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Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les recours de la SASU Solaire Elisa contre deux décisions du préfet des Pyrénées-Orientales : un arrêté de mise en demeure de régulariser des travaux de terrassement pour un projet de serres photovoltaïques, et une opposition à déclaration au titre du code de l'environnement. La société contestait notamment la procédure de contrôle, l'erreur de fait sur la hauteur des remblais, l'absence d'unité de projet avec des installations voisines, et l'inapplicabilité des rubriques de la nomenclature eau (2.1.5.0 et 3.3.1.0). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les faits étaient établis, que le projet relevait bien des seuils réglementaires en raison de l'unité de site et de l'interception des écoulements pluviaux, et que la procédure contradictoire avait été respectée. En conséquence, il a rejeté les requêtes et les demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite du maire de Saint-Gély-du-Fesc de faire démolir une véranda construite par son voisin. La requérante invoquait une violation de son "droit d'échelle" et l'absence de permis de construire. Le tribunal a jugé que ce moyen, fondé sur de simples contacts avec les services d'urbanisme, était manifestement insuffisamment précisé pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SCI Les Mérovingiens d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir une injonction de délivrance d’une attestation de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. La commune de Montpellier a produit l’attestation demandée le 5 septembre 2024, rendant les conclusions principales sans objet. Par ordonnance du 10 décembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de procès présentée par la SCI a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société ERT Technologies, qui contestait une amende administrative de 14 000 euros pour manquement à ses obligations de vigilance en tant que donneur d'ordre lors d'un détachement de salariés. La société invoquait la prescription de l'action de l'administration et l'incompétence de l'auteur de la décision. Le tribunal a jugé que la prescription biennale prévue à l'article L. 1264-3 du code du travail n'était pas acquise, le manquement ayant été commis le 25 février 2020 et la sanction notifiée le 10 mars 2022, dans le délai légal compte tenu des prorogations liées à l'état d'urgence sanitaire. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SCI JULUPO 1 d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Marsillargues. En cours d’instance, la commune a retiré ce permis par un arrêté du 16 avril 2024, ce qui a conduit la SCI à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 10 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme F, qui demandaient l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Saint-Paul-de-Fenouillet pour la division d'une parcelle en trois lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature du maire étant lisible. Il a également jugé que le projet ne méconnaissait pas l'article 1AU 3 du règlement du plan local d'urbanisme, l'accès aux parcelles voisines n'étant pas compromis et aucun risque pour la sécurité n'étant démontré. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré de l'incompatibilité avec l'orientation d'aménagement et de programmation n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 152-1 du code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A visant à l'annulation de la délibération du 7 octobre 2021 par laquelle le conseil municipal de Cerbère a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a d'abord donné acte des désistements du syndicat des copropriétaires, de Mme C et de M. B. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation au regard de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme, estimant que l'inventaire des capacités de stationnement était suffisamment précis. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Hérault avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D, ressortissante brésilienne mariée à un Français, et l'avait obligée à quitter le territoire. La juridiction a estimé que, bien que la communauté de vie antérieure au mariage ne soit pas établie depuis juillet 2022, Mme D justifiait d'une vie commune effective avec son époux depuis septembre 2023, soit plus de six mois avant le mariage célébré le 5 mars 2024. En application des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette communauté de vie remplissait les conditions pour obtenir un titre de séjour, sans exiger de visa de long séjour. Le tribunal a donc annulé les décisions de refus, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en estimant que M. A ne justifiait pas du sérieux de ses études, faute de progression et d'inscription continue, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté, l'intéressé ne faisant état d'aucune circonstance particulière justifiant une régularisation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. D C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 19 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et complet de sa situation. Il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision d'interdiction de retour pour six mois a également été validée, le requérant ne démontrant pas d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) visant à désigner un expert pour constater l'état initial des immeubles riverains avant des travaux de comblement d'une ancienne mine au Pradal. Cette mesure, fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour prévenir d'éventuels litiges. La mission de l'expert est limitée à la période des travaux et ne peut s'étendre à l'après-chantier, ce qui conduit au rejet partiel des conclusions du BRGM.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Torreilles, a ordonné une expertise d'un immeuble situé rue Alsace-Lorraine présentant des désordres. La procédure est fondée sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, en lien avec l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour constater l'état du bâtiment, évaluer l'existence d'un péril grave et imminent pour les occupants, et proposer des mesures conservatoires. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise judiciaire afin de prévenir un risque pour la sécurité publique.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen réel de sa situation, et la violation des règlements européens "Dublin III" et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement n°604/2013/UE et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée. Il a également jugé que la situation de M. B, ayant fait l'objet d'un entretien individuel, ne démontrait pas une erreur manifeste d'appréciation ou une méconnaissance des textes applicables, notamment l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Lunel, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé avenue du général Sarrail, dont le balcon présente un risque d'effondrement. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger. La solution retenue est la désignation d'un expert avec une mission de constat et de proposition de mesures provisoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 26 avril 2021 après le 30 juin 2021. Le tribunal a annulé la décision du 4 janvier 2023 et le rejet du recours gracieux, en se fondant sur les articles L. 822-1 et L. 822-4 du code général de la fonction publique. Il a jugé que l'administration s'était fondée sur un avis médical non spécialisé pour écarter le lien direct entre l'accident et l'incapacité, alors que l'expertise du docteur A, rhumatologue et médecin agréé, établissait que les soins et arrêts jusqu'au 9 mars 2022 étaient imputables au service. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées, avec injonction de réexaminer la situation de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient leur imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de 2018. Cette imposition faisait suite à la requalification par l'administration fiscale de la cession d'un bien immobilier par leur SCI à un prix inférieur à sa valeur vénale, considérée comme un acte anormal de gestion et un revenu distribué. Les requérants soutenaient notamment que le fait générateur de l'imposition était la vente intervenue en 2016 et que le droit de reprise était prescrit. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale. La décision s'appuie sur les articles 12, 109 et 110 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de Mme A et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que Mme A ne justifiait pas de sa qualité d'étudiante, alors qu'elle avait produit un contrat de formation et un certificat de scolarité, et que son statut provisoire d'auditeur libre était une simple formalité administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne le renouvellement du titre à la réalité et au sérieux des études poursuivies.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le défaut d'examen réel de sa situation. Il a également jugé que la requérante ne démontrait pas de défaillance systémique des procédures d'asile en Lituanie ni de risque de traitement inhumain ou dégradant. La décision se fonde sur le règlement "Dublin III" (n°604/2013/UE) et les articles L. 572-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.