Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2407231(TA77-2407231)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise fixant le pays de destination de son éloignement. Constatant que l’intéressée résidait dans le Val-d’Oise, le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a donc ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA77-2408743(TA77-2408743)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. F et de son épouse visant à suspendre la décision du sous-préfet de Nogent-sur-Marne du 29 avril 2024 refusant le regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, les requérants ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA77-2408935(TA77-2408935)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté que le requérant résidait à Bagneux (Hauts-de-Seine). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.
N° TA77-2408843(TA77-2408843)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 3 juin 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant gambien marié à une Française. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de travailler et de l'état de grossesse de son épouse, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA77-2408857(TA77-2408857)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que M. C, réfugié, s'est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 janvier 2025. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois admis M. C à l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA77-2409331(TA77-2409331)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 17 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Constatant que le requérant résidait à Argenteuil (Val-d’Oise) après sa libération du centre de rétention, le tribunal a estimé, en application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 221-3 du même code, que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA77-2409433(TA77-2409433)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 26 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du défaut d'examen de sa situation médicale. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA77-2408716(TA77-2408716)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, rendant sans objet la demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a toutefois admis M. A à l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En conséquence, il a rejeté le surplus des conclusions, incluant la demande de frais irrépétibles, faute pour le requérant de justifier de diligences suffisantes pour l'obtention de son titre de séjour malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction.
N° TA77-2408892(TA77-2408892)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante ivoirienne. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète du Val-de-Marne, au motif qu'aucun titre de séjour n'avait été délivré. Sur le fond, il a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La demande de suspension a donc été rejetée.
N° TA77-2409431(TA77-2409431)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant malien titulaire d’un titre de séjour espagnol, qui contestait deux arrêtés du préfet de police de Paris du 26 juillet 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et son interdiction de circulation sur le territoire français pour 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l’incompétence du signataire et de la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE), relevant que M. B avait été auditionné par les forces de l’ordre. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2408686(TA77-2408686)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant bangladais bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d’urgence n’était pas établie, dès lors que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 17 janvier 2025 permettait au requérant de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette solution est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2408679(TA77-2408679)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 mars 2024 et de l’arrêté du 18 juin 2024 du maire de Boissy-aux-Cailles, qui mettaient en demeure la société SFR de se conformer à la réglementation d’urbanisme et ordonnaient la démolition de son antenne relais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ayant tardé à contester la première décision et l’intérêt public invoqué ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. Il a également considéré qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des actes attaqués, notamment en l’absence de preuve de conformité au permis de construire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l’urbanisme.
N° TA77-2408767(TA77-2408767)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par une ressortissante algérienne contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge a relevé d'office que les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français étaient irrecevables, car le recours en excès de pouvoir suspend déjà son exécution en vertu de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête pour irrecevabilité sur ce point, sans qu'il soit statué sur le fond des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, méconnaissance de l'accord franco-algérien et des conventions internationales).
N° TA77-2408749(TA77-2408749)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension de la décision de clôture de sa demande de titre de séjour prise par la préfète du Val-de-Marne le 16 avril 2024. Le requérant, qui contestait le refus d'enregistrement du renouvellement de sa carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a maintenu ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure a été instruite en présence des parties.
N° TA77-2408655(TA77-2408655)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 mars 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de diplôme obtenu après plusieurs années d'études en France. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2409049(TA77-2409049)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant, qui était retenu en centre de rétention, en a été libéré le 25 juillet 2024 sans fournir d’adresse pour la suite de la procédure. En application des articles R. 922-1 et R. 922-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2409438(TA77-2409438)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 3 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), estimant que M. B avait pu s'exprimer lors d'une audition de police sur sa situation et les perspectives d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409740(TA77-2409740)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge, constatant que le requérant était placé au centre de rétention n° 3 du Mesnil-Amelot, a appliqué les articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul territorialement compétent pour connaître du litige.
N° TA77-2409102(TA77-2409102)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 221-3 du même code, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, situé en Seine-Saint-Denis. Par ordonnance du 24 juillet 2024, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.
N° TA77-2409738(TA77-2409738)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait une décision de la section disciplinaire de l’université Paris-Est Créteil prononçant son exclusion de tout établissement public d’enseignement supérieur pour trois ans. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette requête principale, la demande de suspension était manifestement irrecevable. L’ordonnance a donc rejeté la requête sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.