Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301750(TA45-2301750)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par plusieurs associations et un particulier d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 avril 2023 autorisant l'usage de drones pour prévenir les rodéos urbains en Eure-et-Loir. Le préfet a retiré cet arrêté le 17 mai 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ordonnance du 13 septembre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes de frais de justice, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403562(TA45-2403562)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, qui contestait les arrêtés du préfet du Cher du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit à être entendu, et l'atteinte à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que les décisions étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA45-2403624(TA45-2403624)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet du Cher du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur les 1° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du séjour irrégulier de M. B et du rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour.
N° TA45-2403647(TA45-2403647)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante centrafricaine, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 19 août 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 732-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne reposait pas sur une erreur de fait. Il a également jugé qu'il n'y avait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 731-1 du même code, car l'éloignement de Mme B demeurait une perspective raisonnable, l'administration ayant engagé des démarches pour obtenir un laissez-passer consulaire. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2403710(TA45-2403710)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait les décisions du préfet d'Eure-et-Loir du 29 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, l'assignant à résidence et retirant son passeport. Le juge a estimé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de démontrer l'intensité de ses liens familiaux en France. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'assignation à résidence et au retrait du passeport, ont également été écartés comme infondés.
N° TA45-2403797(TA45-2403797)
**Sujet principal :** Refus d'autorisation d'instruction en famille pour un enfant (CM2) et atteinte aux libertés fondamentales (droit à l'éducation et liberté de choix du mode d'instruction). **Juridiction :** Tribunal administratif d'Orléans (juge des référés, ordonnance). **Solution retenue :** La requête est rejetée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a attendu le 11 septembre 2024 pour saisir le tribunal, alors que la décision de refus lui a été notifiée le 23 juillet 2024 et le rejet du recours administratif le 31 août 2024. L'absence de préparation à la rentrée scolaire ne constitue pas une circonstance particulière justifiant une intervention en urgence. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé liberté).
N° TA45-2403748(TA45-2403748)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a transmis l'affaire au Tribunal administratif de Toulouse, compétent car le requérant réside à Toulouse.
N° TA45-2403798(TA45-2403798)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Orléans, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui contestait le refus du recteur de l’académie d’Orléans-Tours de l’autoriser à instruire sa fille A en famille pour l’année 2024-2025. La juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante n’ayant pas saisi le juge dans un délai raisonnable après la notification de la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire le 31 août 2024, et n’ayant introduit sa requête que le 11 septembre 2024, soit après la rentrée scolaire. Par conséquent, la demande de suspension de la décision et d’injonction est rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA45-2403784(TA45-2403784)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'EARL de Vazelle. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de prendre des mesures pour limiter les dommages causés à ses cultures maraîchères par des cervidés, notamment par l'organisation d'une battue administrative ou un agrainage. Le juge estime que la gravité de l'atteinte à la liberté d'entreprendre n'est pas établie, faute d'éléments suffisants sur l'ampleur des dommages. Il juge également que le refus de battue administrative, fondé sur l'absence de mesures de protection préalables des cultures, n'est pas manifestement illégal au regard de l'article L. 427-6 du code de l'environnement.
N° TA45-2403728(TA45-2403728)
Refus de titre de séjour pour un ressortissant guinéen confié à l’ASE. Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale du 19 août 2024. Aucun des moyens soulevés (motivation insuffisante, défaut d’examen, violation de l’article 8 de la CEDH, erreur manifeste d’appréciation) n’est jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.
N° TA45-2401136(TA45-2401136)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de la préfète d'Indre-et-Loire d'autoriser le regroupement familial pour son enfant. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. N'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA45-2403664(TA45-2403664)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 1er septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français de M. D, un ressortissant algérien. La décision a été jugée entachée d'incompétence, car le préfet n'a pas démontré que la signataire, Mme A, était légalement de permanence le dimanche 1er septembre 2024, date de l'acte. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. D dans le système d'information Schengen.
N° TA45-2403541(TA45-2403541)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le Conseil national des activités privées de sécurité avait restitué sa carte professionnelle à M. B, rendant sans objet sa demande de suspension de la décision de retrait du 18 juillet 2024. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle et a rejeté sa demande de frais d'instance, faute de justificatif. Aucune mesure de suspension n'a donc été ordonnée.
N° TA45-2401822(TA45-2401822)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 12 mars 2024 limitant les horaires de scolarisation de son fils en Ulis. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 12 septembre 2024, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune solution au fond n'a donc été retenue.
N° TA45-2402484(TA45-2402484)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un refus de prise en compte d'une surcote de pension de retraite de l'État. Le requérant avait demandé l'annulation de la décision révélée par son titre de pension du 27 mai 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2402239(TA45-2402239)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé. Le requérant invoquait uniquement des craintes pour sa vie liées à des menaces familiales, sans fournir de justifications. Ce moyen a été jugé inopérant car sans lien avec les conditions de délivrance du titre de séjour fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donc rejeté la demande pour défaut de moyens recevables.
N° TA45-2302181(TA45-2302181)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'une requête en annulation d'un titre de perception de 10 347 euros émis pour un indu sur pension. En cours d'instance, l'administration a informé la requérante qu'elle pouvait conserver l'intégralité de sa pension, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ordonnance du 12 septembre 2024, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403666(TA45-2403666)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Celle-ci demandait la suspension de l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 12 juillet 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du CESEDA. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la décision contestée constituait un refus de première demande et non un refus de renouvellement, et que la requête au fond suspendait l'obligation de quitter le territoire français. Par conséquent, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2403606(TA45-2403606)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans justifier d'un motif légitime, notamment son état de santé, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la violation de la dignité humaine, fondé sur l'article 1er de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, a également été écarté. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2200051(TA45-2200051)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 juillet 2021 lui refusant une autorisation d'exploiter 40,06 hectares à Pont-de-Ruan. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 11 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En l'absence de dépens exposés, les conclusions de Mme B tendant à leur prise en charge par l'État ont été rejetées.