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Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par des conseillers municipaux de Tilly-sur-Seulles contestant la validité de deux marchés publics conclus par la commune pour des aménagements de sécurité routière. Les requérants invoquaient l'incompétence du maire, faute d'inscription préalable des crédits nécessaires au budget communal, et une irrégularité dans l'évaluation des offres, notamment la neutralisation du critère de la valeur technique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que le moyen tiré du défaut d'inscription budgétaire était inopérant et que les autres griefs n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet de la Manche pour des faits de contravention de grande voirie, reprochant à quatre co-propriétaires d’avoir ancré un catamaran sans autorisation sur le domaine public maritime, dans le havre de Blainville-sur-Mer. Les prévenus ont plaidé la relaxe en invoquant la bonne foi, l’absence d’interdiction de mouillage, et des précautions environnementales. Le tribunal a jugé que l’ancrage d’un navire, même sans installation fixe, constitue une occupation du domaine public maritime nécessitant une autorisation préalable, en application des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a retenu la contravention et condamné les contrevenants à une amende, rejetant les moyens de défense tirés de l’absence d’interdiction ou de l’atteinte au principe d’égalité.
Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision du 22 juin 2023 par laquelle le centre hospitalier de la Côte Fleurie a mis fin aux fonctions de chef de service de médecine gériatrique de M. A. La juridiction a retenu que cette mesure, prise en considération de la personne, méconnaissait les droits de la défense, faute pour l'agent d'avoir été informé de la mesure envisagée et mis en mesure de présenter ses observations ou de consulter son dossier. Cette illégalité a privé M. A d'une garantie, en violation de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les recours de M. B, praticien hospitalier, contre deux décisions du centre hospitalier de la Côte Fleurie le suspendant de toutes ses activités cliniques, thérapeutiques et administratives, d'abord du 23 juin au 22 septembre 2023, puis prolongée jusqu'au 24 janvier 2024. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'autorité signataire, estimant que le directeur de l'établissement pouvait légalement prononcer une suspension sur le fondement de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique en cas d'urgence, sans préjudice de la compétence du Centre national de gestion. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité des décisions de suspension par voie d'exception, de la méconnaissance du principe de non-rétroactivité et de l'absence d'urgence. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour des contraventions de grande voirie commises le 11 juillet 2023 par MM. E et A, qui n'ont pas obtempéré aux ordres des autorités portuaires lors d'une opération de remorquage. Le tribunal a jugé que M. E, capitaine du navire remorqué, était responsable de l'infraction et l'a condamné à une amende de 8 000 euros, conformément aux articles L. 5334-5, L. 5337-5 et R. 5337-2 du code des transports. En revanche, M. A, simple propriétaire du bateau remorqué et non capitaine, a été relaxé, l'infraction ne pouvant être imputée qu'au capitaine. La décision applique les dispositions du code des transports et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour une contravention de grande voirie, après qu'un conducteur a franchi un feu rouge dans l'enceinte du port de Caen-Ouistreham le 11 août 2023. La matérialité des faits, constatée par procès-verbal et non contestée, a été retenue sur le fondement des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 412-30 du code de la route. Le tribunal a condamné M. A E à une amende de 250 euros, modulant le montant en raison de la gravité du manquement mais de l'absence de conséquences dommageables. Aucune action domaniale n'a été engagée, l'infraction n'ayant pas porté atteinte à l'intégrité du domaine public.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant des requérants. Les juges ont estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les parents d'apporter des éléments circonstanciés démontrant que la scolarisation porterait une atteinte grave et immédiate à la situation de l'enfant. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour une contravention de grande voirie commise par M. A, qui a franchi un feu rouge dans la zone portuaire de Caen-Ouistreham. Les faits, établis par procès-verbal et non contestés, ont été jugés constitutifs d'une infraction au regard des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 412-30 du code de la route. Le tribunal a condamné M. A à une amende de 250 euros, modulée en fonction de la gravité du manquement et de l'absence de conséquences dommageables. Aucune action domaniale n'a été retenue, l'infraction n'ayant pas porté atteinte à l'intégrité du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les recours de Mme D épouse C et M. C E, ressortissants congolais, contre des arrêtés préfectoraux du 11 avril 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants contestaient notamment la légalité de ces décisions au regard de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de l’association Normandy Beach Race et de son représentant, pour avoir outrepassé les limites d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime lors d’un événement motorisé. Les contrevenants ne contestaient pas les faits mais invoquaient une impossibilité matérielle de modifier l’organisation de la manifestation. Le tribunal a retenu que les faits constituaient une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi qu’à l’article L. 321-9 du code de l’environnement. En conséquence, il a condamné l’association et son représentant à une amende de cinquième classe, conformément à l’article L. 2132-26 du même code et à l’article 131-13 du code pénal.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. Rivollier, représentant l'association Natti Hectare 2018, contestant le refus de l'Office français de la biodiversité de lui attribuer la marque "Végétal Local". Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur l'irrégularité de l'audit, étaient inopérants ou manifestement insuffisamment précisés, ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé. Les conclusions indemnitaires et les interrogations générales du requérant ont été jugées irrecevables, car ne relevant pas de la compétence du juge administratif. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de l'Orne du 9 novembre 2022 lui ordonnant de retirer des installations sur sa parcelle. Le requérant se bornait à solliciter la bienveillance du tribunal pour conserver sa caravane, sans exposer aucun moyen de droit ou de fait contre l'arrêté, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut faire œuvre d'administrateur en autorisant le maintien de l'installation. La requête, non régularisable après l'expiration du délai de recours, a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’EHPAD La Maison de Jeanne ordonnant le reversement d’un trop-perçu d’indemnités de coordination. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme A n’a maintenu que ses demandes relatives aux frais d’instance, ce qui a été interprété comme un désistement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’EHPAD à verser 800 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la SCI Macart d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de préemption du maire de Cabourg. La société requérante a indiqué ne plus avoir d’intérêt à agir, puis n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti par l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de ce texte, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune au titre des frais de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler son titre de séjour. Ce désistement fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et à l'absence de confirmation de maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une vente de terrain non enregistrée au cadastre, mais sa requête ne comportait aucune conclusion soumise au juge. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant albanais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, majeur et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, malgré l'interruption de sa formation professionnelle et la perte de son logement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la communauté urbaine d'Alençon de lui verser une indemnité chômage. La requérante n'a pas assorti son recours de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, en se bornant à invoquer des échanges avec France Travail. La requête, irrecevable faute de moyens suffisamment développés, a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (7°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant l'affectation de son fils au collège Lottin de Laval à Orbec. La requérante invoquait des problèmes financiers et d'organisation, mais le tribunal a jugé ces circonstances sans influence sur la légalité de la décision attaquée. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue par le président de la 2ème chambre le 16 septembre 2024.
Le Tribunal Administratif de Caen a constaté le désistement d'office des requérants, qui contestaient la décision tacite du préfet de l'Orne de ne pas s'opposer à la pose d'un mât de mesure par la société Energiekontor France. Ce désistement fait suite au rejet de leur demande de suspension en référé, notifié le 15 juillet 2024, pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête au fond dans le délai d'un mois, ils sont réputés s'être désistés.