Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409738(TA77-2409738)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait une décision de la section disciplinaire de l’université Paris-Est Créteil prononçant son exclusion de tout établissement public d’enseignement supérieur pour trois ans. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette requête principale, la demande de suspension était manifestement irrecevable. L’ordonnance a donc rejeté la requête sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409614(TA77-2409614)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant espagnol, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en tant que citoyen de l’Union européenne. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car l’intéressé n’a effectué sa première demande de rendez-vous que deux mois auparavant et n’établit pas de risque immédiat pour sa situation professionnelle ou personnelle. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409602(TA77-2409602)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel la sous-préfète de Lens avait suspendu le permis de conduire de M. B pour une durée de 12 mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la réalité de son activité professionnelle et du risque de perdre son emploi, et ce malgré la gravité de l'infraction commise. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409589(TA77-2409589)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance d'une carte de résident ou d'un récépissé. Le juge a estimé que l'abstention prolongée de l'administration à statuer sur le renouvellement du titre de séjour ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention sous 48 heures, notamment en raison de la possibilité de former un référé suspension. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409512(TA77-2409512)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 28 juin 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a autorisé le concours de la force publique pour expulser Mme A de son logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante avait saisi le tribunal seulement cinq jours avant l'échéance de l'expulsion et plus d'un mois après la décision attaquée, contribuant ainsi elle-même à créer la situation d'urgence invoquée. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2401958(TA77-2401958)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de prolonger son visa de court séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante étant déjà retournée dans son pays d'origine sans incident et le risque de perte de son visa n'étant pas établi. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2400944(TA77-2400944)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C épouse B d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 4 août 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous sous quinze jours. La requérante s'est désistée de sa demande après que l'administration a finalement exécuté l'ordonnance le 14 septembre 2023. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, lui en a donné acte par une ordonnance du 15 février 2024, fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2406322(TA77-2406322)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 2 avril 2024 ordonnant son transfert aux autorités lettones pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi qu'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2401194(TA77-2401194)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant soudanais reconnu réfugié, titulaire d'une carte de résident, afin d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui remettre un duplicata de son titre de séjour et de son titre de voyage, bloqués en raison de difficultés techniques. Le juge a constaté que les services du préfet de Seine-et-Marne avaient saisi ceux de la préfecture de police de Paris pour résoudre ces difficultés, et que le requérant n'avait pas soutenu, plus de cinq mois après, que la remise n'avait pas été effectuée. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté le surplus des demandes, incluant les frais de justice.
N° TA77-2409489(TA77-2409489)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des répercussions graves et immédiates sur sa situation personnelle ou professionnelle. L’ordonnance applique les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409498(TA77-2409498)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la délibération du jury du baccalauréat général ajournant M. A, ainsi que des décisions liées à son contrôle continu en éducation physique et sportive. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, dès lors que le recours au fond était inscrit à une audience proche, le 28 août 2024, avant le début de la formation visée par le requérant le 16 septembre 2024. En conséquence, l’ordonnance a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA77-2409507(TA77-2409507)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 juin 2024 de la commission de l’académie de Créteil refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant C au titre de l’année 2024/2025. Les requérantes invoquaient l’urgence en raison de la contrainte de scolarisation sous peine de poursuites pénales. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, le recours au fond étant déjà inscrit à l’audience du 28 août 2024. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409509(TA77-2409509)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l’examen de sa demande de certificat de résidence et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du nombre limité de tentatives de prise de rendez-vous et de l’absence de précisions sur l’impact concret de cette situation, alors que l’intéressée était en situation irrégulière depuis plus de dix ans. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409545(TA77-2409545)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission au séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de son ancienneté de séjour, de ses liens familiaux et de son emploi salarié. Le juge estime que Mme B, en situation irrégulière depuis cinq ans, ne justifie pas d'une urgence particulière, son emploi n'étant pas menacé à brève échéance et aucun impact précis sur sa situation n'étant démontré. L'ordonnance applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409563(TA77-2409563)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour, déposée le 10 janvier 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, aucune atteinte manifestement illégale aux libertés invoquées n'était caractérisée, rendant la requête manifestement mal fondée.
N° TA77-2409567(TA77-2409567)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une urgence particulière rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures, notamment en l'absence de preuve d'un risque imminent de licenciement. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409568(TA77-2409568)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B, représentante légale de sa fille mineure, qui demandait la suspension de la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil. La requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est jugée irrecevable car la procédure spéciale prévue aux articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable depuis le 15 juillet 2024, est exclusive du référé-suspension. Cette procédure spéciale offre des garanties équivalentes et doit être utilisée pour contester de telles décisions.
N° TA77-2409570(TA77-2409570)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Loiret suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Bien que la suspension empêche M. B d'exercer son activité professionnelle, la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 72 km/h) a été jugée prépondérante. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409587(TA77-2409587)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'achever l'instruction de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, invoquant l'absence de nouvelles depuis son dépôt en avril 2024. Le juge a estimé que cette circonstance, malgré la situation personnelle du requérant, ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409588(TA77-2409588)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de respecter les délais de traitement du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la seule circonstance d'un retard dans la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, ayant entraîné une période d'irrégularité de 58 jours, ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.