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Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 29 octobre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de M. A en France et du caractère non établi de ses attaches familiales. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation lié à l'état de santé de M. A, faute de justifier de soins nécessitant un aménagement de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante moldave, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de l'avis médical de l'OFII. Il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante n'a pas démontré qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Moldavie.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Silou, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2022 la mettant en demeure de réaliser des travaux de mise en conformité d’ouvrages hydrauliques au Moulin de Châtillon pour restaurer la continuité écologique sur la Seiche. La SCI soutenait que la commune de Noyal-Châtillon-sur-Seiche était propriétaire et responsable des ouvrages, mais le tribunal a jugé que la qualité de gestionnaire de l’ouvrage, reconnue à la SCI, suffisait à fonder la mise en demeure en application de l’article L. 214-17 du code de l’environnement. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, sans annulation ni condamnation de l’État.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de la SARL Coirall contestant le refus d'attribution de l'aide du fonds de solidarité pour les mois de janvier à avril 2021. La société soutenait que son activité principale était celle de débit de boissons, justifiant une aide majorée, et que l'administration avait ajouté illégalement un critère d'activité principale pour les mois de février à avril 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions attaquées ne faisaient pas grief et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de demande préalable. Il s'est fondé sur le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 et l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur les requêtes de M. B A, un kinésithérapeute du sport, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Le litige portait principalement sur le régime fiscal applicable aux dons effectués à des clubs sportifs, l'administration ayant appliqué la réduction d'impôt pour dons aux entreprises (article 238 bis du CGI) tandis que le requérant revendiquait celle pour dons aux associations (article 200 du CGI). Le tribunal a rejeté les conclusions de M. A, jugeant que les dons, versés dans le cadre de son activité professionnelle et en contrepartie de prestations (accès aux soins, visibilité), relevaient bien de l'article 238 bis. En conséquence, le surplus des demandes de décharge, notamment sur les frais de blanchisserie, de repas et de vêtements techniques, a également été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Côtes-d'Armor de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité n'était plus remplie, car postérieurement à la requête, le préfet d'Ille-et-Vilaine avait délivré à M. A une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 15 janvier 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus du préfet du Finistère d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement au motif que les conditions de fond n'étaient pas remplies, cette vérification relevant de l'instruction du dossier. En application des articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a annulé la décision du 26 mai 2023 et enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, le défaut de motivation, l'absence d'examen médical préalable et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a considéré que la décision était légalement justifiée au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par Mme A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le retrait de son titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance, désistement pur et simple dont le juge lui a donné acte. Le tribunal a admis Mme A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, conformément à l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, il a rejeté sa demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du CROUS de Rennes-Bretagne, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2023 d'un logement de la résidence universitaire Patton. La juridiction a retenu sa compétence, considérant que le litige relève du service public du logement étudiant. Constatant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, le juge a enjoint à M. A de quitter les lieux sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 7 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, a annulé cette décision. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article L. 541-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. A avait déposé une demande de réexamen de sa demande d’asile avant l’arrêté, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l’annulation des décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A B qui demandaient l'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Armel. Ce certificat refusait la division d'un terrain pour créer un lot à bâtir, en raison de sa proximité avec une exploitation agricole. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 410-1 et R. 410-14 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le refus était fondé sur l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime, qui impose une distance d'éloignement entre les constructions non agricoles et les bâtiments d'élevage, sans que les requérants ne démontrent d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par le préfet d'Ille-et-Vilaine sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a rejeté la demande d'expulsion de M. E, un ressortissant géorgien se maintenant dans un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) après le rejet définitif de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la mesure d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse, car l'administration n'avait pas proposé à M. E, qui justifiait d'une particulière vulnérabilité liée à son état de santé, une solution d'hébergement alternative, en méconnaissance des dispositions du 2° de l'article R. 552-15 du CESEDA. La condition d'urgence et d'utilité n'étant pas remplie, la requête préfectorale a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre un refus de carte professionnelle du CNAPS, ainsi que de conclusions indemnitaires. Le tribunal donne acte du désistement de M. A concernant ses conclusions en annulation. En revanche, les conclusions indemnitaires sont rejetées comme manifestement irrecevables, faute pour le requérant d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant un indu d'aide du fonds de solidarité de 1 500 euros pour janvier 2021. Le tribunal a jugé que la demande d'aide, déposée le 18 mai 2021, était tardive au regard du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, qui fixait la date limite au 31 mai 2020. En conséquence, le titre de perception émis le 30 novembre 2021 était fondé, et les conclusions en décharge, en annulation de la saisie administrative à tiers détenteur, indemnitaires et de remise gracieuse ont été déclarées irrecevables ou non fondées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2013, issues de la taxation d'office d'une plus-value immobilière. Le tribunal a jugé régulière la procédure de taxation d'office, estimant que la mise en demeure du 12 mai 2015 était valable et que l'administration n'avait pas méconnu son devoir de loyauté. Sur le fond, il a considéré que le bien cédé ne constituait pas la résidence principale du requérant au jour de la vente, excluant ainsi l'exonération prévue au 1° du II de l'article 150 U du code général des impôts, et a écarté la demande de prise en compte de travaux faute de justificatifs.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Keralex, qui demandait une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020. La société contestait la valeur locative de ses locaux commerciaux à Quimper, estimant que le local type n° 28 retenu par l'administration n'était pas comparable. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé n'était pas fondé, sans préciser les textes spécifiques appliqués au-delà des articles du code général des impôts et du code de justice administrative mentionnés. La solution retenue est le rejet de la demande.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un militaire radié des cadres, qui contestait son bulletin de notation pour l'année 2021 et la décision du ministre des armées du 18 juillet 2022 rejetant son recours préalable. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bulletin de notation, la décision du ministre s'y étant substituée. Sur la légalité externe, le moyen d'incompétence du signataire de la décision du 18 juillet 2022 a été écarté, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la contradiction alléguée entre la note chiffrée et l'appréciation générale n'était pas établie.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un officier de l'armée de terre, qui contestait le refus implicite puis explicite du ministre des armées de lui verser l'indemnité de sujétions d'absence opérationnelle pour des missions réalisées en février 2022. Le tribunal a jugé que les missions d'aide au commandement effectuées par le requérant ne relevaient pas des catégories ouvrant droit à cette indemnité, telles que définies par l'arrêté du 20 décembre 2021 fixant le référentiel opérationnel. Par conséquent, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à la modification des textes ont également été rejetées comme irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d’Ille-et-Vilaine. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 20 juin 2024, qui s’est substitué à la décision implicite de rejet, était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 435-1, L. 432-1-1 et L. 612-10), ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et de l’interdiction de retour de deux ans.