170 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
170
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 880
Avec résumé IA
Avocat : BOYLE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D E, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'ensemble des moyens infondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Orne de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à l’enfant de Mme B, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la décision attaquée relève des pouvoirs de police et que, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence de la requérante, situé à Évreux (Eure). Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Avocat : DAVID BOYLE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par M. B A pour demander la suspension de l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure lui a retiré sa carte de résident. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle et a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du retrait du titre de séjour, sans que le préfet ne puisse la renverser. Sur le fond, le tribunal a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'exécution de l'arrêté préfectoral a été suspendue.