Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410212(TA77-2410212)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. C. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. C, désormais diplômé et ne justifiant plus d'une inscription universitaire, ne peut se prévaloir d'une promesse d'embauche pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, le refus ne portant que sur le renouvellement de son titre étudiant. La requête est rejetée sans instruction ni audience.
N° TA77-2408690(TA77-2408690)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant ivoirien et parent d’une enfant réfugiée, afin d’obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l’intéressé le 29 juillet 2024 pour le dépôt de son dossier, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, faute d’urgence persistante. M. B a été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.
N° TA77-2404725(TA77-2404725)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen reconnu réfugié, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un titre de voyage. Le juge constate que le document sollicité était déjà en cours de fabrication et rappelle qu'il ne peut enjoindre à l'administration de délivrer un tel titre, même s'il est de plein droit. La condition d'urgence n'est pas examinée au fond, la demande étant irrecevable en l'état.
N° TA77-2408290(TA77-2408290)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant algérien, de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 1°) de l'accord franco-algérien. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur ces conclusions, la préfecture ayant convoqué l'intéressé postérieurement à sa requête. En revanche, l'État a été condamné à verser 2 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2408685(TA77-2408685)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 12 septembre 2024 pour le dépôt de son dossier. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2410186(TA77-2410186)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le délai raisonnable pour obtenir un récépissé n'étant pas écoulé et la requérante ne justifiant que d'une seule démarche auprès de la préfecture. La demande a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410185(TA77-2410185)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant, de son arrivée récente en France (2021) et du délai de seulement deux mois écoulé depuis le dépôt de sa demande. La décision rappelle l'obligation pour l'administration d'enregistrer les demandes dans un délai raisonnable, mais écarte toute mesure d'injonction immédiate.
N° TA77-2402503(TA77-2402503)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame C, épouse B, d'une demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du 2 octobre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sous cinq jours. Constatant que la préfète avait finalement remis le récépissé le 24 novembre 2023 et versé les frais irrépétibles le 19 décembre 2023, le tribunal a estimé que l'ordonnance avait été pleinement exécutée. Sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution.
N° TA77-2404390(TA77-2404390)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant malien d'une demande d'injonction visant à contraindre la préfète du Val-de-Marne à enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. En défense, la préfète a produit une convocation de l'intéressé pour le dépôt de son dossier, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer, faute pour le requérant d'avoir contesté l'exécution de ce rendez-vous. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2313189(TA77-2313189)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'avancement de son rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge a estimé que l'urgence invoquée résultait du propre retard de la requérante, qui n'avait déposé sa demande de rendez-vous que trois semaines avant l'expiration de son titre, en méconnaissance des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée.
N° TA77-2401001(TA77-2401001)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre son certificat de résidence étudiant, dont la fabrication était annoncée depuis août 2023. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'attestation de décision favorable délivrée à l'intéressée, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui permet déjà de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA77-2400996(TA77-2400996)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre son titre de séjour étudiant, dont la fabrication était annoncée depuis le 29 août 2023. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, dès lors que l’attestation de décision favorable délivrée à l’intéressée, conformément à l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, lui permettait déjà de justifier de la régularité de son séjour.
N° TA77-2401002(TA77-2401002)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, l'administration a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 7 août 2024. Constatant que la demande avait ainsi perdu son objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2302653(TA77-2302653)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du 27 février 2023 de la préfète de l'Oise l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA77-2410154(TA77-2410154)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai raisonnable pour obtenir un récépissé n'était pas encore écoulé au moment de l'introduction du recours. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2410015(TA77-2410015)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa seule situation de précarité et d'irrégularité étant insuffisante. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique.
N° TA77-2409881(TA77-2409881)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, mineur, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l’intérieur du 16 juillet 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pour une durée de trois mois. Le tribunal a rejeté la demande de transmission au Conseil d’État de la question prioritaire de constitutionnalité relative aux articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, au motif que la question n’était pas nouvelle et ne présentait pas un caractère sérieux. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué, jugeant que les dispositions du code de la sécurité intérieure ne permettent pas d’édicter des MICAS à l’encontre d’un mineur, en l’absence de disposition expresse en ce sens, et que la mesure méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
N° TA77-2409026(TA77-2409026)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Habitat 77, maître d'ouvrage d’un projet de démolition à Savigny-le-Temple. Sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour dresser un état des lieux des immeubles avoisinants avant le début des travaux. La mission de l’expert pourra être étendue, en cours de chantier, à la recherche des causes et de l’étendue des éventuels dommages. La solution retenue est l’utilité de cette mesure préventive pour constater l’état initial des propriétés susceptibles d’être affectées.
N° TA77-2409341(TA77-2409341)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne qui demandait, sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, la désignation d'un expert pour dresser un procès-verbal d'état des lieux avant l'occupation temporaire de parcelles privées, nécessaire à la mise en eau du site pilote de la Bassée. Le juge a estimé que la désignation d'un expert n'est possible qu'en cas de refus de signer le procès-verbal ou de désaccord sur l'état des lieux de la part du propriétaire, circonstances non établies ni même alléguées en l'espèce. La requête a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA77-2409356(TA77-2409356)
Le Tribunal administratif de Melun a suspendu l'arrêté du 11 juillet 2024 du préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plates-formes aéroportuaires de Paris, qui suspendait pour deux mois l'habilitation de M. A à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, car cette suspension privait M. A de son emploi et de son salaire, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 6342-20 du code des transports.