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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 450/1038

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403290(TA33-2403290)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. La requérante soutenait notamment que la décision de rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA ne lui avait pas été notifiée, mais le tribunal a estimé que la preuve de cette notification était rapportée. En conséquence, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la mesure d'éloignement était légale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403269(TA33-2403269)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme F et M. G, contestant un arrêté préfectoral du 30 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen particulier, et la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions contestées étaient légales au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405984(TA33-2405984)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés sur la parcelle EZ 6, dépendance du domaine public mise à disposition de l’université de Bordeaux. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison des risques pour la santé et la sécurité des occupants (locaux non adaptés à l’hébergement, présence possible d’amiante) et de l’obstacle à un projet de valorisation du site. La solution se fonde sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative, sans assortir l’injonction d’une astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403322(TA33-2403322)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 22 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'illisibilité de la signature, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne pouvant justifier d'une entrée régulière, et a rejeté le moyen tiré d'une erreur de droit concernant la procédure de remise prévue à l'article L. 621-1.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405879(TA33-2405879)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de résident en tant que parent d’un enfant réfugié. Le juge des référés a constaté que la délivrance d’un nouveau récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu’au 2 janvier 2025, ne répondait pas à la demande de M. A, qui nécessitait une autorisation de franchissement des frontières pour son activité professionnelle. La condition d’urgence étant caractérisée et un doute sérieux existant sur la légalité de la décision implicite de refus au regard des articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de cette décision. Il a également enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler et à voyager, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2405910(TA33-2405910)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 18 septembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. B A, ressortissant nigérian, pour une durée de 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal juge que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 1er juin 2023 n'a pas été régulièrement notifiée à l'adresse connue du requérant, de sorte que le délai de départ volontaire n'a jamais couru. Par conséquent, M. B A n'entrait pas dans le champ d'application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet l'assignation à résidence. L'arrêté est annulé pour erreur de droit.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403147(TA33-2403147)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante vénézuélienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la communauté de vie avec son conjoint français n'était plus effective, ce qui justifiait le refus sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme méconnaissant l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403023(TA33-2403023)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2024. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, qui étaient fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2402943(TA33-2402943)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfants français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de contribution du père des enfants, alors que Mme A établissait contribuer seule à leur entretien et éducation. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 5 avril 2024 pour méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403288(TA33-2403288)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, de nationalité sénégalaise, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une irrégularité de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405911(TA33-2405911)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde l'assignent à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision régulière. Il a jugé que l'assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et que le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH était inopérant, la mesure n'étant pas une décision d'éloignement. La requête a été rejetée, ainsi que les demandes de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405914(TA33-2405914)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par M. et Mme E, qui contestaient le refus du directeur des services départementaux de l'éducation nationale de la Gironde d'accorder une dérogation à la carte scolaire pour leur fille, affectée au lycée Fernand Daguin de Mérignac. En défense, la rectrice de l'académie de Bordeaux a fait valoir que, par une décision du 7 octobre 2024, la jeune fille avait finalement été affectée au lycée souhaité, rendant le litige sans objet. Le juge des référés a constaté que la décision contestée avait été rapportée et que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405964(TA33-2405964)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, ressortissante angolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 18 septembre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil pour demandeurs d’asile. En cours d’instance, l’OFII a retiré sa décision et accordé rétroactivement ces conditions à Mme A. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et n’a donc pas statué sur le fond. Il a néanmoins condamné l’OFII à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403148(TA33-2403148)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante vénézuélienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de sa durée de résidence et de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2405289(TA33-2405289)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'exécution de la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement T2 PMR. Le préfet de Lot-et-Garonne a justifié avoir adressé à la requérante, le 13 septembre 2024, une proposition de logement adapté à ses besoins et capacités. Le juge a constaté que cette offre rendait sans objet l'injonction sollicitée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2206004(TA33-2206004)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SELAS Herveleu Crouzat, de la SELARL Pharmacie de la place centrale et de M. A B, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 5 septembre 2022 du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine autorisant le transfert de l’office de pharmacie de la SELAS Pharmacie de la Lemance à Fumel. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, celui-ci disposant d’une délégation de signature régulière, et a jugé que la fraude alléguée concernant l’acquisition du local n’était pas établie. Il a également estimé que les conditions de l’article L. 5125-3 du code de la santé publique étaient remplies, le transfert permettant une desserte optimale de la population. La requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2405350(TA33-2405350)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 10 janvier 2024, demandait au juge d'enjoindre au préfet de lui fournir un logement. Le tribunal a constaté que le préfet avait adressé à M. A, le 17 septembre 2024, une offre de logement de type T4 à Villenave d'Ornon, que le requérant a déclaré satisfaisante à l'audience. En conséquence, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu d'ordonner le logement ou le relogement de l'intéressé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2204664(TA33-2204664)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires de Bordeaux rejetant le recours de M. B contre sa sanction disciplinaire de déclassement d'emploi. Le juge estime que les faits reprochés (une altercation verbale avec un codétenu, sans violence physique avérée) ne constituent pas une faute disciplinaire du premier degré au sens de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale, et ne justifient donc pas une telle sanction. La solution retenue est fondée sur le contrôle de proportionnalité de la sanction et le principe de légalité des peines.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405883(TA33-2405883)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son hospitalisation à l’hôpital Charles Perrens. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 2° du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, seul le juge des libertés et de la détention, relevant de l’ordre judiciaire, est compétent pour connaître des contestations relatives aux mesures de soins psychiatriques sans consentement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2203488(TA33-2203488)

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, détenu, d'une demande de condamnation de l'État pour sous-évaluation de sa rémunération au titre du travail en détention (activité de production de brosses) entre 2019 et 2021. Le requérant invoquait une violation des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, garantissant un taux horaire minimum (45% du SMIC). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération globale perçue, incluant une part variable à la pièce, respectait le seuil légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un préjudice distinct.

Résumé IA