Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409596(TA77-2409596)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car la procédure spéciale prévue à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était exclusive de la procédure de référé liberté, et qu'aucune circonstance nouvelle ne justifiait une dérogation. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409722(TA77-2409722)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien demandant des mesures urgentes pour obtenir la régularisation de son dossier de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la seule suspension imminente de son contrat d'apprentissage ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, d'autant que le requérant ne démontrait pas de conséquences concrètes sur la poursuite de ses études. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409622(TA77-2409622)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières démontrant un impact immédiat sur sa situation, malgré ses tentatives infructueuses de prise de rendez-vous en ligne. La décision rappelle que l'urgence est en principe établie pour les demandes de renouvellement de titre, mais que pour une première demande d'admission exceptionnelle au séjour, il appartient au demandeur d'apporter des précisions circonstanciées.
N° TA77-2409734(TA77-2409734)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de regroupement familial présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire pour suspendre l’exécution de la décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas établie. M. A, bénéficiaire de la protection subsidiaire, n’a pas démontré que la séparation prolongée avec son épouse constituait une urgence suffisamment grave et immédiate. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2401958(TA77-2401958)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de prolonger son visa de court séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante étant déjà retournée dans son pays d'origine sans incident et le risque de perte de son visa n'étant pas établi. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2404569(TA77-2404569)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus implicite de l’université d’Artois de lui communiquer son relevé de notes de DEA (2002-2003), se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Lille, dans le ressort duquel se situe le siège de l’université (Arras). Par ordonnance du 2 août 2024, la présidente transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA77-2401713(TA77-2401713)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'État et d'un institut médico-éducatif pour le délai de traitement de la demande d'admission de sa fille, ainsi qu'une injonction. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme C n'a pas, malgré une demande de régularisation, chiffré son préjudice ni produit l'acte attaqué, en violation des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2406991(TA77-2406991)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des articles de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. La solution retenue s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2404787(TA77-2404787)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours contestant le refus implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement" et une autre mention "priorité". S’agissant de la mention "priorité", le juge administratif s’est déclaré incompétent en application du V bis de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, renvoyant cette partie du litige au pôle social du tribunal judiciaire de Meaux, compétent en vertu de l’article R. 142-10 du code de la sécurité sociale. En revanche, le tribunal a retenu sa compétence pour les conclusions relatives à la carte mention "stationnement", qui continueront d’être instruites sous le numéro 2404787.
N° TA77-2404519(TA77-2404519)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation en sécurité, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que, bien que le litige relève de la législation sur les activités professionnelles, le lieu d’exercice futur du requérant n’étant pas déterminé, les règles de compétence de droit commun de l’article R. 312-1 du code de justice administrative s’appliquent. La décision attaquée ayant été prise par le délégué territorial d’Île-de-France du CNAPS, dont le siège est à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le tribunal compétent est celui de Montreuil. Par ordonnance, le dossier a été transmis à cette juridiction.
N° TA77-2409617(TA77-2409617)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par transmission du Tribunal administratif d'Orléans, estime ne pas être compétent pour connaître du recours en excès de pouvoir de M. B contre l'arrêté du préfet du Loiret suspendant son permis de conduire. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, situé à Saclay (Essonne), soit le Tribunal administratif de Versailles. Par conséquent, le tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence et attribue l'affaire à la juridiction compétente.
N° TA77-2409177(TA77-2409177)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 22 juillet 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis fixant le pays de renvoi pour exécuter une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables. Aucune injonction n'a été ordonnée.
N° TA77-2408920(TA77-2408920)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, l’administration a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 22 janvier 2025, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 2 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA77-2408905(TA77-2408905)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 11 juillet 2024 qui avait suspendu l'exécution du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme A, ressortissante algérienne. Il a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois et de lui délivrer, sous deux jours, une autorisation provisoire de séjour sans autorisation de travail, conformément à l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'astreinte a été rejetée.
N° TA77-2408896(TA77-2408896)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis fixant le pays de renvoi pour l'exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré d'une notification irrégulière de l'arrêté, cette circonstance étant sans incidence sur sa légalité. Enfin, le tribunal a considéré que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, la décision de fixation du pays de renvoi étant prise en exécution d'une décision de justice et non d'une demande de l'intéressé.
N° TA77-2404508(TA77-2404508)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur le refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé par la préfète de l'Essonne à Mme B. Le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que la requérante résidait dans l'Essonne, ressort du Tribunal administratif de Versailles. En conséquence, il transmet le dossier à cette dernière juridiction sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code.
N° TA77-2404513(TA77-2404513)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de résident. Cette décision, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'opposait à ce désistement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA77-2408747(TA77-2408747)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour suspendre le refus de la préfète du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En défense, la préfète a fait valoir que la requérante avait été convoquée le 23 juillet 2024 et s'était vu délivrer un récépissé valable jusqu'au 22 janvier 2025, ce qui privait d'objet la demande de suspension. Le tribunal a constaté que la décision contestée avait ainsi perdu son effet, rendant la requête sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2402444(TA77-2402444)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du tribunal de grande instance de Melun du 7 juillet 1993. La juridiction administrative a constaté qu’elle n’était pas compétente pour connaître des contestations relatives aux décisions des juridictions judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA77-2402181(TA77-2402181)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d'une demande d'indemnisation de 700 euros pour des dysfonctionnements de l'institution judiciaire, en lien avec le traitement de son dossier par le tribunal d'instance de Dinan. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige relève de la fonction juridictionnelle de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire.