Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409537(TA77-2409537)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Château-Thierry (Aisne) après sa libération du centre de rétention, il transmet l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2407115(TA77-2407115)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant marocain demandant qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a mis à disposition de l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 septembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, cette mesure ayant rendu la demande sans objet.
N° TA77-2312378(TA77-2312378)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation, afin d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui attribuer un logement. Le préfet a informé le tribunal que M. B avait été relogé le 18 décembre 2023 dans un logement social de type T4. En l’absence d’observations du requérant, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410184(TA77-2410184)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante thaïlandaise, qui demandait la suspension de la décision de la préfète du Val-de-Marne refusant l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les démarches infructueuses de la requérante sur les plateformes numériques ne caractérisaient pas une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant la requête irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a toutefois invité la requérante à saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 pour une mesure utile.
N° TA77-2409553(TA77-2409553)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A B, ressortissante péruvienne, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "visiteur". En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué la requérante et lui a délivré un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 12 février 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2409778(TA77-2409778)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne a indiqué que le titre avait été accordé le 29 juillet 2024, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à son conseil.
N° TA77-2410233(TA77-2410233)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-et-Marne refusant à M. C, ressortissant algérien, un titre de séjour mention "salarié". Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la décision implicite de rejet date de près de dix-huit mois et la seule retenue administrative subie par le requérant en décembre 2023 ne justifie pas une nécessité de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire. La requête est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2409280(TA77-2409280)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'ordre de reversement d'un trop-perçu de rémunération de 6 921,88 euros, notifié à M. B, professeur à l'Université Paris-Est-Créteil (UPEC). Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, d'autant qu'il pouvait solliciter un échelonnement des prélèvements. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance du décret n° 2012-1246) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2409511(TA77-2409511)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la requérante ne pouvait invoquer les stipulations de l'accord franco-algérien de 1968, car le renouvellement de la carte de résident ne figure pas dans la liste des titres devant faire l'objet d'une demande via le téléservice (ANEF), comme le prévoit l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le moyen soulevé n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et la condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA77-2314041(TA77-2314041)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 20 000 euros en réparation des préjudices subis en raison d’une carence de relogement, malgré le caractère prioritaire et urgent de sa demande reconnu par la commission de médiation. Par ordonnance du 19 août 2024, la première vice-présidente a radié la requête n° 2314041 des registres du greffe, au motif qu’elle constituait un doublon de l’affaire n° 2406771, enregistrée ultérieurement. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA77-2410134(TA77-2410134)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 10 juillet 2024 de la commission de l’académie de Créteil refusant l’instruction en famille pour l’enfant B. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, les arguments du requérant étant imprécis et non étayés par des pièces justificatives. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2313176(TA77-2313176)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame C, ressortissante camerounaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que le silence prolongé de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande. Dès lors, la mesure sollicitée était devenue inutile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, laissant à l'intéressée la possibilité de contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2409368(TA77-2409368)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant tunisien, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à M. B une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er octobre 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2409327(TA77-2409327)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction concernant la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne relative à sa demande de titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire, invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. A une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2409339(TA77-2409339)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, a obtenu une convocation pour retirer son titre, rendant sans objet ses demandes principales. L'État a été condamné à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA77-2410235(TA77-2410235)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant pakistanais, qui sollicitait une injonction pour être convoqué afin de retirer son titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 21 octobre 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3, et ne présente pas l'utilité requise. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2406992(TA77-2406992)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné les demandes de Madame A, ressortissante haïtienne, visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale ». Concernant la première requête (n°2401004), le juge a constaté que la préfète du Val-de-Marne avait délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant la demande sans objet. Pour la seconde requête (n°2406992), le tribunal a rejeté la demande comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409506(TA77-2409506)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 novembre 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2410093(TA77-2410093)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 1er juillet 2024 de la commission de l'académie de Créteil refusant l'instruction en famille pour l'enfant A B. La requête portait sur l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'affaire au fond était déjà programmée pour une audience proche, le 6 septembre 2024. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409411(TA77-2409411)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B épouse C. Cette solution a été retenue car, en cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction, régularisant ainsi sa situation administrative. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.