Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411161(TA77-2411161)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Les P'tits Pieds du 77 demandant la suspension de l'arrêté du 16 août 2024 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne ordonnant la fermeture provisoire de la micro-crèche " Les P'tites Frimousse ". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une situation financière suffisamment critique pour justifier une intervention dans les 48 heures, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
N° TA77-2408246(TA77-2408246)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 15 juin 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait ordonné son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le juge a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions du règlement européen, ni les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme ou de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions accessoires à fin d'injonction et d'astreinte.
N° TA77-2410465(TA77-2410465)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 2 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été respectée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3, 17, 21 et 22 du même règlement, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision de transfert a donc été jugée légale.
N° TA77-2410423(TA77-2410423)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 13 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ni les articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA77-2411065(TA77-2411065)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir la communication de sa lettre de démission du 16 octobre 2020 et de son accusé de réception, nécessaires à l’instruction d’un recours en responsabilité contre la commune de Sevran. En cours d’instance, Mme B a déclaré se désister de sa demande après avoir reçu les pièces sollicitées de la part du collège Georges Brassens. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, considérant que rien ne s’opposait à cette issue. Aucune mesure d’injonction n’a donc été prononcée.
N° TA77-2409094(TA77-2409094)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 13 juin 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), notamment ses articles 3, 4, 5, 17 et 21, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État membre responsable et le bien-fondé du transfert vers l'Espagne.
N° TA77-2411140(TA77-2411140)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète du Val-de-Marne lui a fixé un rendez-vous pour la remise d'un récépissé. Le juge a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif que la préfète n'avait pas commis d'illégalité en ne délivrant pas d'attestation de prolongation d'instruction, dès lors que la demande de renouvellement du titre de séjour de l'intéressé avait été déposée hors des délais prévus par les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés avec l'arrêté du 31 mars 2023. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA77-2410462(TA77-2410462)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant que la décision était légalement fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Aucune violation des articles 3, 4, 5, 17 dudit règlement, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la Charte des droits fondamentaux n'a été retenue. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de M. D à l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2409773(TA77-2409773)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sri lankaise, qui contestait l'arrêté du 13 mai 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle et une méconnaissance du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des règlements européens applicables, ni les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA77-2411236(TA77-2411236)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que les conclusions en annulation présentées par le requérant ne relevaient pas de l'office du juge des référés, lequel ne peut prononcer que des mesures provisoires. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond. La requête a été rejetée, y compris les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403089(TA77-2403089)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la requérante n'apportait aucun élément de preuve à l'appui de ses allégations de tentatives infructueuses de prise de rendez-vous par courriel. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas établie et la demande apparaissant manifestement mal fondée, elle a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2411181(TA77-2411181)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, un étranger malade, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant invoquait une atteinte grave à son droit à la vie et à la santé en raison du risque d'interruption de son suivi médical. La préfète du Val-de-Marne a fait valoir que le récépissé serait délivré prochainement, la réception du certificat médical étant concomitante à l'introduction de la requête. Le tribunal a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et a rejeté le surplus des conclusions, considérant que l'administration s'était engagée à régulariser la situation, faisant ainsi disparaître l'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale alléguée.
N° TA77-2410192(TA77-2410192)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne, ordonne l'expulsion immédiate de Mme B, ressortissante guinéenne, du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile de Champagne-sur-Seine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que la demande d'asile de Mme B a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 10 juin 2024 et qu'elle se maintient sans titre dans le centre, ce qui ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse. Il relève également l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison du taux d'occupation élevé des centres d'hébergement en Seine-et-Marne, nécessaire pour accueillir de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA77-2311243(TA77-2311243)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de changement de statut d'étudiant à salarié, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée, Mme A étant invitée à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2410101(TA77-2410101)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l’expulsion immédiate de M. A, ressortissant soudanais, du centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile de Mareuil-lès-Meaux. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que la demande d’asile de M. A avait été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d’asile le 17 juin 2024, qu’il se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure, et que l’occupation indue faisait obstacle à l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile, caractérisant une situation d’urgence et d’utilité. Aucune contestation sérieuse n’ayant été soulevée, l’expulsion a été ordonnée sans délai, avec autorisation de recourir à la force publique et d’évacuer les biens aux frais de l’intéressé.
N° TA77-2411179(TA77-2411179)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une autorisation provisoire de séjour pour poursuivre sa scolarité en alternance. Le juge a estimé que l'intéressé, qui sollicitait en réalité l'exécution d'une précédente ordonnance, ne démontrait pas une urgence particulière ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors qu'un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé était fixé au 25 septembre 2024. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
N° TA77-2410365(TA77-2410365)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Madame A C, ressortissante sénégalaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a informé le tribunal qu'une carte de séjour temporaire était en cours de fabrication pour l'intéressée. Par conséquent, le tribunal a constaté que la décision contestée avait été rapportée, privant d'objet la demande de suspension, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2410366(TA77-2410366)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante indienne, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « passeport-talent ». La préfète du Val-de-Marne a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que l’intéressée avait été convoquée pour le renouvellement de son récépissé. Le juge des référés a constaté que la requérante avait obtenu un récépissé valable six mois et qu’un titre de séjour pluriannuel avait été mis en fabrication, rendant la décision implicite de refus caduque. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la requête, fondé sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2410291(TA77-2410291)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par M. C, ressortissant afghan, pour contester le refus du préfet de Seine-et-Marne d’enregistrer sa demande d’asile en procédure normale et la prolongation du délai de transfert vers la Suède de six à dix-huit mois. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, dès lors que l’arrêté de transfert avait été notifié et que le requérant n’avait pas justifié avoir respecté les convocations. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2207078(TA77-2207078)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester vingt-sept décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur a soulevé l'irrecevabilité de la plupart des conclusions en raison de leur tardiveté. M. B s'est finalement désisté de l'ensemble de sa requête par un acte du 12 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 13 septembre 2024, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.