Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2409698(TA77-2409698)
Refus d'entrée sur le territoire français et placement en zone d'attente. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Le juge estime qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est établie, faute pour le requérant de démontrer avoir sollicité l'asile avant les décisions contestées. La demande est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409705(TA77-2409705)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat, notamment en raison de la poursuite de son activité professionnelle en situation irrégulière depuis 2021. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience.
N° TA77-2409707(TA77-2409707)
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, faute pour le requérant d’avoir préalablement sollicité la délivrance du récépissé auprès de la préfecture. La demande est rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409719(TA77-2409719)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de placement en zone d’attente de M. B, prise le 1er août 2024 en vue de son réacheminement vers la Turquie. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, absence de refus d’entrée au titre de l’asile, erreur manifeste d’appréciation) n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409720(TA77-2409720)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français présentée par M. B, étudiant étranger. Le juge a estimé que la requête au fond était irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l’existence d’une décision administrative attaquée, le document produit étant un formulaire interne à la préfecture. En conséquence, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’a pas été examinée, et la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409563(TA77-2409563)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour, déposée le 10 janvier 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, aucune atteinte manifestement illégale aux libertés invoquées n'était caractérisée, rendant la requête manifestement mal fondée.
N° TA77-2400037(TA77-2400037)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait implicitement rejeté sa demande par le silence gardé pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requérante est invitée à contester cette décision par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2409588(TA77-2409588)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de respecter les délais de traitement du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la seule circonstance d'un retard dans la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, ayant entraîné une période d'irrégularité de 58 jours, ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409590(TA77-2409590)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par un agent hospitalier contestant le refus de reconnaissance d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la perte de traitement étant compensée par une allocation mensuelle de montant équivalent. En conséquence, la requête est rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA77-2409592(TA77-2409592)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir fourni des précisions suffisantes sur sa situation de vulnérabilité et l'impact de la décision sur son traitement médical. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais la requête a été rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2406970(TA77-2406970)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, détenu au centre pénitentiaire de Fresnes, qui demandait des mesures urgentes concernant ses conditions de détention (salubrité, interprétariat, rénovation). Le juge a estimé que l'administration avait déjà répondu aux demandes du requérant par une lettre du 1er mars 2024, constituant une décision de rejet. Dès lors, les mesures sollicitées auraient fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée.
N° TA77-2406501(TA77-2406501)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. E d'une demande de suspension de la décision du 3 mai 2024 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire Sud Francilien. Le juge a constaté que l'intéressé avait été transféré dans un autre établissement le 6 juin 2024, rendant la décision attaquée caduque et privant d'objet la demande de suspension. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 213-18 et R. 213-25 du code pénitentiaire.
N° TA77-2406361(TA77-2406361)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 avril 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes comme responsables de sa demande d’asile. Le tribunal a estimé que la procédure de détermination de l’État responsable était régulière, notamment au regard des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et que le préfet avait justifié de la saisine et de l’accord des autorités italiennes. Il a également jugé que les défaillances systémiques alléguées en Italie n’étaient pas établies et que la présence du frère de M. A, reconnu réfugié en France, ne constituait pas un motif suffisant pour faire application de la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA77-2406359(TA77-2406359)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 15 avril 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait ordonné son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 17 du règlement, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
N° TA77-2403478(TA77-2403478)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier, bénéficiaire de la protection subsidiaire, demandait qu'il soit enjoint à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de répondre à l'avis sollicité par le procureur de la République pour la rectification de son acte de naissance (mention de son mariage et de son divorce). Le juge des référés estime que la demande ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, car la rectification des actes d'état civil relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles R. 211-3-26 du code de l'organisation judiciaire et 99-1 du code civil. Par conséquent, la requête est rejetée comme irrecevable.
N° TA77-2404885(TA77-2404885)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge estime que la demande est dépourvue d'utilité et qu'elle ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2409722(TA77-2409722)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien demandant des mesures urgentes pour obtenir la régularisation de son dossier de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la seule suspension imminente de son contrat d'apprentissage ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, d'autant que le requérant ne démontrait pas de conséquences concrètes sur la poursuite de ses études. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2409721(TA77-2409721)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de changement de statut de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de la réalité de sa demande, faute de produire le courrier correspondant, et donc de l’existence d’une décision implicite. En conséquence, la requête au fond étant irrecevable, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été rejetée par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2403511(TA77-2403511)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant britannique, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge a constaté que M. A réside en Seine-Saint-Denis, département qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, et non de Melun. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA77-2405596(TA77-2405596)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, surveillant pénitentiaire. Ce dernier demandait la communication de documents administratifs (état des sommes dues, arrêté de retenues sur salaire, état des services et des congés) et une indemnisation pour préjudice. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à une décision administrative et qu'il n'est pas compétent pour accorder des réparations pécuniaires. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.