Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2402942(TA77-2402942)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée, M. A étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2402746(TA77-2402746)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la légalité du refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un document de circulation pour étranger mineur au fils d'un réfugié somalien. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, le préfet a délivré le document sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. Le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA77-2401793(TA77-2401793)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, sur le fondement des articles L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative, afin de liquider l'astreinte de 100 euros par jour prononcée par une ordonnance du 30 novembre 2023. Cette ordonnance enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous trois jours, ce qui n'a pas été exécuté dans ce délai. La requérante a été convoquée en préfecture le 28 décembre 2023, et elle a demandé la liquidation de l'astreinte pour la période du 5 au 18 décembre 2023, soit 1 300 euros. Le tribunal a fait droit à sa demande, liquidant l'astreinte à cette somme, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA77-2403503(TA77-2403503)
Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B A. La requérante, ressortissante camerounaise et épouse d'un citoyen de l'Union européenne, demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne doit, conformément à l'arrêté du 31 mars 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, être effectuée via un téléservice et non par une demande de rendez-vous en préfecture. En conséquence, la mesure sollicitée n'étant pas utile, la requête a été rejetée.
N° TA77-2406402(TA77-2406402)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 22 avril 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois à la suite d’un excès de vitesse. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant n’établissant pas que ses déplacements professionnels ne pourraient être effectués par un autre moyen de transport pendant la durée de la suspension. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA77-2409278(TA77-2409278)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé pour suspendre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de Seine-et-Marne refusant de reconnaître le caractère prioritaire de la demande de logement de M. B, un réfugié soudanais sans hébergement. Le juge des référés a rejeté la requête sans audience, estimant qu'il n'y avait pas d'urgence justifiant une suspension, car la reconnaissance du caractère prioritaire d'une demande de logement n'emporte pas l'attribution immédiate d'un logement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2403792(TA77-2403792)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur une demande de suspension de la décision du sous-préfet de Torcy du 11 juillet 2023 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de membres de la communauté des gens du voyage occupant un terrain à Courtry. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de solution de relogement et d'une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Toutefois, les requérants se sont désistés de leur requête, ce dont le préfet a pris acte. Par conséquent, le tribunal a constaté ce désistement et a radié l'affaire du rôle de l'audience, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA77-2402015(TA77-2402015)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante angolaise reconnue réfugiée afin d'obtenir la délivrance d'un duplicata de sa carte de résident. En cours d'instance, le préfet de Seine-et-Marne a convoqué l'intéressée pour lui remettre son titre, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande principale. La requête a été rejetée pour le surplus, notamment les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA77-2404309(TA77-2404309)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame D, ressortissante sri-lankaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, la requérante n'établissant pas avoir adressé son dossier par voie postale, comme l'exige pourtant l'arrêté préfectoral du 17 août 2021 pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure de référé n'étant pas remplie, la demande a été rejetée.
N° TA77-2409882(TA77-2409882)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B afin d'obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d'instance, l'administration a délivré l'attestation sollicitée le 8 août 2024. M. B s'est alors désisté de l'ensemble de ses conclusions, y compris indemnitaires. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA77-2404679(TA77-2404679)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer à Madame A, ressortissante ivoirienne, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré le 24 mai 2024, justifiait d'une situation d'urgence caractérisée par la suspension de son contrat de travail et de ses droits aux allocations familiales. Le tribunal a considéré que cette mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2405183(TA77-2405183)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Madame A, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son parcours d'intégration et de son placement à l'Aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que la requête en annulation au fond avait déjà été rejetée, faute pour Madame A de justifier avoir effectivement sollicité le renouvellement de son titre de séjour. En conséquence, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2406120(TA77-2406120)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par le Comité de défense, d'action et de sauvegarde de Larchant, qui demandait la suspension de deux permis de construire délivrés par le préfet de Seine-et-Marne à la SAS Biogaz du plateau pour une unité de méthanisation. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles R. 523-1 et R. 523-4 du code du patrimoine, en raison de l'absence de notification du projet à la direction régionale des affaires culturelles et de mesures d'archéologie préventive. Par un mémoire du 27 mai 2024, le comité s'est désisté de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a ordonné la clôture de l'instance.
N° TA77-2409929(TA77-2409929)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés de déplacement invoquées par le requérant pour visiter des établissements en vue d'une réinstallation professionnelle ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Il a également relevé que l'intérêt public lié à la sécurité routière, compte tenu des nombreuses infractions commises, s'opposait à la suspension. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2406422(TA77-2406422)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier, ressortissant capverdien et père d'enfants portugais, demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union, en raison de difficultés rencontrées sur la plateforme numérique "ANEF". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, car M. B ne justifie pas avoir engagé la procédure d'accompagnement prévue par l'arrêté du 1er août 2023, pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA77-2409934(TA77-2409934)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour opposée à Mme B par la préfète du Val-de-Marne. La juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'intéressée n'établissant pas que l'absence de ce récépissé l'empêcherait de poursuivre ses études universitaires. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte sont également rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
N° TA77-2409970(TA77-2409970)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour. Le juge a considéré que, faute de décision favorable dans un délai de quatre mois, la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A était implicitement rejetée depuis le 20 avril 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence.
N° TA77-2409978(TA77-2409978)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 12 août 2024, rejette la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, des mesures d'exécution d'un jugement du 26 janvier 2024 pour obtenir le renouvellement de sa carte de résident. Le juge des référés estime que la demande est irrecevable, car l'article L. 911-4 du même code prévoit une procédure spécifique pour l'exécution des décisions juridictionnelles, à laquelle le requérant doit recourir par une demande distincte. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application des textes relatifs à l'urgence ou au bien-fondé.
N° TA77-2410027(TA77-2410027)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 12 août 2024, rejette la requête en référé suspension de Mme B. Celle-ci contestait une décision de la préfète du Val-de-Marne la mettant en demeure de quitter son logement, invoquant sa reconnaissance prioritaire "Dalo". Le juge des référés a rejeté la demande comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir introduit une requête au fond distincte en annulation de la décision contestée, condition préalable à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410037(TA77-2410037)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Créteil refusant l'instruction en famille pour l'enfant C D. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, mais le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la requête au fond étant déjà inscrite à une audience prochaine sans risque de préjudice irréversible. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dont les conditions cumulatives (urgence et doute sérieux) n'étaient pas remplies.