Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410154(TA77-2410154)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai raisonnable pour obtenir un récépissé n'était pas encore écoulé au moment de l'introduction du recours. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2409513(TA77-2409513)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plateformes aéroportuaires de Paris avait suspendu pour deux mois l'habilitation de M. C à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant l'intéressé de son emploi et de son salaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en relevant que le moyen tiré du défaut de communication préalable des motifs de la mesure, notamment l'appréciation d'un "repli identitaire", était de nature à créer un tel doute au regard du principe du contradictoire prévu à l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409716(TA77-2409716)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le ministre de l'intérieur avait imposé à M. A des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), incluant une interdiction de quitter sa commune et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. La juridiction estime que le ministre n'a pas établi que le comportement de M. A constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics en lien avec un risque d'acte terroriste, condition requise par les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Les motifs invoqués, notamment la présidence d'une association communautaire et une influence sur des jeunes, sont jugés insuffisants pour caractériser une telle menace. En conséquence, l'arrêté est annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2408056(TA77-2408056)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour constater l'état des immeubles avoisinants avant le début des travaux de construction de la gare de Val de Fontenay (ligne 15 Est du Grand Paris Express). Le juge a estimé la mesure utile et a désigné une experte avec pour mission de dresser un état descriptif des biens susceptibles d'être affectés et de recenser les désordres existants. Il a également prévu que la mission de l'expert pourrait se poursuivre, à l'initiative de la société requérante, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant les travaux.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2307539(TA77-2307539)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du syndicat des copropriétaires, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer l'origine et l'étendue des désordres (fuites, affaissements) affectant la copropriété, potentiellement causés par des travaux de forage géothermique menés par l'établissement public campinois de géothermie. L'expert devra notamment se prononcer sur le lien de causalité entre ces travaux et les dommages, évaluer les préjudices et proposer des solutions réparatoires. La demande d'extension de la mission de l'expert à d'autres sites, formulée par les sociétés Veolia, a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2406800(TA77-2406800)

Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par une professeure victime d’un accident de service reconnu imputable, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que cette mesure est utile pour évaluer le préjudice subi, même en l’absence de consolidation de l’état de santé. En revanche, la demande de provision est rejetée, faute d’éléments suffisants pour déterminer les préjudices réparables. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410015(TA77-2410015)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa seule situation de précarité et d'irrégularité étant insuffisante. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410014(TA77-2410014)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, présente en France depuis 2018, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa situation de précarité et le risque d'éloignement étant inhérents à tout séjour irrégulier. La décision rappelle que pour une première demande de titre de séjour, il incombe au requérant de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'a pas été fait en l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409544(TA77-2409544)

**Sujet principal :** Demande de la préfecture de police de désigner un expert pour réaliser un constat de l'état des immeubles avoisinants avant des travaux de construction d'un nouveau commissariat au Kremlin-Bicêtre. **Juridiction :** Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande et désigne un expert. Sa mission consiste à dresser un état descriptif des immeubles voisins, recenser les désordres existants, et évaluer leur susceptibilité d'être affectés par les travaux. L'expert pourra également, en cours de mission, rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant l'exécution du chantier. **Textes appliqués :** Articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, relatifs aux mesures d'expertise utile en matière de travaux publics.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2409341(TA77-2409341)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne qui demandait, sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, la désignation d'un expert pour dresser un procès-verbal d'état des lieux avant l'occupation temporaire de parcelles privées, nécessaire à la mise en eau du site pilote de la Bassée. Le juge a estimé que la désignation d'un expert n'est possible qu'en cas de refus de signer le procès-verbal ou de désaccord sur l'état des lieux de la part du propriétaire, circonstances non établies ni même alléguées en l'espèce. La requête a donc été rejetée comme non fondée.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2409356(TA77-2409356)

Le Tribunal administratif de Melun a suspendu l'arrêté du 11 juillet 2024 du préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plates-formes aéroportuaires de Paris, qui suspendait pour deux mois l'habilitation de M. A à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, car cette suspension privait M. A de son emploi et de son salaire, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 6342-20 du code des transports.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410217(TA77-2410217)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français. Le requérant, ressortissant comorien, invoquait une dispense de visa en tant que conjoint de Français, mais n'a pas apporté la preuve de la nationalité française de son épouse. Le juge a estimé que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas démontrée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410179(TA77-2410179)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de Seine-et-Marne le 26 juillet 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public à l'exécution de la mesure d'expulsion primant sur la situation personnelle du requérant, compte tenu de la menace persistante pour l'ordre public liée à sa condamnation pour meurtre. Il a également considéré que les moyens invoqués, tirés d'une atteinte à la vie privée et familiale ou au droit à un recours effectif, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211673(TA77-2211673)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2022 l'obligeant à quitter le territoire français. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après un refus définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410124(TA77-2410124)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, étudiante, invoquait une atteinte à sa liberté d'aller et venir et l'urgence liée à l'impossibilité de poursuivre ses études. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande de titre de séjour ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet près d'un an avant l'introduction du recours, sans que la requérante ne justifie de circonstances particulières expliquant cette tardiveté.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410105(TA77-2410105)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé pour déposer une demande de titre de séjour "recherche d'emploi". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier avoir déposé sa demande de titre dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409185(TA77-2409185)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de l'association Kart'Thiais du terrain qu'elle occupe sans titre depuis le 30 novembre 2023 sur le domaine public de l'État à Thiais. La juridiction a retenu que l'absence de titre d'occupation ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et que l'urgence était caractérisée par la nécessité de céder les parcelles à l'EPA ORSA dans le cadre du projet d'aménagement de la ZAC Thiais-Orly. L'ordonnance a enjoint à l'association de libérer les lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 15e jour suivant sa notification, et a rejeté les conclusions de l'association fondées sur ses difficultés financières ou la poursuite de négociations. Cette décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation sans titre du domaine public.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2409251(TA77-2409251)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en référé suspension visant à contester un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 suspendant son autorisation d’enseigner la conduite. Par un mémoire du 8 août 2024, le requérant s’est désisté de son recours, la préfète du Val-de-Marne ayant abrogé l’arrêté contesté le même jour. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond de l’affaire. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l’article L. 511-2.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409571(TA77-2409571)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, représentée par sa mère, contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 23 juillet 2024 refusant de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le courriel du 23 juillet 2024 constituait une simple lettre d’information ne faisant pas grief, et non une décision susceptible de recours. Il a également relevé que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides avait entre-temps accordé le statut de réfugié à Mme A, rendant sans objet les conclusions relatives aux conditions matérielles d’accueil. La décision s’appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409879(TA77-2409879)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D A, ressortissant brésilien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

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