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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B G C, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 15 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'absence de preuve de l'accord italien, l'erreur manifeste d'appréciation, les défaillances systémiques en Italie, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur de fait. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif d'Amiens. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste : le requérant sollicitait une mesure de bienveillance et la restitution de son permis, sans demander l'annulation d'un acte administratif ou une indemnisation. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration. Application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 10 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et l'absence de preuve de l'accord de l'Italie. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas l'existence de défaillances systémiques en Italie justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision confirme ainsi la légalité de la mesure de transfert.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la maire de Rubempré visant à déclarer démissionnaire d’office un conseiller municipal, M. D, pour avoir refusé d’être assesseur lors du scrutin du 7 juillet 2024. Le tribunal a estimé que le refus était justifié par une excuse valable, à savoir un certificat médical attestant d’une contre-indication à toute activité collective pour raison de santé (covid-19). La solution retenue s’appuie sur l’article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales, qui exige une abstention persistante sans excuse valable pour prononcer la démission d’office.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sri-lankaise, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de "visiteur" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.114-5 du code des relations entre le public et l'administration, considérant que les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévalent. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la demande de la maire de Rubempré visant à déclarer M. D démissionnaire d'office de son mandat de conseiller municipal pour refus d'être assesseur lors des scrutins des 30 juin et 7 juillet 2024. Sur le fondement des articles L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales et R. 44 du code électoral, le tribunal a jugé que la fonction d'assesseur est une fonction dévolue aux conseillers municipaux. Pour le scrutin du 30 juin, le refus n'a pas été caractérisé car M. D avait proposé des créneaux de disponibilité, et la requête était tardive. Pour le scrutin du 7 juillet, le tribunal a estimé que l'absence de M. D, justifiée par des congés annuels à l'étranger prévus de longue date, constituait une excuse valable. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le caractère réel et sérieux du suivi de sa formation n'était pas établi en raison d'un absentéisme scolaire important et non justifié, et que ses liens avec sa famille restée en Côte d'Ivoire n'étaient pas rompus. En conséquence, le refus de titre de séjour fondé sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été jugé légal, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SASU Las Vegas 1 contestant l'arrêté du 22 juin 2022 par lequel la préfète de la Somme avait ordonné la fermeture de son établissement pour quatre mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte. Il a estimé que, bien que la vente d'alcool à une mineure ne soit pas établie avec certitude, les autres faits reprochés (usage de chichas dans un lieu public fermé et nuisances sonores), constatés par la police, étaient suffisants pour justifier la mesure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 3332-15, L. 3342-1, L. 3512-8 et R. 1336-5 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de la SARL Les Lumières - Les petits bilingues contestant la décision du préfet de la région Hauts-de-France du 13 mai 2022, qui lui imposait de reverser 8 293,58 euros au Trésor public pour des formations professionnelles réputées non exécutées au titre de l'exercice comptable 2018. En défense, le préfet a reconnu que certains justificatifs produits en cours d'instance établissaient la réalité partielle des formations, réduisant la somme due à 4 517,11 euros. Le tribunal, appliquant les articles L. 6361-1, L. 6362-5, L. 6362-6 et L. 6362-7-1 du code du travail, a fait droit à cette demande de réformation et fixé le montant à reverser à 4 517,11 euros.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant érythréen, qui contestait l’arrêté du 9 mai 2022 de la préfète de l’Oise lui refusant un titre de séjour et l’invitant à rejoindre la Grèce. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme était inopérant, car la demande de titre était uniquement fondée sur l’asile. En ce qui concerne l’invitation à rejoindre la Grèce, le tribunal a relevé d’office que les conclusions étaient irrecevables, faute de décision faisant grief. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de l'agglomération de la région de Compiègne, de la commune de Clairoix et de la commune de Margny-lès-Compiègne, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 25 mars 2022 autorisant la reprise de certaines activités sur le site de la société Galloo Clairoix après un incendie. Le tribunal a considéré que les requérantes ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant leur demande irrecevable. Il n'a donc pas examiné le fond des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R.512-69, R.512-70 et L.181-14 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a été saisi par la SCEA du Berlinval d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 mai 2024 refusant une autorisation d'exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a estimé que le litige, relevant de la législation sur les activités agricoles, devait être tranché par la juridiction territorialement compétente, à savoir le tribunal administratif de Lille, dans le ressort duquel se situent les parcelles concernées (Pas-de-Calais). En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C n'a pas démontré qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié au Liban pour ses pathologies. Il a également estimé que l'admission exceptionnelle au séjour prévue à l'article L. 435-1 n'était pas justifiée, faute de motifs exceptionnels ou humanitaires suffisants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 28 juin 2022 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. B une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le refus était fondé sur une condamnation pour conduite en état alcoolique datant de 2018. Le tribunal juge que ces faits, bien que graves, sont anciens, isolés et non réitérés, et qu'ils ne justifient pas l'application des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est donc l'annulation de la décision du CNAPS.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire pour détention de stupéfiants. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu de la gravité des faits reconnus par l'intéressé, et que la sanction était proportionnée au regard des articles R.232-4 et R.235-12 du code pénitentiaire. La décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire a donc été validée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Saint Louis Sucre, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2021 inscrivant une partie de son ancienne sucrerie à Eppeville au titre des monuments historiques. La société invoquait un vice de procédure (absence de saisine de la communauté de communes) et une erreur d'appréciation sur l'intérêt patrimonial du site. Le tribunal a jugé que le moyen procédural était inopérant, car l'inscription n'est pas conditionnée à la fixation du périmètre des abords. Sur le fond, il a estimé que le bâtiment, conçu par l'architecte Georges Lisch et représentant un témoignage exceptionnel de l'industrie sucrière, présentait un intérêt d'histoire ou d'art suffisant pour justifier son inscription au titre des monuments historiques, en application de l'article L. 621-25 du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Somme du 9 mai 2022 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux demandes de titre de séjour. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la récence de son mariage et de l'absence d'intégration professionnelle établie.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande du président de l'Agglomération de la région de Compiègne en désignant un expert pour examiner un immeuble situé à Compiègne, présentant un danger pour ses occupants. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques et proposer des mesures pour y remédier, avec un rapport à déposer sous quinze jours.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des condamnations pénales de l'intéressé et de ses liens familiaux conservés en Guinée. La solution retenue repose sur l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie et sur l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.