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Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme C et M. D, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Aude refusant leur demande de titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en jugeant que les études de M. A n'étaient pas sérieuses, en raison de ses échecs répétés et de ses résultats insuffisants, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du maire de Balaruc-le-Vieux refusant de mettre en conformité des constructions édifiées par la SCI La Coutteline avec les permis de construire délivrés. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les constructions situées au 8 avenue de Sète, la commune ayant délivré un permis de construire modificatif régularisant les irrégularités signalées. Pour les constructions au 3 rue du Pressoir, le tribunal a jugé que les infractions étaient prescrites en application des articles L. 480-4 du code de l’urbanisme et 8 du code de procédure pénale, la déclaration d’achèvement des travaux datant de 2013. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A E d’une demande d’exécution du jugement du 22 juin 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant au préfet de l’Hérault de lui délivrer un titre “vie privée et familiale”. En cours d’instance, le préfet a délivré un titre de séjour valable du 19 juillet 2024 au 18 juillet 2025, exécutant ainsi le jugement. La requête est donc devenue sans objet, et le tribunal constate un non-lieu à statuer. L’État est condamné à verser 1 500 euros à M. A E au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 8 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'obligation de quitter le territoire, la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de titre par le préfet du Val-d'Oise ayant implicitement abrogé cette mesure. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens d'annulation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de M. E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 13 mai 2024 refusant son titre de séjour en tant que membre de famille d’un bénéficiaire de protection subsidiaire, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 423-23, L. 435-1, L. 412-5, L. 424-11, L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet du Gers du 24 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec son enfant français et sa compagne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A et M. E contre un arrêté du 29 juin 2023 par lequel le maire de Montarnaud avait accordé un permis d’aménager à la commune pour la création de six lots à bâtir. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 24 juin 2024, devenue définitive faute de contestation. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, le retrait ayant fait disparaître rétroactivement l’acte attaqué de l’ordonnancement juridique. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, la commune n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Viols-le-Fort du 29 avril 2022, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour l'installation d'une "tiny house" à usage d'habitation sur une parcelle agricole. Le tribunal a jugé que cet arrêté, qui retirait une décision tacite de non-opposition, était illégal car il n'avait pas été précédé de la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la décision d'opposition a été annulée. Le tribunal a également rejeté les demandes de substitution de motifs présentées par la commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 26 septembre 2024, du désistement pur et simple de la société TGT dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montpellier du 7 août 2023 fixant ses droits de terrasse. La société contestait la légalité de cette décision en invoquant notamment un vice d'incompétence et une atteinte à la liberté du commerce. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune de Montpellier au titre des frais de procédure (article L. 761-1 du code de justice administrative). Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des règles de procédure.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 13 avril 2023 du président de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, qui ne lui accordait qu’une indemnité de 5 000 euros au titre de la loi n°2022-229 du 23 février 2022 relative aux harkis. M. A estimait cette somme insuffisante et demandait 11 000 euros. Postérieurement à la requête, l’Office national des combattants et des victimes de guerre a versé un complément de 6 000 euros, portant l’indemnité totale à 11 000 euros. Le tribunal a constaté que les conclusions de M. A étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision de rejet tacite de sa demande de permis de construire un hangar agricole, prise par la commune du Bosc. Le requérant soutenait n’avoir jamais reçu la demande de pièces complémentaires, ce qui aurait dû faire naître un permis tacite. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la notification de la demande de pièces manquantes était régulière et que le délai d’instruction avait été valablement modifié. En conséquence, la décision de rejet tacite a été jugée légale, et les conclusions de M. B ont été rejetées, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Hérault du 20 décembre 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, le juge estimant que la situation personnelle et familiale de l'intéressé (mariage avec une résidente, naissance d'un enfant, intégration professionnelle) justifiait la délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour mention "vie privée et familiale". Les textes appliqués incluent l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation du refus de remise d’une dette de prime d’activité de 1 987,02 euros et l’octroi gracieux de cette remise. La requérante invoquait une erreur de déclaration et une situation de précarité, mais n’a pas fourni de justificatifs suffisants de ses ressources et charges, malgré une demande de régularisation. Le juge a estimé que le moyen tiré de la précarité financière n’était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de notification conditionnelle de sa bourse universitaire pour l’année 2023/2024. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 26 septembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par l’EURL Derrière la magie contre le refus du préfet de la région Occitanie d’enregistrer la société comme prestataire de formation, s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant les articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, relatif à une activité professionnelle, relevait du tribunal administratif de Nîmes, dans le ressort duquel se situe le siège de l’entreprise (Gard). Par ordonnance du 26 septembre 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant d'octroyer les conditions matérielles d'accueil à l'enfant B A, une mineure née en France. Le juge estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité de l'enfant et de sa famille, qui se trouvaient dans une situation de précarité extrême (absence de ressources, difficultés d'alimentation). La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant un refus.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme B A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui accorder une aide financière pour les enfants de harkis, fondée sur le décret n°2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal constate que cette requête, enregistrée le 3 mai 2023, constitue en réalité un simple complément à une requête identique déjà déposée le 14 avril 2023 et toujours en instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il ordonne qu’il n’y a pas lieu de statuer sur cette seconde requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (1ère chambre) a été saisi par M. B d’une demande d’exécution du jugement n° 1906216 du 9 décembre 2021, qui avait annulé son éviction et ordonné sa réintégration en tant qu’assistant socio-éducatif stagiaire. Le requérant estimait que le Département de l’Aude n’avait pas entièrement exécuté le jugement, notamment en refusant de lui verser des compléments de rémunération (treizième mois, chèques vacances, etc.) et de rembourser des sommes dues à Pôle emploi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le département avait procédé à la réintégration de l’agent et que les avantages réclamés (prime de service, chèques déjeuner, etc.) étaient liés à l’exercice effectif des fonctions, ne pouvant être attribués rétroactivement pour la période d’éviction. La décision s’appuie sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI La Chataigneraie contestant le refus de permis d'aménager pour neuf lots à bâtir sur la commune de Tourbes. Le maire était en situation de compétence liée, car le préfet avait émis un avis conforme défavorable estimant que le projet se situait en dehors des parties urbanisées de la commune, en application des articles L. 111-3 et L. 422-5 du code de l'urbanisme. Les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme sans influence sur la légalité de la décision.