Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409944(TA77-2409944)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, une décision implicite de rejet étant née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2410002(TA77-2410002)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de MELUN rejette la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant l'obtention rapide d'un rendez-vous pour une première demande de titre de séjour, contrairement à un renouvellement. Il relève que les seules preuves fournies (captures d'écran de 2022 et 2024) sont insuffisantes pour démontrer une impossibilité persistante d'accéder au service. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409961(TA77-2409961)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Celui-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjoint de français et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal estime que la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409879(TA77-2409879)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D A, ressortissant brésilien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA77-2410017(TA77-2410017)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence liée à l’absence de titre et des doutes sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son séjour de plus de sept ans en France, de son mariage avec un ressortissant turc titulaire d’une carte de résident et de la naissance de leur enfant en 2018. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car il s’agissait d’une première demande de titre et que les éléments personnels avancés ne suffisaient pas à caractériser une urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409185(TA77-2409185)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de l'association Kart'Thiais du terrain qu'elle occupe sans titre depuis le 30 novembre 2023 sur le domaine public de l'État à Thiais. La juridiction a retenu que l'absence de titre d'occupation ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et que l'urgence était caractérisée par la nécessité de céder les parcelles à l'EPA ORSA dans le cadre du projet d'aménagement de la ZAC Thiais-Orly. L'ordonnance a enjoint à l'association de libérer les lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 15e jour suivant sa notification, et a rejeté les conclusions de l'association fondées sur ses difficultés financières ou la poursuite de négociations. Cette décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation sans titre du domaine public.
N° TA77-2409251(TA77-2409251)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en référé suspension visant à contester un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 suspendant son autorisation d’enseigner la conduite. Par un mémoire du 8 août 2024, le requérant s’est désisté de son recours, la préfète du Val-de-Marne ayant abrogé l’arrêté contesté le même jour. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond de l’affaire. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l’article L. 511-2.
N° TA77-2409800(TA77-2409800)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du 3 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français de vingt-quatre mois à l'encontre de M. D, ressortissant espagnol. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas indiqué de motifs de fait propres à cette mesure, en méconnaissance des exigences de motivation des actes administratifs. En revanche, les autres décisions contestées (obligation de quitter le territoire français sans délai et fixation du pays de destination) ont été validées, les moyens soulevés par le requérant étant écartés. Cette solution s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409369(TA77-2409369)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, l’administration a délivré au requérant une nouvelle carte de résident valable jusqu’en 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension, d’injonction et d’astreinte. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État, partie perdante, à verser 700 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410078(TA77-2410078)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de M. A, prise par la préfète du Val-de-Marne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en raison du caractère tardif du recours, la décision contestée datant de plus de dix mois. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2410076(TA77-2410076)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l'examen de sa demande de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car une décision implicite de rejet était née le 25 février 2024, en application de l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne pouvait faire obstacle à son exécution. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais d'instance.
N° TA77-2410105(TA77-2410105)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé pour déposer une demande de titre de séjour "recherche d'emploi". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier avoir déposé sa demande de titre dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA77-2409571(TA77-2409571)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, représentée par sa mère, contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 23 juillet 2024 refusant de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le courriel du 23 juillet 2024 constituait une simple lettre d’information ne faisant pas grief, et non une décision susceptible de recours. Il a également relevé que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides avait entre-temps accordé le statut de réfugié à Mme A, rendant sans objet les conclusions relatives aux conditions matérielles d’accueil. La décision s’appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2402857(TA77-2402857)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, les risques allégués en cas de retour en Turquie n'étant pas établis, notamment au vu du rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 614-12 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402861(TA77-2402861)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Madame A B, ressortissante congolaise reconnue réfugiée par la Grèce, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 4 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, une insuffisance de motivation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis.
N° TA77-2402866(TA77-2402866)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a estimé que la décision était suffisamment motivée. Il a également considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409103(TA77-2409103)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C, ancien agent de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), du logement de fonction qu'il occupait sans droit ni titre depuis son départ à la retraite en juin 2022. Le juge a considéré que la demande de l'AP-HP, qui souhaitait réaffecter ce logement à un agent en activité, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présentait un caractère d'urgence et d'utilité pour le bon fonctionnement du service public hospitalier. Il a enjoint à l'occupant de libérer les lieux sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et autorisé l'expulsion forcée avec le concours de la force publique en cas d'inexécution. La décision se fonde sur les règles applicables aux occupations précaires et révocables du domaine public, issues du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA77-2402799(TA77-2402799)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Madame B A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 31 janvier 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 (risques en cas de retour en Côte d'Ivoire). Le tribunal a estimé que la présence de son conjoint et de leurs deux enfants nés en France ne suffisait pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, dès lors que la situation de son conjoint et de leur enfant aîné était également irrégulière. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L.611-1 et L.614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2402800(TA77-2402800)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 28 février 2024 par lequel le préfet de l'Essonne faisait obligation à M. A, ressortissant malien, de quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la vie familiale de l'intéressé, marié à une Française et père d'un enfant français. En conséquence, il a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA77-2402804(TA77-2402804)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l’arrêté du 14 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de méconnaissance du droit d’être entendu, d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il estime que la décision était légalement fondée sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant ayant vu sa demande d’asile définitivement rejetée.