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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 451/1038

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2204664(TA33-2204664)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires de Bordeaux rejetant le recours de M. B contre sa sanction disciplinaire de déclassement d'emploi. Le juge estime que les faits reprochés (une altercation verbale avec un codétenu, sans violence physique avérée) ne constituent pas une faute disciplinaire du premier degré au sens de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale, et ne justifient donc pas une telle sanction. La solution retenue est fondée sur le contrôle de proportionnalité de la sanction et le principe de légalité des peines.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205462(TA33-2205462)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, qui s'est blessé en heurtant un rondin de bois non signalé dans un espace vert public (parc des Angéliques) à Bordeaux. La juridiction a retenu la responsabilité de Bordeaux Métropole pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, estimant que la présence de ces rondins sur la pelouse, sans signalisation, constituait un danger pour les usagers, et que la collectivité n'avait pas prouvé un entretien normal ni une faute de la victime. Le tribunal a ainsi condamné Bordeaux Métropole à indemniser les préjudices de M. B, en application des principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403108(TA33-2403108)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405219(TA33-2405219)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à la SAS Couleur Plus. Constatant que ce litige oppose un particulier à une société privée, le tribunal a jugé qu’il ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, le juge judiciaire étant seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2306071(TA33-2306071)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant capverdien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 septembre 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que, malgré l'ancienneté de son mariage avec une ressortissante française et l'absence de nouveaux actes de violence, la menace grave pour l'ordre public constituée par sa condamnation pour violences conjugales justifiait le refus de séjour, en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a ainsi confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405909(TA33-2405909)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 29 du règlement UE n°604/2013, soutenant que le délai de six mois pour exécuter le transfert, à compter de l'acceptation de la prise en charge par l'Allemagne le 12 mars 2024, était expiré. Le tribunal a fait droit à ce moyen, constatant que le transfert n'ayant pas été exécuté dans ce délai, l'Allemagne était libérée de son obligation et la responsabilité de l'examen de la demande d'asile incombait désormais à la France. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert et enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile à Mme A.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305031(TA33-2305031)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des difficultés importantes de déplacement, notamment une discopathie avec sciatique. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'une aide humaine systématique. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305494(TA33-2305494)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A, ressortissante nigériane, contestant un refus de titre de séjour. La première requête, dirigée contre une décision implicite de rejet, a été rejetée car la demande de titre de séjour avait déjà fait l'objet d'un arrêté préfectoral explicite le 26 octobre 2022, rendant la décision implicite inexistante. La seconde requête, visant cet arrêté du 26 octobre 2022, a été rejetée comme tardive, le délai de recours contentieux étant expiré. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris ses demandes d'injonction et d'astreinte, sans se prononcer sur le fond des moyens invoqués (article 8 de la CEDH, article 3-1 de la CIDE, article L. 435-1 du CESEDA).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2401199(TA33-2401199)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de carte de résident de Mme A, ressortissante nigériane, en qualité de mère d’un enfant réfugié. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que Mme A établissait son lien de filiation avec son enfant reconnu réfugié. Il a enjoint au préfet de lui délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2203177(TA33-2203177)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de motocyclette survenu le 6 septembre 2021 sur la route départementale 35, en raison d'un défaut d'entretien et d'un défaut de signalisation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, estimant que la responsabilité du département de la Dordogne n'était pas engagée. Il a considéré que l'état de la chaussée ne présentait pas un danger anormal excédant les aléas de la circulation et que M. B n'établissait pas de lien de causalité direct entre la déformation de la route et sa perte de contrôle. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B, ainsi que celles de la Caisse nationale militaire de sécurité sociale, ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405883(TA33-2405883)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son hospitalisation à l’hôpital Charles Perrens. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 2° du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, seul le juge des libertés et de la détention, relevant de l’ordre judiciaire, est compétent pour connaître des contestations relatives aux mesures de soins psychiatriques sans consentement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2203488(TA33-2203488)

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, détenu, d'une demande de condamnation de l'État pour sous-évaluation de sa rémunération au titre du travail en détention (activité de production de brosses) entre 2019 et 2021. Le requérant invoquait une violation des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, garantissant un taux horaire minimum (45% du SMIC). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération globale perçue, incluant une part variable à la pièce, respectait le seuil légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un préjudice distinct.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402861(TA33-2402861)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a considéré que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402890(TA33-2402890)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le non-respect du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles L. 423-5 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l'absence de communauté de vie continue avec l'époux français.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA33-2403492(TA33-2403492)

Contentieux des pensions des agents des collectivités locales. Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 8 octobre 2024, se déclare territorialement incompétent pour connaître du litige relatif au taux d'invalidité et au droit à une rente viagère d'invalidité de Mme A. En application de l'article R. 312-13 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Lyon, compétent car la commune de mise à la retraite (Cercié) se situe dans le ressort de ce tribunal.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406206(TA33-2406206)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de fermeture de la section sportive scolaire rugby du collège Henri de Navarre présentée par la commune de Coutras. Le juge a estimé que l'annonce de fermeture faite lors du conseil d'administration du collège, sans vote, ne constituait qu'un avis en application de l'article R. 421-23 du code de l'éducation et non une décision administrative faisant grief. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406189(TA33-2406189)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 juin 2024 par laquelle l'OFII avait notifié à M. A, demandeur d'asile, l'obligation de quitter son hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et que la requête était manifestement mal fondée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406184(TA33-2406184)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A dirigée contre un permis de construire modificatif délivré le 7 août 2024 par le maire du Barp. Le tribunal a jugé que ce permis avait été délivré en exécution d’un précédent jugement avant dire droit du 20 mars 2024, fondé sur l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. En application de l’article L. 600-5-2 du même code, les requérants, parties à cette instance initiale, ne pouvaient contester ce permis modificatif que dans le cadre de cette même instance, et non par une nouvelle requête. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2202237(TA33-2202237)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait des refus de délivrance de sa carte professionnelle d’agent de sécurité par le CNAPS entre 2018 et 2020. Le tribunal a annulé la décision de refus du 30 décembre 2020 par un jugement du 15 février 2022, conduisant à la délivrance de la carte en avril 2022. Sur la responsabilité, le juge a estimé que le CNAPS avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, en application des dispositions du code de la sécurité intérieure. En conséquence, le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. B une somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence, tout en rejetant le surplus de ses demandes indemnitaires faute de lien de causalité direct et certain avec la perte de revenus alléguée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2202287(TA33-2202287)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme C A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La décision de retrait est fondée sur le non-respect de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l'accusé de réception de la demande. Mme A a déposé sa demande le 15 novembre 2021, alors que les travaux étaient facturés le 9 novembre 2021, et les circonstances invoquées (déménagement, problème technique) ne constituent pas une dérogation exceptionnelle prévue par le décret. La requête est donc rejetée.

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