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Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre le rejet de sa demande d’indemnisation par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 312-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Grenoble, lieu de résidence de la requérante. Par ordonnance du 25 septembre 2024, le dossier a été transmis à cette juridiction pour qu’elle statue en premier ressort.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, aide-soignante, afin d'évaluer l'étendue des préjudices subis suite à son accident de service du 3 juin 2022. La juridiction a considéré que cette mesure était utile pour un éventuel futur litige indemnitaire, rejetant l'argument de l'EHPAD Coste Baills selon lequel la demande était prématurée. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'expertise utile. L'expert désigné devra notamment déterminer l'imputabilité des séquelles à l'accident et évaluer les différents préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi par la société DRAPO d’une demande de condamnation de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) au versement d’une subvention MaPrimeRénov', se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige, portant sur des travaux réalisés dans une habitation située à Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône), relève de la compétence du tribunal administratif de Marseille en application des articles R. 312-1 et R. 312-7 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne le renvoi du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé provision sur requête de la SAS Apave Sudeurop, était saisi d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Narbonne au paiement d'une provision de 5 427 euros pour des prestations de formation professionnelle. En cours d'instance, les parties ont transigé et réglé le litige à l'amiable. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles présentée par la société requérante a également été rejetée.
Suspension d'une note de service du directeur du centre pénitentiaire de Béziers relative à la reprise du travail après un arrêt maladie. Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête de l'UFAP UNSA justice. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la demande, le syndicat requérant n'ayant pas présenté de requête au fond en annulation, condition préalable imposée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le maire de Montferrier-sur-Lez s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public à la couverture du territoire par le réseau mobile. Il a également retenu que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société civile immobilière Du Bécou d’un recours en excès de pouvoir contre l’opposition du maire de Castelnaudary à une déclaration préalable de travaux de réhabilitation d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la nouvelle déclaration préalable, visant à créer un logement de trois pièces, n’était pas purement confirmative de la précédente. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d’opposition et le rejet du recours gracieux, jugeant que la commune avait commis une erreur d’appréciation en considérant que les travaux constituaient un changement de destination, alors que le bâtiment avait toujours un usage d’habitation. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme relatives aux déclarations préalables et aux changements de destination.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, notamment au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé, de sa situation familiale et de la présence de son père en Algérie.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C... contre la décision de l'inspectrice du travail du 16 juillet 2021 autorisant son licenciement pour faute, ainsi que les décisions de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une insuffisance de motivation, une erreur de fait et d'appréciation, et un lien entre le licenciement et son mandat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision d'autorisation était régulière et que les faits reprochés, tenant à des critiques répétées des décisions de la direction, constituaient une faute d'une gravité suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 3 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la carence fautive de l’État à le reloger, après que la commission départementale de médiation l’a reconnu prioritaire le 9 novembre 2021. Le tribunal a jugé que la carence de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais a rejeté la requête en estimant que la difficulté à trouver un logement T5 accessible et le relogement des parents du requérant avant juillet 2022 atténuaient la faute. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours de M. B A contestant le refus de la Présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles (article L. 241-3) et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d'attribution basés sur une réduction importante de la mobilité pédestre (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a informé les parties qu'il pourrait prononcer une injonction de délivrance de la carte.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, adjoint technique de la commune du Barcarès, qui demandait la condamnation de la commune à lui verser 4 876,64 euros en réparation des préjudices liés au refus de régulariser sa situation. Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune faute, car le placement initial en congé de maladie ordinaire avec demi-traitement était légal, et l’arrêté ultérieur de placement en congé longue maladie avec plein traitement à compter de la même date n’avait pas d’effet rétroactif sur les droits déjà liquidés. La solution retenue s’appuie sur l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, qui distingue les régimes de rémunération selon le type de congé.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Hérault. En cours d'instance, le préfet a pris une décision favorable le 17 septembre 2024, accordant un titre de séjour valable jusqu'au 15 mai 2025. Les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet, et les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait l'invalidation d'une épreuve théorique du permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle se bornait à transmettre un recours hiérarchique sans exposer de moyens ni de conclusions aux fins d'annulation, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation de l'Hérault. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, celui-ci ne s'appliquant pas aux États membres. Il a ensuite jugé que la commission n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation concernant la situation de handicap de la requérante, au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, assistante familiale, contestant la restriction de son agrément de trois à deux places d'accueil par le conseil départemental de l'Aude. La requérante invoquait l'urgence liée à une diminution de salaire et des charges fixes importantes. Le juge a estimé que la baisse de rémunération, portant le salaire à environ 4 500 euros, ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, compte tenu de la brièveté de son séjour et de la situation irrégulière de son époux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée pour les situations d'urgence. Elle a également rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant à M. C une autorisation préalable pour une formation d'agent de protection des navires en mer. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte et erreur de droit concernant l'absence de condamnation pénale) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car le signataire disposait d'une délégation de signature valide. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision a été rendue sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme.