Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2310135(TA77-2310135)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme D. Ceux-ci demandaient l'affectation de leur fils en seconde professionnelle et la réparation de préjudices. Le tribunal écarte l'exception d'incompétence territoriale soulevée par la rectrice de l'académie de Créteil. Il estime que les refus d'affectation constituent des décisions administratives faisant obstacle à la mesure d'injonction sollicitée, et que les conditions de l'article L. 521-3 ne sont pas réunies.
N° TA77-2403383(TA77-2403383)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé qu'il n'était pas de son office d'ordonner la délivrance du titre et que, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration. En conséquence, la délivrance d'un récépissé aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA77-2403314(TA77-2403314)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une étudiante étrangère afin d'obtenir la remise de son titre de séjour, dont la fabrication était annoncée depuis février 2023 mais jamais délivré. Constatant l'urgence et le délai anormalement long, le juge a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer la requérante pour enregistrer sa demande de renouvellement et lui remettre un récépissé, dans un délai de cinq jours. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'urgence et l'utilité de la mesure.
N° TA77-2405566(TA77-2405566)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement d'urgence après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué (la décision de la commission de médiation) malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de ces textes.
N° TA77-2312755(TA77-2312755)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir à verser à M. A une provision de 20 000 euros en réparation de son préjudice corporel. Cette décision fait suite à un accident de service survenu le 30 avril 2019, dont l'imputabilité au service avait été reconnue par l'employeur. Le tribunal a considéré que l'obligation indemnitaire de l'établissement public n'était pas sérieusement contestable, compte tenu de la gravité des blessures de l'agent (paraplégie motrice, hospitalisations multiples) et de la reconnaissance d'un taux d'incapacité permanente partielle de 75 % par le médecin-conseil. La demande de l'agent au titre des frais irrépétibles a en revanche été rejetée.
N° TA77-2410146(TA77-2410146)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel la présidente du conseil d'administration du SDIS de Seine-et-Marne a infligé à M. B la sanction disciplinaire de la révocation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences financières et professionnelles invoquées par le requérant ne présentaient pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure disciplinaire et de la disproportion de la sanction, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence. La requête a donc été rejetée.
N° TA77-2211244(TA77-2211244)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une fonctionnaire territoriale contestant un arrêté du maire de Mitry-Mory la plaçant en congé de maladie ordinaire, avec une réduction de traitement à partir d’octobre 2022. En cours d’instance, la commune a reconnu l’imputabilité au service de la maladie pour la période litigieuse et a versé l’intégralité du traitement, y compris le jour de carence. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et injonctives, devenues sans objet. Il a condamné la commune à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2409915(TA77-2409915)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’attribution d’un logement suite à une décision de la commission de médiation du Val-de-Marne le reconnaissant prioritaire. Le juge a constaté que le recours était prématuré, car introduit moins de six mois après la notification de la décision de la commission, conformément à l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation applicable au Val-de-Marne. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409032(TA77-2409032)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui attribuer un logement d'urgence après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2408810(TA77-2408810)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 5 septembre 2024, donne acte du désistement de Mme A, qui avait contesté le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler sa carte de résident. La requérante s'est désistée après que la carte lui a été délivrée le 29 juillet 2024. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple. Il condamne l'État à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2408011(TA77-2408011)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de renouveler sa carte de séjour temporaire. Le juge a estimé que la demande de délivrance d'un titre de séjour ne relève pas de l'office du juge des référés, compte tenu du caractère provisoire des mesures qu'il peut ordonner. Il a également relevé que la requête faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2407950(TA77-2407950)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme C. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d’injonction et d’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
N° TA77-2407800(TA77-2407800)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée par son auteur, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l’intéressé, celui-ci n’a pas signé son recours dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA77-2407731(TA77-2407731)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 mai 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant mauricien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'intéressé, qui n'avait jamais bénéficié de titre de séjour depuis son entrée en France en 2019. Les arguments de M. A relatifs au risque de perte d'emploi et aux conséquences sur son état de santé n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser l'urgence.
N° TA77-2407549(TA77-2407549)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407527(TA77-2407527)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation de Seine-et-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée par son auteur, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue le 5 septembre 2024.
N° TA77-2407241(TA77-2407241)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé, M. A n'a pas signé sa requête dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la requête sans examen au fond.
N° TA77-2407054(TA77-2407054)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait que l’État lui attribue un logement adapté à ses besoins sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté qu’il avait déjà statué sur cette demande par une ordonnance du 30 août 2023, rendant la nouvelle requête manifestement irrecevable. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.
N° TA77-2405792(TA77-2405792)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet de Seine-et-Marne de lui attribuer un logement décent, assortie d’une astreinte, ainsi qu’une somme au titre des frais de justice. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 16 mai 2024, la requérante n’a pas produit l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de le faire, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 5 septembre 2024 par la première vice-présidente.
N° TA77-2405601(TA77-2405601)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne de clôturer sa demande de certificat de résidence algérien en qualité de conjointe de Français. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé par la requérante, selon lequel les informations saisies concernant son époux étaient correctes, n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, les copies d'écran produites ne démontrant pas l'identité du conjoint. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.