Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 802 décisions disponibles — page 1072/2141
N° TA77-2409335(TA77-2409335)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Wynkee contestant l'attribution de deux lots d'un marché public d'objets promotionnels par la commune de Saint-Maur-des-Fossés. Le juge a d'abord constaté l'irrecevabilité du référé précontractuel fondé sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, les contrats ayant été signés avant l'introduction de la requête. Sur le référé contractuel de l'article L. 551-20, il a estimé que l'offre de la requérante pour le lot n°1 était irrégulière pour dépassement du montant maximum contractuel, et que son offre pour le lot n°2 était également irrecevable en raison d'un échantillon manquant, justifiant une substitution de motif. La demande de nullité des contrats et d'indemnisation a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2401179(TA77-2401179)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant arménien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour le retrait d'un récépissé ou d'une carte de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant a déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour après l'expiration de son précédent titre, et que le silence de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-5, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2404837(TA77-2404837)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tunisien demandant d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressé le 3 juin 2024, et ce dernier n’a pas contesté que ce rendez-vous ait été honoré ou qu’un récépissé lui ait été remis. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2410275(TA77-2410275)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante arménienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait sollicité un rendez-vous que le 8 mars 2024, soit plusieurs années après son entrée en France en 2017, et ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière. La demande d'astreinte et celle au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA77-2410284(TA77-2410284)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le renouvellement de son attestation de demande d'asile. Le juge a constaté que l'attestation avait déjà été renouvelée le 17 juillet 2024, soit avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d'objet et irrecevable. La condition d'urgence et l'atteinte grave à une liberté fondamentale invoquées par la requérante n'ont donc pas été examinées au fond.
N° TA77-2302164(TA77-2302164)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 25 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination.
N° TA77-2409729(TA77-2409729)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement d’un titre de séjour et obligeant M. B à quitter le territoire, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Roissy-en-France (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA77-2404304(TA77-2404304)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tunisien demandant d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a mis à disposition de l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 juillet 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale, cette mesure ayant rendu la requête sans objet. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées, le requérant n'étant pas assisté d'un avocat.
N° TA77-2410285(TA77-2410285)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B, ressortissant russe placé en rétention administrative. Le requérant invoquait une atteinte grave à son droit à la vie en raison de l’interruption répétée de son traitement contre le VIH. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute d’éléments suffisants démontrant un risque immédiat et grave pour sa santé. La décision s’appuie notamment sur l’arrêté du 17 décembre 2021 relatif à la prise en charge sanitaire dans les centres de rétention.
N° TA77-2302350(TA77-2302350)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par la préfète du Val-de-Marne le 10 février 2023. La décision d'éloignement était fondée sur le refus de sa demande d'asile, en application des articles L. 611-1 (3° et 4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la requête, qui se limitait à un formulaire prérempli sans aucun exposé de moyens, était irrecevable. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA77-2402767(TA77-2402767)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante somalienne, mère d’un enfant reconnu réfugié, afin d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressée pour le dépôt de sa demande. Constatant que cette convocation rendait la demande sans objet, le juge a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais irrépétibles a été rejetée, la requérante n’étant pas la partie perdante.
N° TA77-2410020(TA77-2410020)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C G, ressortissant brésilien, contestant les décisions du préfet de police du 7 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée très brève du séjour en France et de l'absence d'attaches familiales stables. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la même convention, faute de risques personnels et actuels en cas de retour au Brésil.
N° TA77-2409372(TA77-2409372)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre le refus de la préfète du Val-de-Marne d’enregistrer sa demande de changement de statut et de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a relevé que la décision contestée du 28 mai 2024 était confirmative d’un précédent refus du 9 février 2023, déjà frappé d’un recours en suspension rejeté, rendant la nouvelle requête irrecevable. En conséquence, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’a pas été examinée, et les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ont été rejetées. Les frais liés à l’instance ont été laissés à la charge du requérant.
N° TA77-2410019(TA77-2410019)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police du 7 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu, ainsi que les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA77-2302173(TA77-2302173)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 6 février 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de motivation insuffisante et de violation du droit d’être entendu, en se fondant sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La décision retient que l’intéressé, en situation irrégulière, avait pu présenter ses observations lors de son audition.
N° TA77-2401177(TA77-2401177)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de certificat de résidence. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute de circonstances particulières justifiant une nécessité immédiate, compte tenu de son entrée en France en 2018 et de l’absence de démarches antérieures pour régulariser sa situation. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2401178(TA77-2401178)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'ayant justifié d'aucune circonstance particulière nécessitant un rendez-vous rapide, compte tenu de sa présence en France depuis quinze ans sans avoir sollicité plus tôt la régularisation de sa situation. La décision applique les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410223(TA77-2410223)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés d'aller et venir et de travailler en raison de dysfonctionnements du téléservice de l'administration numérique des étrangers. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme A de justifier de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2408107(TA77-2408107)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A B, ressortissante congolaise reconnue réfugiée, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre son titre de voyage. La requérante invoquait l'urgence, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie, d'une part car la préfecture avait indiqué que le titre était en cours de fabrication, et d'autre part car Madame B ne justifiait d'aucun projet urgent de déplacement international nécessitant la possession rapide du document. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
N° TA77-2410195(TA77-2410195)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 922-1, R. 922-4 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, car l’intéressé a été assigné à résidence dans cette ville. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.