Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408875(TA77-2408875)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. C, ressortissant chilien, contestant l’arrêté du 17 juillet 2024 du préfet de police de Paris l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois, ainsi que l’arrêté du 19 juillet 2024 le maintenant en rétention administrative après sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi que de l’illégalité des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile au regard des directives européennes. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 741-1 et L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA77-2408591(TA77-2408591)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A C, ressortissante étrangère, contestant un arrêté du 27 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans, et un arrêté du 11 juillet 2024 l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, le défaut d'information et d'interprète, l'erreur de fait sur sa situation familiale, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires, sans faire droit à la demande de frais irrépétibles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2402681(TA77-2402681)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du 14 février 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal a relevé d'office l'inexistence matérielle du refus de séjour au titre de l'asile, car la décision de l'Ofpra du 31 juillet 2023 et le rejet de la CNDA du 4 janvier 2024 avaient déjà clos la procédure d'asile. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour ce motif, sans examiner les autres moyens soulevés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et le principe de l'absence de base légale pour un refus de séjour postérieur à une décision définitive de l'Ofpra.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2402776(TA77-2402776)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 23 février 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A, ressortissant sri-lankais, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le fait que M. A s'était vu reconnaître la qualité de réfugié par la Cour nationale du droit d'asile le 23 novembre 2023, antérieurement à l'arrêté contesté. Le tribunal applique les articles L. 611-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdisent d'obliger un réfugié à quitter le territoire et imposent l'abrogation de toute décision antérieure en ce sens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2212167(TA77-2212167)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. F B C dirigées contre l'arrêté du préfet de police de Paris du 22 novembre 2022 l'obligeant à quitter le territoire français et contre l'arrêté du 8 juin 2023 lui interdisant le retour pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA77-2402571(TA77-2402571)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 28 février 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cette décision au motif que l'intéressé justifiait d'une entrée régulière dans l'espace Schengen, ce qui faisait obstacle à l'application du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions fixant le pays de destination et accordant un délai de départ volontaire ont également été annulées. La solution retenue repose sur une erreur de droit de l'administration quant au fondement juridique de l'obligation de quitter le territoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2402715(TA77-2402715)

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 15 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut d'audition préalable, estimant que la procédure de demande d'asile, incluant l'audition par l'OFPRA, a permis à l'intéressé de faire valoir ses observations. Il juge également que la décision d'éloignement est légale au regard des articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus d'asile étant définitif. Enfin, le tribunal rejette le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, la fixation du pays de destination étant légale par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2402741(TA77-2402741)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 31 janvier 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne obligeait M. B, ressortissant congolais débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, la préfète n'ayant pas justifié avoir pris en compte sa demande de régularisation transmise par le cabinet du ministre. En conséquence, la décision fixant le pays de destination a également été annulée pour défaut de base légale. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409884(TA77-2409884)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour retirer son titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante ne justifiant ni de la proximité du démarrage d'une activité professionnelle, ni de ce que le titre serait effectivement en préparation. La décision a été prise sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409877(TA77-2409877)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'absence de décision explicite sur sa demande déposée le 30 novembre 2023. Le juge a considéré que cette demande avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mettant fin à l'instruction et au droit à un récépissé. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (droit au travail, liberté d'aller et venir, vie privée et familiale) n'était démontrée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2408342(TA77-2408342)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A C, contestant un arrêté du 27 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté du 11 juillet 2024 l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, sans faire droit à la demande de frais irrépétibles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2402779(TA77-2402779)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, contestant l’arrêté du préfet de police de Paris du 10 octobre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d’être entendu et de violation du droit d’asile, en application des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409780(TA77-2409780)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail sous astreinte. La requérante n’a pas précisé le fondement juridique exact de sa demande parmi les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, rendant sa requête irrecevable. Le juge des référés a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience. Cette décision n’empêche pas Mme B de présenter une nouvelle requête sur un fondement unique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409821(TA77-2409821)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. C A, qui contestait la décision 48 SI du 20 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un licenciement imminent ou de l'impossibilité pour son épouse de conduire leurs enfants handicapés. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dont les conditions cumulatives n'étaient pas satisfaites.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408942(TA77-2408942)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 juin 2024 par laquelle l’OFII a refusé à M. A B le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requête a été jugée manifestement irrecevable en l’absence de requête au fond distincte, condition nécessaire pour saisir le juge des référés. L’ordonnance applique les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409878(TA77-2409878)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Créteil refusant l'instruction en famille de l'enfant C, présentée par ses parents sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requête au fond était déjà inscrite à l'audience du 6 septembre 2024 et qu'aucun préjudice irréversible n'était démontré avant cette date. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2409135(TA77-2409135)

Suspension de titre de séjour. Tribunal administratif de Melun. Désistement de la requérante après délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Condamnation de l'État à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409438(TA77-2409438)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 3 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), estimant que M. B avait pu s'exprimer lors d'une audition de police sur sa situation et les perspectives d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409102(TA77-2409102)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 221-3 du même code, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, situé en Seine-Saint-Denis. Par ordonnance du 24 juillet 2024, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2408679(TA77-2408679)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 mars 2024 et de l’arrêté du 18 juin 2024 du maire de Boissy-aux-Cailles, qui mettaient en demeure la société SFR de se conformer à la réglementation d’urbanisme et ordonnaient la démolition de son antenne relais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ayant tardé à contester la première décision et l’intérêt public invoqué ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. Il a également considéré qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des actes attaqués, notamment en l’absence de preuve de conformité au permis de construire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l’urbanisme.

Résumé IA