de vingt-quatre mois à l'encontre de M. A, ressortissant algérien. La décision est annulée car le préfet n'a pas démontré que l'intéressé avait eu connaissance de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, ce qui constitue une erreur de droit au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2103166(TA77-2103166)
Le Tribunal Administratif de MELUN rejette la requête de la SARL Trans Eco, qui demandait la décharge de cotisations d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA pour les années 2014 à 2017. La société n'a pas produit les éléments complémentaires annoncés pour contester les rappels de TVA collectée. S'agissant de la TVA déductible, l'administration a établi que les factures de la société DEM Services étaient fictives, cette dernière ayant été placée en liquidation judiciaire et ne pouvant plus fournir de prestations. La solution est fondée sur les articles 271 et 269 du code général des impôts, la charge de la preuve de la réalité des prestations incombant au contribuable.
N° TA77-2306331(TA77-2306331)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 26 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a relevé que M. B A résidait en France depuis 1989 et vivait en concubinage avec une ressortissante française depuis 2001, établissant ainsi le centre de sa vie privée et familiale en France. L'État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2105867(TA77-2105867)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, attaché d’administration, qui contestait les résultats 2021 de la mobilité au sein des services déconcentrés du ministère de l’intérieur. Le juge a considéré que la demande d’annulation partielle de ce projet était irrecevable, car l’acte contesté présentait un caractère indivisible. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA77-2408817(TA77-2408817)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande d’exécution d’un jugement du 9 novembre 2023 enjoignant à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que la préfète n’a convoqué l’intéressé que huit mois après la notification du jugement, le tribunal a estimé que l’exécution était tardive mais désormais réalisée. Il a rejeté la demande d’astreinte, tout en mettant à la charge de l’État une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-5 du même code.
N° TA77-2410104(TA77-2410104)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l'expulsion immédiate de M. B, ressortissant afghan, du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile de Lagny-sur-Marne. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que la demande d'asile de M. B avait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 25 juin 2024 et qu'il se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues en raison de la saturation des capacités d'hébergement en Seine-et-Marne.
N° TA77-2402201(TA77-2402201)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. B, ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a constaté l'impossibilité matérielle pour le requérant d'effectuer cette démarche via la plateforme numérique dédiée, en raison de dysfonctionnements persistants, et a retenu l'urgence de la situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409826(TA77-2409826)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète du Val-de-Marne. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A D, ressortissant irakien, du centre d'hébergement Emmaüs Chérioux à Vitry-sur-Seine, où il se maintenait indûment après le rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au maintien sur le territoire. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, ainsi que l'absence de contestation sérieuse, et a autorisé le recours à la force publique pour l'évacuation.
N° TA77-2409827(TA77-2409827)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète du Val-de-Marne. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, un ressortissant malien, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile où il se maintenait indûment après le rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin du droit au maintien et de l'hébergement après un rejet définitif de la demande d'asile. Le juge a considéré que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, notamment pour libérer une place nécessaire à l'accueil d'autres demandeurs d'asile.