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Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 30 décembre 2022 ordonnant son transfert au centre de détention d’Argentan. Le garde des sceaux a soulevé un non-lieu à statuer, M. B ayant été affecté au centre pénitentiaire de Caen conformément à son souhait. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal lui a donné acte de son désistement d’office.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 20 septembre 2024, a constaté le désistement d’office de la requête de M. G H et autres, qui demandaient l’annulation du refus implicite du maire de Brix de dresser un procès-verbal d’infraction aux règles d’urbanisme. Ce désistement a été prononcé sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti. Les conclusions accessoires présentées par les défendeurs au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant un décompte de redevance d'enlèvement des ordures ménagères émis par la communauté d'agglomération Saint-Lô Agglo. La juridiction a estimé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, relève d’un service public industriel et commercial. En conséquence, le litige entre l’usager et le service relève du droit privé et de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non de l’ordre administratif. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Centre départemental de télésurveillance sécurité (CDTS) d'un recours en annulation d'un titre exécutoire émis par le SDIS de l'Orne pour le recouvrement de frais d'intervention. La société soutenait que ces interventions, réalisées au domicile de personnes vulnérables ayant déclenché leur alarme de téléassistance, relevaient des missions de service public du SDIS et ne pouvaient donc lui être facturées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les interventions litigieuses ne se rattachaient pas directement aux missions de service public définies à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, il a validé la participation aux frais réclamée sur le fondement de l'article L. 1424-42 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Assurances du Crédit Mutuel IARD, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des dégradations subies par une agence bancaire lors d’une manifestation du mouvement des « gilets jaunes » le 5 janvier 2019 à Caen. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l’État était engagée sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, dès lors que les dégradations (bris de vitres et destruction d’un distributeur) résultaient de délits commis par un attroupement, sans caractère prémédité ou organisé. Il a condamné l’État à verser à la requérante la somme de 6 205,46 euros au titre du préjudice matériel, avec intérêts au taux légal à compter du 15 avril 2021 et capitalisation, mais a rejeté la demande relative aux frais d’expertise de 320 euros.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Assurances du Crédit Mutuel IARD, subrogée dans les droits de son assuré, afin d'obtenir la condamnation de l'État à réparer les dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation de "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 à Caen. Le tribunal a jugé que ces dommages, résultant de jets de pierre sur les vitrines, étaient directement liés à un attroupement et engageaient la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est donc une reconnaissance du principe de responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements, sous réserve de l'évaluation du préjudice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus du garde des sceaux de l’affecter au centre pénitentiaire de Caen. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas atteinte à ses droits fondamentaux. Il a notamment estimé que l’objectif de réinsertion sociale n’est pas un droit fondamental et que l’intéressé avait refusé des offres de travail à Argentan, établissement disposant d’ateliers similaires à ceux de Caen. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 20 juillet 2020 par lequel le préfet du Calvados avait ordonné la fermeture administrative pour quatre mois de l'établissement "A La Bon'Heur". Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été respectée, et que le préfet ne pouvait se prévaloir de l'urgence ou de circonstances exceptionnelles pour y déroger, la décision ayant été prise plus d'un mois après les faits. La solution retenue est fondée sur les articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A C, agent technique contractuel, contestant son licenciement par la commune de Verrières, notifié le 3 avril 2020 avec effet au 31 mars 2020, au terme de sa période d'essai. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, incluant l'annulation de la décision de licenciement et la demande de réparation des préjudices. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales, qui permet au premier adjoint de remplacer le maire en cas d'empêchement, et sur le décret n°88-145 du 15 février 1988, applicable aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale.
Le Tribunal administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 20 septembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B et M. A de leur requête en plein contentieux. Celle-ci visait à obtenir l'annulation du refus implicite d'ENEDIS de déplacer un pylône électrique sur la commune de Tilly-sur-Seulles, ainsi qu'une injonction sous astreinte. Le désistement est intervenu après qu'ENEDIS a conclu au non-lieu à statuer en raison d'un accord trouvé avec les requérants. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de la Manche. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'accord franco-algérien, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les autres décisions fondées sur ce refus ont été jugées légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, agent non titulaire, qui demandait la condamnation de la communauté urbaine Caen la Mer Normandie et du SIVOM Education Enfance Jeunesse à l’indemniser des préjudices résultant d’un accident de travail survenu le 27 janvier 2016 et d’une rechute le 17 juin 2019. Le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute n’était pas engagée, faute de preuve d’un manquement à l’obligation de sécurité, et que la responsabilité sans faute ne pouvait être retenue en l’absence de lien direct entre le service et les préjudices invoqués, ceux-ci relevant d’une pathologie dégénérative préexistante. La communauté urbaine a été mise hors de cause, Mme B n’ayant jamais intégré ses effectifs. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la fonction publique et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B C, accueillante familiale, qui contestait le retrait d'urgence de son agrément par le conseil départemental de la Manche le 2 juin 2020. La décision de retrait, fondée sur les articles L. 441-1 et L. 441-2 du code de l'action sociale et des familles, a été prise en raison de suspicions de maltraitance et d'un état d'ébriété lors d'une intervention des pompiers. Le tribunal a jugé que la procédure d'urgence était justifiée et que les conditions de sécurité et de bien-être des personnes accueillies n'étaient plus garanties, écartant les moyens d'incompétence, d'irrégularité procédurale et d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet du Calvados rejetant sa demande de renouvellement d’un titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable jusqu’au 4 octobre 2027. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. A au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Manche de lui délivrer un agrément d'assistante familiale. La requérante invoquait des vices de procédure dans le retrait d'un précédent agrément et un préjudice moral, mais n'a produit aucun moyen pertinent pour contester la légalité de la décision attaquée. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 31 mai 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens (motivation, erreur manifeste d'appréciation, risque en cas de retour) étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire et ses conclusions à fin d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence d'autorisation de travail valide, exigée par l'article 7 b) de l'accord franco-algérien et l'article R. 5221-20 du code du travail, en raison du non-respect des obligations déclaratives de l'employeur. La demande de certificat de résidence de dix ans sur le fondement de l'article 7 bis du même accord a également été rejetée, faute pour le requérant de remplir les conditions requises.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 8 février 2024 refusant le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour en tant que parent d'enfant malade et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait obstacle à la délivrance du titre de séjour en application des articles L. 425-10 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen tiré d'une erreur de fait concernant la grossesse de la requérante, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.