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Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l'État à verser 9 800 euros à Mme Guemar, greffière, en réparation des préjudices extra-patrimoniaux résultant de maladies professionnelles (MP57 B et C). La responsabilité sans faute de l'État a été retenue sur le fondement de la jurisprudence Moya-Caville, permettant une indemnisation complémentaire au forfait prévu par les articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a estimé que les souffrances physiques et morales, ainsi que les préjudices esthétiques ou d'agrément, justifiaient cette somme, déduction faite d'une provision déjà versée. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé le compte rendu d’entretien professionnel (CREP) de Mme Lucas, greffière, pour l’année 2021. La requérante soutenait que l’entretien n’avait pas été conduit par son supérieur hiérarchique direct, en méconnaissance des articles 2 et 4 du décret du 28 juillet 2010. Le ministre de la justice, mis en demeure de produire des observations, n’ayant pas répondu, il est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a donc jugé la procédure irrégulière et annulé le CREP sans examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, secrétaire de mairie, qui contestait son exclusion de fonctions pour trois jours prononcée par le maire de Laurens. La décision a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les griefs (non-respect des horaires, utilisation irrégulière de la carte bancaire, inscriptions non validées et propos irrespectueux) étaient établis. La sanction, relevant du premier groupe, a été jugée proportionnée aux fautes commises. En application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des principes généraux de la fonction publique, la requête a été rejetée et Mme C a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation du préfet de l'Hérault du 28 juin 2024. Le requérant soutenait avoir fourni tous les justificatifs, notamment un certificat de langue française, mais le préfet avait fondé son refus sur l'absence de cette pièce. Le juge a estimé que ce moyen était inopérant ou insuffisamment étayé, car la régularisation ne pouvait intervenir devant le juge. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, invitant M. A à déposer une nouvelle demande auprès de l'administration.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de la Sas Siemens Lease Services comme portée devant une juridiction incompétente. La société demandait la condamnation de la commune de Corbère-Les-Cabanes au paiement de loyers et la restitution de matériels de reprographie loués. Le juge a estimé que le contrat de location, d’une durée de 63 mois et d’un montant mensuel de 99 euros, ne faisait pas participer la société à l’exécution d’un service public et ne comportait pas de clauses exorbitantes du droit commun. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le litige relève donc du juge judiciaire.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de recours amiable de la CAF de l'Hérault lui accordant une remise partielle de 50 % sur une dette de prime d'activité. La requérante demandait une remise totale, invoquant son incapacité à rembourser en raison de dettes cumulées. Le tribunal a jugé que la requête, introduite via le formulaire "Télérecours citoyens", ne comportait que des moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, faute pour Mme B de produire des éléments justifiant sa situation de précarité. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans audience.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par l’EURL Derrière la magie contre le refus du préfet de la région Occitanie d’enregistrer la société comme prestataire de formation, s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant les articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, relatif à une activité professionnelle, relevait du tribunal administratif de Nîmes, dans le ressort duquel se situe le siège de l’entreprise (Gard). Par ordonnance du 26 septembre 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Montpellier a donné acte du désistement de Mme D et M. C, qui contestaient la décision de la rectrice de l'académie de Montpellier du 14 juin 2024 maintenant leur fils en classe de seconde. Le juge des référés avait précédemment rejeté leur demande de suspension pour défaut de moyen sérieux. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants, n'ayant pas confirmé le maintien de leur recours en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, sont réputés s'être désistés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le changement d'orientation de M. B, passant d'un master en aquaculture à une formation en développement web à distance, ne constituait pas une progression cohérente dans son cursus. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance du titre au caractère réel et sérieux des études.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B qui demandait la remise de dettes de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. La requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les justificatifs détaillés de ses ressources et charges, nécessaires pour apprécier sa bonne foi et sa situation de précarité. En application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, le juge ne peut se prononcer sur la demande de remise sans ces éléments. La requête est donc rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait trois titres de recette émis par FranceAgriMer pour le remboursement d’une aide au repeuplement apicole. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : les titres, notifiés le 9 avril 2021 avec mention des voies et délais de recours, n’ont fait l’objet d’un recours gracieux qu’en juin 2022, soit au-delà du délai de deux mois. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la demande a donc été rejetée sans examen au fond. Aucune somme n’a été mise à la charge de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI La Chataigneraie contestant le refus de permis d'aménager pour neuf lots à bâtir sur la commune de Tourbes. Le maire était en situation de compétence liée, car le préfet avait émis un avis conforme défavorable estimant que le projet se situait en dehors des parties urbanisées de la commune, en application des articles L. 111-3 et L. 422-5 du code de l'urbanisme. Les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme sans influence sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de notification conditionnelle de sa bourse universitaire pour l’année 2023/2024. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 26 septembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. et Mme A contestant une décision de la CAF de l'Aude qui n'avait que partiellement accordé une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 985,32 euros. Les requérants, invités à régulariser leur requête en produisant des justificatifs de leurs ressources et charges, n'ont pas répondu. Le tribunal a estimé que, bien que la condition de bonne foi fût remplie, l'absence de ces justificatifs ne permettait pas d'apprécier la précarité de leur situation, condition nécessaire à une remise de dette. La requête a donc été rejetée comme manifestement non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative et de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) était inopérant, la requérante n'ayant pas été privée de la possibilité de présenter ses observations avant la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant d'octroyer les conditions matérielles d'accueil à l'enfant B A, une mineure née en France. Le juge estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité de l'enfant et de sa famille, qui se trouvaient dans une situation de précarité extrême (absence de ressources, difficultés d'alimentation). La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant un refus.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. B n'avait pas respecté les exigences liées à l'asile en présentant une nouvelle demande après avoir été transféré en Italie. La procédure de cessation, incluant la mise en demeure et la prise en compte de la vulnérabilité du requérant, a été jugée régulière. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme B A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui accorder une aide financière pour les enfants de harkis, fondée sur le décret n°2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal constate que cette requête, enregistrée le 3 mai 2023, constitue en réalité un simple complément à une requête identique déjà déposée le 14 avril 2023 et toujours en instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il ordonne qu’il n’y a pas lieu de statuer sur cette seconde requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’université Paul Valéry Montpellier 3 prononçant son ajournement en première année de licence. La requérante s’est désistée de son instance par un acte enregistré le 18 septembre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la formation de jugement a donné acte du désistement par ordonnance du 26 septembre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet de l'Aude refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un ressortissant turc en situation régulière, de la naissance de leurs deux enfants en France et de l'activité professionnelle établie de son époux. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.