Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405350(TA33-2405350)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 10 janvier 2024, demandait au juge d'enjoindre au préfet de lui fournir un logement. Le tribunal a constaté que le préfet avait adressé à M. A, le 17 septembre 2024, une offre de logement de type T4 à Villenave d'Ornon, que le requérant a déclaré satisfaisante à l'audience. En conséquence, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu d'ordonner le logement ou le relogement de l'intéressé.
N° TA33-2405289(TA33-2405289)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'exécution de la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement T2 PMR. Le préfet de Lot-et-Garonne a justifié avoir adressé à la requérante, le 13 septembre 2024, une proposition de logement adapté à ses besoins et capacités. Le juge a constaté que cette offre rendait sans objet l'injonction sollicitée.
N° TA33-2205504(TA33-2205504)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la clinique du parc, qui contestait le refus du directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine de lui délivrer une autorisation d'exercer des activités de soins de suite et de réadaptation (SSR) en hospitalisation à temps partiel. La clinique invoquait notamment l'illégalité de l'arrêté du 12 juillet 2018 et du schéma régional de santé, une erreur de droit dans l'appréciation des besoins, et une méconnaissance des articles L. 6122-9 et R. 6122-34 du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'ARS.
N° TA33-2405205(TA33-2405205)
Refus de délivrance d’un passeport. Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé des faits, moyens ou conclusions, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2202287(TA33-2202287)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme C A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La décision de retrait est fondée sur le non-respect de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l'accusé de réception de la demande. Mme A a déposé sa demande le 15 novembre 2021, alors que les travaux étaient facturés le 9 novembre 2021, et les circonstances invoquées (déménagement, problème technique) ne constituent pas une dérogation exceptionnelle prévue par le décret. La requête est donc rejetée.
N° TA33-2202566(TA33-2202566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l’indemniser pour un accident médical non fautif survenu lors d’une angioplastie coronarienne en 2017. Le tribunal a estimé que les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale n’étaient pas réunies, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Il a notamment considéré que le lien de causalité direct et certain entre l’acte médical et les préjudices allégués n’était pas établi, et a refusé d’ordonner un complément d’expertise.
N° TA33-2406239(TA33-2406239)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai, sa situation ne relevant pas d'un refus de renouvellement de titre. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'accord franco-algérien.
N° TA33-2406206(TA33-2406206)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de fermeture de la section sportive scolaire rugby du collège Henri de Navarre présentée par la commune de Coutras. Le juge a estimé que l'annonce de fermeture faite lors du conseil d'administration du collège, sans vote, ne constituait qu'un avis en application de l'article R. 421-23 du code de l'éducation et non une décision administrative faisant grief. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA33-2406189(TA33-2406189)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 juin 2024 par laquelle l'OFII avait notifié à M. A, demandeur d'asile, l'obligation de quitter son hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et que la requête était manifestement mal fondée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA33-2405888(TA33-2405888)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la caisse d’allocations familiales fixant sa contribution à l’entretien de sa fille à 306 euros par mois, en contradiction avec un jugement du juge aux affaires familiales. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, estimant que ce litige, lié à l’exécution d’une pension alimentaire fixée par le juge judiciaire, relève de la compétence du juge judiciaire. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’article 373-2-2 du code civil et l’article L. 582-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2203177(TA33-2203177)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de motocyclette survenu le 6 septembre 2021 sur la route départementale 35, en raison d'un défaut d'entretien et d'un défaut de signalisation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, estimant que la responsabilité du département de la Dordogne n'était pas engagée. Il a considéré que l'état de la chaussée ne présentait pas un danger anormal excédant les aléas de la circulation et que M. B n'établissait pas de lien de causalité direct entre la déformation de la route et sa perte de contrôle. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B, ainsi que celles de la Caisse nationale militaire de sécurité sociale, ont été rejetées.
N° TA33-2203488(TA33-2203488)
**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, détenu, d'une demande de condamnation de l'État pour sous-évaluation de sa rémunération au titre du travail en détention (activité de production de brosses) entre 2019 et 2021. Le requérant invoquait une violation des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, garantissant un taux horaire minimum (45% du SMIC). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération globale perçue, incluant une part variable à la pièce, respectait le seuil légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'un préjudice distinct.
N° TA33-2305494(TA33-2305494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A, ressortissante nigériane, contestant un refus de titre de séjour. La première requête, dirigée contre une décision implicite de rejet, a été rejetée car la demande de titre de séjour avait déjà fait l'objet d'un arrêté préfectoral explicite le 26 octobre 2022, rendant la décision implicite inexistante. La seconde requête, visant cet arrêté du 26 octobre 2022, a été rejetée comme tardive, le délai de recours contentieux étant expiré. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris ses demandes d'injonction et d'astreinte, sans se prononcer sur le fond des moyens invoqués (article 8 de la CEDH, article 3-1 de la CIDE, article L. 435-1 du CESEDA).
N° TA33-2405909(TA33-2405909)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 29 du règlement UE n°604/2013, soutenant que le délai de six mois pour exécuter le transfert, à compter de l'acceptation de la prise en charge par l'Allemagne le 12 mars 2024, était expiré. Le tribunal a fait droit à ce moyen, constatant que le transfert n'ayant pas été exécuté dans ce délai, l'Allemagne était libérée de son obligation et la responsabilité de l'examen de la demande d'asile incombait désormais à la France. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert et enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile à Mme A.
N° TA33-2405219(TA33-2405219)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à la SAS Couleur Plus. Constatant que ce litige oppose un particulier à une société privée, le tribunal a jugé qu’il ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, le juge judiciaire étant seul compétent pour en connaître.
N° TA33-2405199(TA33-2405199)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire d’Aytré infligeant des amendes de 500 euros pour dépôt sauvage de déchets, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Poitiers, lieu de résidence du requérant en Charente-Maritime. Par ordonnance du 8 octobre 2024, le président transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2404530(TA33-2404530)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français du 10 mai 2023. La requérante avait déjà contesté cet arrêté, et le tribunal avait rejeté sa demande par un jugement du 19 septembre 2023, confirmé par un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 11 avril 2024. Le tribunal a estimé que l'autorité de la chose jugée s'opposait à ce qu'elle puisse à nouveau contester la même décision, sur le fondement des mêmes faits et parties. La requête a été rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404130(TA33-2404130)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'indemnisation par l'ONIAM de dommages liés à une vaccination contre la Covid-19. Le juge a constaté que cette requête, relevant du plein contentieux, n'était pas dispensée du ministère d'avocat en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas présenté son recours par l'intermédiaire d'un avocat. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA33-2404637(TA33-2404637)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait le versement de la prime de transition énergétique "MaPrimRénov" par l'ANAH. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, et n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l'ANAH, conformément à l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404090(TA33-2404090)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A C, qui demandait la délivrance d'une carte professionnelle de conducteur VTC. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.