Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401353(TA45-2401353)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du ministre des armées. Il a ordonné une expertise pour décrire et analyser les désordres d'infiltrations affectant la toiture du bâtiment d'instruction spécialisé "SYGMA" à Saran, en déterminer les causes, évaluer les travaux réparatoires et leur coût, et fournir des éléments techniques pour l'éventuel partage des responsabilités. La mesure a été déclarée utile pour un futur contentieux, et la procédure a été rendue opposable aux assureurs des sociétés mises en cause (MMA IARD, SMABTP).
N° TA45-2403559(TA45-2403559)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi en référé suspension par Mme C, ressortissante marocaine, contre la décision du préfet du Cher du 18 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. La requérante invoquait l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation, des erreurs de fait, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2402693(TA45-2402693)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant malien, dirigées contre un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 8 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, et contre un arrêté du 26 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a considéré que le refus de séjour était légal, notamment au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA, et que l'obligation de quitter le territoire français et l'assignation à résidence n'étaient pas entachées d'illégalité. Les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA45-2402988(TA45-2402988)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait sa mise à la retraite d'office pour invalidité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, l'avis consultatif du conseil médical n'est pas une décision faisant grief, et le tribunal ne peut ni attribuer une pension ni adresser des injonctions hors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du même code.
N° TA45-2402410(TA45-2402410)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a disjoint les conclusions dirigées contre le refus de séjour, les renvoyant à une formation collégiale, et s’est prononcé uniquement sur l’obligation de quitter le territoire français. Il a rejeté la requête, estimant que la décision d’éloignement était légale au regard des articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la mesure d’éloignement, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.
N° TA45-2403707(TA45-2403707)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 8 août 2024 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant s'étant lui-même placé dans une situation d'urgence en commettant une infraction alors qu'il ne lui restait que deux points. Les arguments professionnels et familiaux avancés n'ont pas été jugés suffisamment graves et immédiats pour justifier une suspension.
N° TA45-2403635(TA45-2403635)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue le 6 septembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté du préfet du Cher lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal Administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le requérant résidait à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. La solution retenue est le renvoi du dossier à la juridiction compétente, sans examen au fond.
N° TA45-2101762(TA45-2101762)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B D, praticien hospitalier, contestant son reclassement au 10ème échelon de son grade par un arrêté du 12 octobre 2020. Le requérant invoquait un vice d'incompétence, une méconnaissance du principe d'égalité et une discrimination indirecte fondée sur l'âge, ainsi que le caractère de sanction disciplinaire déguisée de la décision. Le tribunal a jugé le moyen d'incompétence manifestement infondé, la directrice générale du centre national de gestion étant compétente pour les actes de gestion de carrière. Les autres moyens ont été écartés comme ne présentant plus de questions nouvelles à juger, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et de la décision du Conseil d'État du 28 octobre 2022.
N° TA45-2101688(TA45-2101688)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme E, praticienne hospitalière, contestant son reclassement au 10ème échelon de son grade par un arrêté du 12 octobre 2020 pris en application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte était manifestement infondé, le directeur général du centre national de gestion étant compétent pour les actes de gestion de carrière. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la violation du principe d’égalité, à la discrimination indirecte fondée sur l’âge et au caractère de sanction disciplinaire déguisée, ont été écartés comme ne présentant plus de questions nouvelles au regard de la décision du Conseil d’État du 28 octobre 2022. La requête a donc été rejetée en application des articles R. 222-1 (5° et 6°) du code de justice administrative.
N° TA45-2101562(TA45-2101562)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, contestant son reclassement au 10ème échelon suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe d'égalité de traitement entre fonctionnaires d'un même corps. Le tribunal a estimé que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après l'entrée en vigueur du décret était inhérente à la succession des règles dans le temps et non contraire au principe d'égalité. Il a également jugé que les modalités de reclassement prévues par le décret n'entraînaient aucune inversion illégale dans l'ordre d'ancienneté au sein du corps. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en se référant à une décision du Conseil d'État du 28 octobre 2022 ayant déjà tranché des questions identiques.
N° TA45-2101207(TA45-2101207)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 5 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l'annulation d'un arrêté du 12 octobre 2020 de la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers, qui reclassait l'intéressé au 1er échelon de son grade à compter du 1er octobre 2020. La solution retenue est un désistement d'instance, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2101509(TA45-2101509)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, praticienne hospitalière, contestant son reclassement au 1er échelon de son grade suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. La requérante invoquait une violation du principe d'égalité de traitement entre fonctionnaires d'un même corps. Le tribunal, s'appuyant sur la décision du Conseil d'État du 28 octobre 2022, a jugé que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après l'entrée en vigueur du décret est inhérente à la succession des règles et non contraire au principe d'égalité. Il a également estimé que les modalités de reclassement n'ont pas créé d'inversion illégale dans l'ordre d'ancienneté. La requête a été traitée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2101537(TA45-2101537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, qui contestait son reclassement au 5ème échelon de son grade suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. Le tribunal a estimé que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après l'entrée en vigueur du décret était inhérente à la succession des règles dans le temps et ne violait pas le principe d'égalité. Il a également jugé que les modalités de reclassement prévues par le décret n'entraînaient aucune inversion illégale dans l'ordre d'ancienneté au sein du corps. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et la jurisprudence du Conseil d'État du 28 octobre 2022.
N° TA45-2101538(TA45-2101538)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, praticienne hospitalière, contestant son reclassement au 1er échelon de son grade suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. La juridiction a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté était manifestement infondé, la directrice générale du centre national de gestion étant compétente pour les actes de gestion de carrière. Les autres moyens soulevés, notamment la violation du principe d'égalité, la discrimination indirecte fondée sur l'âge et le caractère de sanction disciplinaire déguisée, ont été écartés comme ne présentant pas de questions nouvelles au regard de la jurisprudence du Conseil d'État.
N° TA45-2101360(TA45-2101360)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, praticienne hospitalière, contestant son reclassement au 4ème échelon de son grade suite à l'application du décret du 28 septembre 2020. La requérante invoquait une violation du principe d'égalité de traitement entre fonctionnaires d'un même corps. Le tribunal a statué par ordonnance, estimant que les questions soulevées étaient identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d'État le 28 octobre 2022. Il a jugé que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après la modification statutaire était inhérente à la succession des règles dans le temps et non contraire au principe d'égalité, et qu'aucune inversion illégale dans l'ordre d'ancienneté n'en résultait.
N° TA45-2101077(TA45-2101077)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, praticien hospitalier, contestant son reclassement au 10ème échelon de son grade suite à l'application du décret du 28 septembre 2020. Le juge a statué par ordonnance, considérant que la requête soulevait des questions identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d'État le 28 octobre 2022. Il a jugé que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après l'entrée en vigueur du décret est inhérente à la succession des règles dans le temps et ne viole pas le principe d'égalité. La solution retenue s'appuie sur le code de justice administrative (article R. 222-1) et la jurisprudence du Conseil d'État.
N° TA45-2101480(TA45-2101480)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A, praticienne hospitalière, qui contestait son reclassement au 8ème échelon suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considère que les questions soulevées sont identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d'État le 28 octobre 2022. Il juge que la différence de traitement entre agents recrutés avant et après l'entrée en vigueur du décret est inhérente à la succession des règles dans le temps et ne viole pas le principe d'égalité. La requête est donc rejetée.
N° TA45-2403551(TA45-2403551)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours de Mme D, ressortissante russe, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA) lors de sa demande de réexamen d'asile. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une violation de son droit d'être entendue et une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité en tant que mère de trois jeunes enfants. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, fondée sur les articles L. 551-15 et suivants du CESEDA, était régulière. Il a considéré que le refus automatique des CMA pour une demande de réexamen n'était pas contraire au droit de l'Union européenne et que la situation de la famille, hébergée jusqu'à la décision, ne démontrait pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation.
N° TA45-2403708(TA45-2403708)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B contestant la délibération du jury de l'examen professionnel pour le grade de major de police A et la décision de refus du préfet de la zone Ouest, s'est déclaré territorialement incompétent. Il a transmis l'affaire au Tribunal Administratif de Rennes, en application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, au motif que la décision attaquée émane du préfet de zone dont le siège est à Rennes.
N° TA45-2403578(TA45-2403578)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, contestant un arrêté du préfet d’Indre-et-Loire du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et l’assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était fondée sur l’entrée irrégulière et le maintien en situation irrégulière de l’intéressé, et que les moyens tirés d’erreurs de fait, d’erreur d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas établis. L’assignation à résidence a été jugée légale par voie de conséquence. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la Convention européenne des droits de l’homme.