20 838 décisions disponibles — page 403/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Lunel, a ordonné une expertise judiciaire pour constater les désordres d’un immeuble situé rue de la Libération, présentant un risque d’effondrement. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé d’examiner les lieux, de déterminer l’existence d’un péril grave et imminent pour la sécurité des occupants, et de proposer des mesures de nature à y remédier. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, ressortissant espagnol, demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler en France pour trois ans. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle et grave pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, condamné pour violences sur sa conjointe et ses enfants. Il a également écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de vice de notification, et a jugé que la mesure d'éloignement était légale au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait la délivrance sous astreinte du certificat d'immatriculation de son véhicule. Le juge estime que la mesure sollicitée, bien que présentant un caractère d'urgence, ne constitue pas une mesure provisoire ou conservatoire relevant de ses pouvoirs. En conséquence, la demande est rejetée comme mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Les frais de justice sont également rejetés.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Gouttière Alu Méditerranée. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au ministère de l'intérieur et à l'agence nationale des titres sécurisés de lui remettre le certificat d'immatriculation de son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à obtenir un titre définitif, ne présentait pas un caractère provisoire ou conservatoire et n'entrait donc pas dans le champ des pouvoirs du juge des référés. La demande a été rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 29 novembre 2024, du désistement pur et simple de la SARL Serra Architectes dans le litige l’opposant à la communauté de communes Pyrénées Catalanes. La requérante demandait l’annulation du rejet de sa demande de paiement d’honoraires complémentaires et la condamnation de la collectivité à lui verser 27 500 euros. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et les conclusions de la communauté de communes au titre des frais de procédure ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lunel visant à faire constater les désordres d’un immeuble situé boulevard Lafayette, présentant un risque pour la sécurité publique. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour examiner les lieux, évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à y remédier. L’expert devra déposer son rapport dans les meilleurs délais.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne sans hébergement avec son mari et ses deux fils mineurs. La requérante sollicitait une injonction au préfet de l'Hérault de lui fournir un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité et les appels au 115, Mme B ne justifiait pas d'une vulnérabilité extrême caractérisée par des éléments médicaux ou sociaux suffisants, par rapport à d'autres familles dans une situation similaire. En conséquence, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a pas été retenue, et la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E dirigée contre le permis de construire délivré à l'OPH Hérault Logement pour la construction de 53 logements à Frontignan. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'établir que le projet affecterait directement ses conditions de jouissance de son bien. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 10 janvier 2023 par laquelle le maire d'Aspiran a refusé le raccordement électrique d'une antenne relais de la société TDF. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'incompétence, l'auteur de l'acte ne justifiant d'aucune délégation de signature régulière. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de la société requérante. La solution se fonde sur l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A contestant le refus de permis d'aménager opposé par le maire d'Arboras. Le requérant soutenait qu'un permis tacite était né, mais le tribunal a jugé que l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, assorti de prescriptions, faisait obstacle à cette naissance en application des articles R. 424-3 du code de l'urbanisme et L. 632-2 du code du patrimoine. Par conséquent, le refus de permis n'était pas un retrait illégal, et le maire était en situation de compétence liée pour le refuser. La requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Saint-Laurent de la Salanque plaçant Mme A, puéricultrice, en congé maladie ordinaire. La requérante sollicitait le maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme A de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du maintien de son plein traitement. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par des riverains, a examiné la légalité d’un permis de construire délivré par le maire de Frontignan-la-Peyrade à l’OPH Hérault Logement pour un ensemble de 53 logements. Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’incompétence de l’auteur de l’acte, à l’insuffisance du dossier de demande, et à la méconnaissance des articles UB4, UB6, UB7, UB10, UB11 et UB13 du règlement du plan local d’urbanisme, ainsi que des articles L. 121-13 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Clermont-l'Hérault. Cette mesure vise à constater l'état initial des propriétés riveraines avant des travaux de démolition partielle et de transformation de l'ancienne école Jean Vilar. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour préserver les droits des parties. Un expert a été désigné pour réaliser des constats avant et pendant les travaux, et pour déterminer, le cas échéant, les causes et l'étendue des dommages.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur le recours pour excès de pouvoir de M. A contre l'opposition du maire de Sigean à sa déclaration préalable pour un abri de jardin. Faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette la demande de la commune au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Prades du 22 juin 2022, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de travaux déposée par la SCI Vela Luka. Par un mémoire du 15 novembre 2024, le requérant s’est désisté de son action. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise complémentaire à la demande d’ACM Habitat, visant à constater l’état intérieur d’un immeuble riverain avant et pendant des travaux de démolition-reconstruction de logements sociaux à Castries. Cette mesure, fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour prévenir d’éventuels litiges. La mission de l’expert inclut la description de l’état initial, l’identification des dommages potentiels en cours de chantier, et la proposition de mesures de sauvegarde. En revanche, la demande d’intervention de l’expert après l’achèvement des travaux a été rejetée, la mission étant limitée à la période d’exécution des travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut de motivation et d’erreur de fait, jugeant que le préfet avait correctement apprécié la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’interdiction de retour, dont l’illégalité n’est pas établie. Cette décision s’appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Hérault. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la vie privée et familiale, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA et de la convention franco-camerounaise.