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Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée. Il a également jugé que la situation de M. B, ayant fait l'objet d'un entretien individuel, ne démontrait pas une erreur manifeste d'appréciation ou une méconnaissance des textes applicables, notamment l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Lunel, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé avenue du général Sarrail, dont le balcon présente un risque d'effondrement. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger. La solution retenue est la désignation d'un expert avec une mission de constat et de proposition de mesures provisoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SAS ATE FORMATION, en redressement puis liquidation judiciaire, d’une contestation de rappels de TVA d’un montant total de 1 871 081 euros pour la période 2020-2021. La société contestait la méthode de l’administration qui s’était fondée sur des factures qu’elle avait elle-même jugées dépourvues de valeur probante lors d’un contrôle sur les bénéfices industriels et commerciaux, et soutenait que les prestations facturées par la société CGI ESPANA n’avaient jamais été exécutées, empêchant toute autoliquidation de la TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait légalement reconstitué les bases d’imposition à partir des factures émises par la société, et a constaté un non-lieu à statuer sur les pénalités et intérêts, ceux-ci ayant déjà été annulés ou remis par une décision du 5 décembre 2022. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la TVA et à la procédure de rectification.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Card Services Consulting, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2016. La société soutenait que la proposition de rectification était insuffisamment motivée et que le rehaussement aurait dû être rattaché à l'exercice clos en 2017, conformément à ses statuts. Le tribunal a écarté le premier moyen, jugeant que la motivation d'une proposition de rectification ne dépend pas du bien-fondé des motifs retenus. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans que le tribunal ne se prononce explicitement sur le second moyen dans l'extrait fourni. Les textes appliqués sont l'article L. 76 du livre des procédures fiscales et l'article 209 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient leur imposition supplémentaire au titre de l'année 2016. Cette imposition résultait de la requalification en abus de droit, sur le fondement de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, d'une soulte perçue lors d'un échange de titres, que l'administration avait sortie du régime de report d'imposition. Le tribunal a jugé que la stipulation de cette soulte, qui ne répondait pas à un motif économique valable autre que fiscal, constituait un abus de droit, et a écarté la demande de renvoi préjudiciel à la CJUE. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient leur imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de 2018. Cette imposition faisait suite à la requalification par l'administration fiscale de la cession d'un bien immobilier par leur SCI à un prix inférieur à sa valeur vénale, considérée comme un acte anormal de gestion et un revenu distribué. Les requérants soutenaient notamment que le fait générateur de l'imposition était la vente intervenue en 2016 et que le droit de reprise était prescrit. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale. La décision s'appuie sur les articles 12, 109 et 110 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de méconnaissance des articles R. 425-11 et L. 611-1 5° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire disposait d’une délégation régulière et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, l’arrêté préfectoral a été validé dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI LA POLLA, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Perpignan du 12 janvier 2023 ordonnant la démolition de son immeuble pour péril imminent. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché de rétroactivité illégale et que le maire avait pu légalement ordonner la démolition sur le fondement de ses pouvoirs de police générale (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales), en raison d'une situation d'extrême urgence et d'un péril particulièrement grave et imminent, justifié par des expertises. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Gers du 22 novembre 2024 ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de l'intéressé, présentée après une décision d'éloignement, avait pour seul but de faire échec à son exécution, conformément à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'atteinte au droit au recours effectif, estimant que la décision était régulière et proportionnée.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, agent du CCAS de Villeneuve-Les-Béziers, qui contestait les arrêtés fixant la consolidation de son accident de service au 7 février 2020 et son placement en congé maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la fixation de la date de consolidation reposant sur des considérations médicales. Il a également estimé que Mme B n'apportait pas de contestation sérieuse à la date retenue par l'expert. Enfin, le tribunal a écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la méconnaissance de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et au défaut de saisine du conseil médical.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande indemnitaire de M. B, propriétaire de logements à Antugnac. Celui-ci réclamait réparation pour le préjudice financier résultant de l’annulation d’un arrêté de péril imminent pris par le maire le 11 mars 2020. Le tribunal a reconnu que l’illégalité de cet arrêté constituait une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Toutefois, il a estimé que le lien de causalité entre cette illégalité et la perte de loyers n’était pas établi, compte tenu des risques et désordres préexistants constatés par des expertises, rendant impossible la location des biens indépendamment de l’arrêté annulé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société PhaseView SARL, qui contestait un titre exécutoire émis par l’université de Montpellier pour le remboursement d’un trop-perçu de subventions européennes. Le tribunal a jugé que le titre était régulier, car le courrier d’accompagnement du président de l’université permettait d’identifier l’auteur de la décision, et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées dans les échanges antérieurs. La demande de décharge de la somme de 34 619,79 euros a donc été rejetée, sans que soit examiné le fond de la créance. La décision s’appuie sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a examiné la demande de Mme C visant à suspendre une décision de la CAF de l'Hérault rejetant sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge a constaté que l'indu était soldé depuis janvier 2024 et qu'aucune retenue n'était plus effectuée, ce qui faisait obstacle à la condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, enseignant contractuel, qui demandait la condamnation de l'État et de l'agent comptable du lycée Georges Pompidou pour des saisies sur salaires consécutives à des loyers impayés. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l'agent comptable relevaient de la compétence du juge judiciaire et non administratif. Concernant l'État, les moyens relatifs à la régularité formelle de la saisie administrative à tiers détenteur (défaut de notification et de mise en demeure) relèvent également du juge judiciaire. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration dans le recouvrement de la créance, celle-ci étant certaine et exigible, et a donc rejeté l'ensemble de ses demandes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'indemnisation par le centre communal d'action sociale (CCAS) de Sète pour rupture fautive d'une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que le courrier du 12 août 2021, informant Mme B de son recrutement à compter du 11 octobre 2021, constituait un engagement ferme et inconditionnel, et que son annulation ultérieure était fautive. En conséquence, le CCAS de Sète a été condamné à verser 11 368 euros à Mme B pour son préjudice financier, ainsi que 2 000 euros pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d'existence, avec intérêts au taux légal. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme Mateo, secrétaire de mairie, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 23 décembre 2021 prolongeant sa suspension conservatoire. Le tribunal a constaté que cette prolongation avait été implicitement abrogée par le placement de l’agent en congé de maladie ordinaire à compter du 10 janvier 2022, conformément à l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la légalité de la décision attaquée, celle-ci n’ayant reçu aucun commencement d’exécution. Les conclusions des parties au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à France Travail d'ouvrir ses droits à indemnisation chômage et de contraindre le département de l'Hérault à rectifier ses bulletins de salaire. Le juge a constaté que les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage, servies par France Travail pour le compte de l'organisme gestionnaire, relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire et non administrative, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A, agent technique d’un EHPAD, d’une demande de versement du complément de traitement indiciaire à compter du 1er septembre 2020. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CCAS de Servian, estimant que la décision implicite de refus n’était pas confirmative d’une décision antérieure devenue définitive. Cependant, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été jugées tardives, car présentées après l’expiration du délai de recours contentieux. La décision statue sur la base des lois n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 et n° 2022-1157 du 16 août 2022, ainsi que du décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Aude l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation concernant l'obligation de quitter le territoire français, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. S'agissant de l'interdiction de retour, il a estimé que sa durée d'un an n'était pas disproportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et de l'absence de liens stables de l'intéressé avec la France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B, assistante d'éducation, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 juillet 2022 du principal du collège Victor Hugo l'interdisant d'accès à l'établissement. Le tribunal a jugé que cette mesure conservatoire, prise sur le fondement des articles L. 421-3 et R. 421-12 du code de l'éducation pour faire face à des difficultés graves de fonctionnement, n'est ni une sanction ni une mesure de police soumise à une obligation de motivation. Il a également estimé que l'absence d'information préalable des autorités, formalité postérieure à la décision, n'affecte pas sa légalité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.