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Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 7 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure (absence d'entretien individuel et de remise des informations prévues à l'article 4 du règlement), et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, estimant que la procédure avait été régulière et que les risques allégués en cas de retour en Turquie n'étaient pas établis. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Le Mesnil, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 juillet 2022 par lequel le maire du Mesnil-Saint-Denis avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour un immeuble collectif de sept logements. Le tribunal a écarté le moyen de légalité externe tiré du défaut de mention des avis dans l'arrêté, estimant que cette omission était sans incidence sur la légalité de la décision. Sur la légalité interne, le tribunal a jugé que la société requérante ne démontrait pas l'illégalité des motifs de refus fondés sur les articles UCB 3, UCB 8 et UCB 12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). La demande de la SCI Le Mesnil a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de M. B C. Le juge constate que la commission de médiation a reconnu le demandeur comme prioritaire et devant être logé d'urgence le 11 octobre 2023, et que le délai de six mois pour lui proposer un logement adapté est expiré sans offre effective. En application de l'obligation de résultat pesant sur l'État, il enjoint à la préfète de l'Essonne de présenter une offre de logement (type T1-T2) à M. B C, sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, qui contestait la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que les conclusions de M. A, tendant à obtenir un aménagement de cette décision pour des raisons professionnelles et familiales, ne relevaient pas de l'office du juge administratif et étaient donc manifestement irrecevables. À supposer que la requête vise l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur, les moyens invoqués, fondés sur les conséquences personnelles de la mesure, ont été jugés inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur général de la CPAM de l’Essonne du 20 juin 2024 suspendant pour six mois son exercice conventionnel. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 6 août 2024, désistement auquel la CPAM a donné acte. Par ordonnance du 5 novembre 2024, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 7 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, avait été régulièrement suivie, l'Allemagne ayant accepté la reprise en charge de l'intéressé. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles 5 et 17 du règlement, ont été écartés, le tribunal considérant que l'entretien individuel avait été mené par une personne qualifiée et que la présence d'un oncle en France ne constituait pas un lien familial suffisant pour justifier l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la commune d'Aulnay-sur-Mauldre d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du département des Yvelines de lui verser une subvention de 76 806,56 euros pour des travaux de voirie. Le tribunal a d'abord relevé que la décision implicite de rejet de la demande de subvention, née du silence gardé pendant deux mois, était devenue définitive faute d'avoir été contestée dans le délai de recours contentieux de deux mois. Il a ensuite jugé que le recours gracieux formé par la commune après l'expiration de ce délai, tendant au retrait de cette décision, n'était pas recevable, car il ne s'agissait pas d'un cas de fraude. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré avoir accompli des démarches suffisantes pour obtenir un rendez-vous en préfecture, ni justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge. La décision rappelle que, pour les demandes de renouvellement, l'urgence est en principe constatée, mais qu'il incombe à l'étranger de prouver ses tentatives infructueuses d'obtention d'un rendez-vous, ce qui n'a pas été fait en l'espèce. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour mettre à jour son adresse et sa situation matrimoniale, et de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'elle disposait déjà d'un titre de séjour en cours de validité. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, conseiller municipal d'opposition, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de recouvrer le coût des moyens (adresses courriel, cartes de visite, frais de télécommunication) mis à disposition des élus avant la délibération du 24 mars 2022. Le tribunal a jugé que les dépenses litigieuses, notamment pour les adresses courriel, avaient été régularisées par cette délibération, qui fixe les modalités de prise en charge pour l'ensemble du mandat. Il a également estimé que la mise à disposition de cartes de visite ne nécessitait pas de délibération préalable. La solution s'appuie sur les articles L. 2121-13-1, L. 2121-29 et L. 2123-18 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal estime que la mesure d'éloignement est légale au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le comportement de M. C, caractérisé par de multiples condamnations pénales, constitue une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public. Il écarte également le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue confirme ainsi la décision de la préfète de l'Essonne.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 24 mois. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de son droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La requête a été rejetée dans son intégralité, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du 30 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète avait légalement pu se fonder sur l'article L. 251-1 du CESEDA, estimant que le comportement de M. A, notamment sa conduite en état alcoolique, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La décision a également été considérée comme suffisamment motivée et proportionnée, ne méconnaissant ni l'article 8 de la CEDH ni les dispositions relatives au droit au séjour des citoyens de l'Union. En conséquence, le tribunal a annulé la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de l'OQTF.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant togolais, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur de droit en considérant que M. C ne justifiait pas d'une vie commune et effective de six mois avec son épouse française à la date de sa demande, alors que les pièces produites établissaient cette communauté de vie depuis juillet 2023. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. C un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sur le fondement de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté de la préfète de l'Essonne était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la préfète avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de la requérante, en relevant notamment son échec en deuxième année de BTS et l'absence d'inscription pour l'année universitaire suivante. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1 pour la motivation de l'obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l'association Foyer laïque Haut-Vernet Rugby, qui contestait son exclusion des compétitions régionales 1 et réserves régionales 1 jusqu'à la fin de la saison 2023-2024, une amende de 1 000 euros et la publication de la sanction, prononcées par la commission d'appel de la Fédération française de rugby (FFR) le 6 décembre 2023. Le tribunal a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité de la bagarre générale survenue le 1er octobre 2023, ayant causé dix blessés, et que l'association n'avait pas démontré de manière objective et impartiale avoir agi en légitime défense. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code du sport et les règlements généraux de la FFR.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne une demande d’exécution d’une décision de la commission de médiation DALO du Val-d’Oise, par laquelle Mme A a été reconnue prioritaire pour un logement ou un hébergement. Le tribunal estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. A et Mme C d’une demande d’indemnisation et d’injonction suite à l’inondation de leur propriété le 25 octobre 2019, causée par la rupture d’une canalisation publique d’eau potable. Les requérants recherchaient la responsabilité solidaire de la commune de Rosay, du syndicat intercommunal SIRYAE et de la société SAUR, sur le fondement du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, considérant que le lien de causalité direct entre la rupture de canalisation et les préjudices allégués n’était pas établi, et que les conditions d’engagement de la responsabilité sans faute n’étaient pas réunies. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, tels que dégagés par la jurisprudence administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, un salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 23 mai 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement par la société Novarchive Ile-de-France. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, à un vice de procédure concernant le délai de convocation et la communication des pièces, ainsi qu'à l'absence de lien entre le mandat syndical et la procédure de licenciement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal d'opposition de Savigny-sur-Orge, qui demandait l’annulation de la convention de mutualisation des agents et missions de police municipale entre les communes de Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon, signée en juin 2022. Le tribunal a d’abord écarté la demande de communication de pièces complémentaires, estimant l’affaire en état d’être jugée. Il a également rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par Viry-Châtillon, jugeant que l’exécution totale de la convention ne privait pas d’objet le recours de pleine juridiction. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. Vagneux, sans qu’il soit statué sur la recevabilité de la requête, les moyens soulevés (vice de procédure, rétroactivité illégale, défaut d’information des élus, méconnaissance des articles L. 2121-29 du CGCT et L. 512-1 du code de la sécurité intérieure, erreur de droit, détournement de pouvoir) étant écartés comme non fondés.