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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SELAS Herveleu Crouzat, de la SELARL Pharmacie de la place centrale et de M. A B, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 5 septembre 2022 du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine autorisant le transfert de l’office de pharmacie de la SELAS Pharmacie de la Lemance à Fumel. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, celui-ci disposant d’une délégation de signature régulière, et a jugé que la fraude alléguée concernant l’acquisition du local n’était pas établie. Il a également estimé que les conditions de l’article L. 5125-3 du code de la santé publique étaient remplies, le transfert permettant une desserte optimale de la population. La requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfants français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de contribution du père des enfants, alors que Mme A établissait contribuer seule à leur entretien et éducation. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 5 avril 2024 pour méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2024. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, qui étaient fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires de Bordeaux rejetant le recours de M. B contre sa sanction disciplinaire de déclassement d'emploi. Le juge estime que les faits reprochés (une altercation verbale avec un codétenu, sans violence physique avérée) ne constituent pas une faute disciplinaire du premier degré au sens de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale, et ne justifient donc pas une telle sanction. La solution retenue est fondée sur le contrôle de proportionnalité de la sanction et le principe de légalité des peines.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de fermeture de la section sportive scolaire rugby du collège Henri de Navarre présentée par la commune de Coutras. Le juge a estimé que l'annonce de fermeture faite lors du conseil d'administration du collège, sans vote, ne constituait qu'un avis en application de l'article R. 421-23 du code de l'éducation et non une décision administrative faisant grief. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son hospitalisation à l’hôpital Charles Perrens. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 2° du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, seul le juge des libertés et de la détention, relevant de l’ordre judiciaire, est compétent pour connaître des contestations relatives aux mesures de soins psychiatriques sans consentement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à la SAS Couleur Plus. Constatant que ce litige oppose un particulier à une société privée, le tribunal a jugé qu’il ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, le juge judiciaire étant seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le non-respect du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles L. 423-5 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l'absence de communauté de vie continue avec l'époux français.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’une requête intitulée « en vue d’une protection juridique d’un majeur ». Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que cette demande relève de la compétence exclusive du juge des tutelles, conformément à l’article L. 221-9 du code de l’organisation judiciaire, et non du juge administratif.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a considéré que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de carte de résident de Mme A, ressortissante nigériane, en qualité de mère d’un enfant réfugié. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que Mme A établissait son lien de filiation avec son enfant reconnu réfugié. Il a enjoint au préfet de lui délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant capverdien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 septembre 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que, malgré l'ancienneté de son mariage avec une ressortissante française et l'absence de nouveaux actes de violence, la menace grave pour l'ordre public constituée par sa condamnation pour violences conjugales justifiait le refus de séjour, en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a ainsi confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A, ressortissante nigériane, contestant un refus de titre de séjour. La première requête, dirigée contre une décision implicite de rejet, a été rejetée car la demande de titre de séjour avait déjà fait l'objet d'un arrêté préfectoral explicite le 26 octobre 2022, rendant la décision implicite inexistante. La seconde requête, visant cet arrêté du 26 octobre 2022, a été rejetée comme tardive, le délai de recours contentieux étant expiré. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris ses demandes d'injonction et d'astreinte, sans se prononcer sur le fond des moyens invoqués (article 8 de la CEDH, article 3-1 de la CIDE, article L. 435-1 du CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des difficultés importantes de déplacement, notamment une discopathie avec sciatique. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'une aide humaine systématique. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait des explications sur un refus de délivrance de carte nationale d'identité et de passeport, ainsi que la communication de son acte de naissance. La juridiction a considéré que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à des fins indemnitaires. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'inviter le requérant à la régulariser.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de permis de visite pour son compagnon détenu. La requérante ne demandait pas l’annulation de la décision, mais sollicitait une réévaluation gracieuse de sa situation en raison de son projet de mariage. Le juge a rappelé que son office se limite au contrôle de légalité des actes administratifs et ne peut statuer sur une demande purement gracieuse. En application de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant un projet agrivoltaïque. Le juge a constaté que la requête ne visait aucune décision administrative susceptible de recours, mais seulement une simple présentation en conseil municipal. En application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, l'absence d'acte attaqué rend la requête irrecevable sans possibilité de régularisation.
**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, détenu, d'une demande de condamnation de l'État pour sous-évaluation de sa rémunération au titre du travail en détention (activité de production de brosses) entre 2019 et 2021. Le requérant invoquait une violation des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, garantissant un taux horaire minimum (45% du SMIC). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération globale perçue, incluant une part variable à la pièce, respectait le seuil légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un préjudice distinct.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de motocyclette survenu le 6 septembre 2021 sur la route départementale 35, en raison d'un défaut d'entretien et d'un défaut de signalisation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, estimant que la responsabilité du département de la Dordogne n'était pas engagée. Il a considéré que l'état de la chaussée ne présentait pas un danger anormal excédant les aléas de la circulation et que M. B n'établissait pas de lien de causalité direct entre la déformation de la route et sa perte de contrôle. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B, ainsi que celles de la Caisse nationale militaire de sécurité sociale, ont été rejetées.