Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2402841(TA77-2402841)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 février 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé, de son maintien en situation irrégulière après l'expiration de son récépissé, de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement inexécutée et de sa condamnation pénale. La solution a été fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402843(TA77-2402843)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D C, ressortissant philippin, qui demandait l'annulation des arrêtés du préfet de police de Paris du 13 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la motivation insuffisante et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402866(TA77-2402866)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a estimé que la décision était suffisamment motivée. Il a également considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402861(TA77-2402861)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Madame A B, ressortissante congolaise reconnue réfugiée par la Grèce, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 4 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, une insuffisance de motivation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis.
N° TA77-2402859(TA77-2402859)
Le Tribunal Administratif de Melun annule l'arrêté du 29 février 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait obligé M. A, ressortissant pakistanais, à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge retient que la décision est entachée d'une erreur de fait, car M. A bénéficiait d'une autorisation de travail délivrée le 29 juin 2022 par le ministre de l'intérieur, ce qui lui ouvrait droit à un titre de séjour "salarié" en vertu de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2402857(TA77-2402857)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, les risques allégués en cas de retour en Turquie n'étant pas établis, notamment au vu du rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 614-12 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402845(TA77-2402845)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'incompétence du signataire n'était pas fondé. Il a également jugé que la présence d'un enfant français ne faisait pas obstacle à la mesure, dès lors que M. A ne justifiait pas d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2402844(TA77-2402844)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D C B, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur les articles L.611-1, L.612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, notamment en raison de la menace pour l'ordre public et de l'absence de titre de séjour.
N° TA77-2409560(TA77-2409560)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. D C de deux recours pour excès de pouvoir contre des décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Concernant la première décision du 17 juillet 2024, le tribunal a constaté qu'elle avait été retirée par l'OFII le 7 août 2024, rendant la requête sans objet et prononçant un non-lieu à statuer. Sur la seconde décision du 26 juillet 2024, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, tirés notamment d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés.
N° TA77-2409561(TA77-2409561)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que ce refus était légalement fondé sur l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit ce refus en cas de demande de réexamen d'asile. Il a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant d'avoir démontré une vulnérabilité particulière, ses déclarations faisant état d'un hébergement stable et de l'absence de problème de santé grave. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2409564(TA77-2409564)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. D C de deux recours en excès de pouvoir contre des décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Concernant la première requête (n° 2409560), le tribunal a constaté que la décision attaquée du 17 juillet 2024 avait été retirée par l'OFII le 7 août 2024, rendant les conclusions sans objet et prononçant un non-lieu à statuer. Sur la seconde requête (n° 2409564), le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. C, estimant que la décision du 26 juillet 2024 était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2409850(TA77-2409850)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2018, n'avait entrepris aucune démarche de régularisation avant avril 2023 et ne justifiait pas d'un risque immédiat pour sa situation professionnelle ou personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2406120(TA77-2406120)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par le Comité de défense, d'action et de sauvegarde de Larchant, qui demandait la suspension de deux permis de construire délivrés par le préfet de Seine-et-Marne à la SAS Biogaz du plateau pour une unité de méthanisation. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles R. 523-1 et R. 523-4 du code du patrimoine, en raison de l'absence de notification du projet à la direction régionale des affaires culturelles et de mesures d'archéologie préventive. Par un mémoire du 27 mai 2024, le comité s'est désisté de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a ordonné la clôture de l'instance.
N° TA77-2405183(TA77-2405183)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Madame A, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son parcours d'intégration et de son placement à l'Aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que la requête en annulation au fond avait déjà été rejetée, faute pour Madame A de justifier avoir effectivement sollicité le renouvellement de son titre de séjour. En conséquence, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409971(TA77-2409971)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion d'occupants sans titre installés sur le domaine public communal de Saint-Pathus. La solution retenue fait droit à la demande de la commune, jugeant que l'occupation illicite, caractérisée par des branchements sauvages sur les réseaux d'eau et d'électricité et l'absence d'équipements sanitaires, crée une situation d'urgence et d'utilité publique justifiant la libération des lieux. Le tribunal a accordé un délai de 48 heures aux occupants pour quitter les parcelles, autorisant la commune à requérir la force publique en cas de non-exécution.
N° TA77-2404679(TA77-2404679)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer à Madame A, ressortissante ivoirienne, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré le 24 mai 2024, justifiait d'une situation d'urgence caractérisée par la suspension de son contrat de travail et de ses droits aux allocations familiales. Le tribunal a considéré que cette mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2404424(TA77-2404424)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer un rendez-vous à Madame B pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié. Le juge a constaté que l'impossibilité technique de déposer la demande via la plateforme ANEF, malgré les démarches de l'intéressée, constituait une situation d'urgence et une mesure utile ne faisant obstacle à aucune décision administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023 relatif aux modalités de substitution en cas de dysfonctionnement du téléservice.
N° TA77-2404309(TA77-2404309)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame D, ressortissante sri-lankaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, la requérante n'établissant pas avoir adressé son dossier par voie postale, comme l'exige pourtant l'arrêté préfectoral du 17 août 2021 pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure de référé n'étant pas remplie, la demande a été rejetée.
N° TA77-2403792(TA77-2403792)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur une demande de suspension de la décision du sous-préfet de Torcy du 11 juillet 2023 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de membres de la communauté des gens du voyage occupant un terrain à Courtry. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de solution de relogement et d'une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Toutefois, les requérants se sont désistés de leur requête, ce dont le préfet a pris acte. Par conséquent, le tribunal a constaté ce désistement et a radié l'affaire du rôle de l'audience, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA77-2409979(TA77-2409979)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B qui demandait l’exécution forcée d’un jugement du 29 décembre 2023 enjoignant au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa situation. Le juge rappelle que les mesures d’exécution d’une décision juridictionnelle relèvent de la procédure spécifique prévue à l’article L. 911-4 du code de justice administrative, et non de la compétence du juge des référés. La requête est donc irrecevable.