Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307568(TA95-2307568)
**Sujet principal** : Contestation par un contribuable de la taxation d'une plus-value immobilière suite à la cession de lots issus d'un héritage, portant sur la détermination du prix d'acquisition et du prix de vente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration fiscale a correctement déterminé le prix d'acquisition des biens en appliquant la méthode des millièmes de copropriété à la valeur vénale de l'immeuble hérité, conformément aux articles 150 VB et 74 SD de l'annexe II du code général des impôts. Le tribunal écarte également le moyen relatif à une déduction du prix de vente pour le mobilier. **Textes appliqués** : Articles 150 U, 150 VA et 150 VB du code général des impôts (CGI), ainsi que l'article 74 SD de son annexe II.
N° TA95-2305597(TA95-2305597)
La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la contestation de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes additionnelles pour l'année 2022. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la société SARL GESTION 3 HOTELS, qui sollicitait une réduction de son imposition. Le tribunal estime que les méthodes de détermination de la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017, invoquées par la requérante par comparaison avec des locaux-types d'autres communes, ne sont pas applicables en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur les articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts, relatifs aux règles d'évaluation des bases des impôts locaux.
N° TA95-2304593(TA95-2304593)
Sujet principal : Demande de remboursement et d'indemnisation suite à une hypothèque légale inscrite pour le recouvrement d'impôts solidaires après un divorce. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de remboursement de 20 764 euros, car l'administration avait prononcé un dégrèvement de cette somme. Il a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice, considérant que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales, et Code de justice administrative (notamment pour la procédure).
N° TA95-2304093(TA95-2304093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS DOM'HESTIA PROMOTION, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La juridiction a jugé que les travaux de démolition partielle engagés sur les immeubles ne les avaient pas rendus impropres à toute utilisation au 1er janvier 2021, date de référence pour l'imposition. Elle a donc appliqué les articles 1380 et 1415 du code général des impôts pour confirmer le maintien du caractère de propriété bâtie et le principe de l'imposition.
N° TA95-2205758(TA95-2205758)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'une demande d'accès aux documents administratifs. Le tribunal a jugé que la demande du requérant, portant sur des contrats, factures et registres communaux, était abusive au sens de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration, en raison de son caractère répété et systématique. Par conséquent, il a rejeté la demande d'annulation et a déclaré irrecevables les conclusions visant à enjoindre la publication du jugement dans le bulletin municipal.
N° TA95-2203362(TA95-2203362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Belloy-en-France. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, estimant que les requérants, un conseiller municipal et des particuliers, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisamment direct et personnel, au sens des articles L. 600-1-2 et R. 600-4 du code de l'urbanisme. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond des moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2604602(TA95-2604602)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, car l'intéressé résidait à Poitiers à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Poitiers, juridiction territorialement compétente.
N° TA95-2601142(TA95-2601142)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait sa convocation à une épreuve de remplacement et l'organisation de celle-ci par l'université Paris Nanterre. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, considérant que la convocation et l'épreuve elle-même étaient des actes préparatoires, insusceptibles de recours car ne faisant pas grief et non détachables de la décision finale du jury. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2517088(TA95-2517088)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, la décision attaquée (rejet de titre de séjour et obligation de quitter le territoire) est devenue sans objet après que le préfet du Val-d'Oise a délivré un titre de séjour au requérant postérieurement à l'introduction du recours. La juridiction rejette également la demande d'allocation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503672(TA95-2503672)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple des requérants, M. et Mme C..., qui renoncent à leur recours visant l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune d'Asnières-sur-Seine. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond du litige. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le juge à constater un tel désistement.
N° TA95-2502657(TA95-2502657)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Cette décision fait suite au décès du requérant, survenu alors que l'affaire n'était pas en état d'être jugée. La juridiction applique les articles R. 634-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui prévoient la suspension de la procédure en cas de décès d'une partie.
N° TA95-2603184(TA95-2603184)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a constaté l'inexécution par l'administration d'une ordonnance enjoignant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour permettant de travailler. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, il a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte et a alloué une somme à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2519139(TA95-2519139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de son action par un mémoire postérieur, le juge a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ordonnance met fin à la procédure sans examen du fond de la demande initiale.
N° TA95-2602840(TA95-2602840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la demande, déposée depuis plusieurs mois, était complète et que le silence de l'administration créait une situation d'urgence justifiant cette mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et condamne l'Etat à verser une somme au requérant.
N° TA95-2603287(TA95-2603287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Italie. Le juge a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu l'article 4 du règlement Dublin III (UE n°604/2013), en ne démontrant pas que les informations sur la procédure Dublin avaient été communiquées par écrit au requérant dans une langue qu'il comprend. La décision de transfert est donc entachée d'une illégalité.
N° TA95-2403136(TA95-2403136)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un permis de construire. Cette solution est motivée par le retrait définitif de l'arrêté attaqué par le maire en cours d'instance, ce qui rend la demande d'annulation sans objet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative et rejette les demandes d'allocation d'une somme d'argent présentées par les requérants.
N° TA95-2504111(TA95-2504111)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives au renouvellement de son titre de séjour. La juridiction l'admet provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser une somme d'argent à son avocat ou à lui-même, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2521154(TA95-2521154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant haïtien visant à enjoindre au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Cette décision administrative fait obstacle à l'octroi des mesures sollicitées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, dès lors qu'elles ne visent pas à prévenir un péril grave.
N° TA95-2604528(TA95-2604528)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer la requérante pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a retenu l'urgence et une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du travail, compte tenu de la menace imminente de suspension de son contrat et de l'impossibilité d'effectuer des déplacements professionnels. L'administration a été condamnée à une astreinte de 150 euros par jour de retard pour l'exécution de cette injonction.
N° TA95-2517324(TA95-2517324)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence, bien que potentiellement caractérisée, ne peut être retenue car la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.