Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2408138(TA95-2408138)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine ajournant à deux ans une demande de naturalisation, s’est déclaré incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que seul le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations, y compris celles prises par délégation préfectorale sur le fondement de l’article 44 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408037(TA95-2408037)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’enregistrement d’une plainte contre l’organisme « La Sauvegarde » pour des dysfonctionnements ayant causé un préjudice à ses enfants, ainsi que l’octroi de dommages et intérêts. Le juge a estimé que la juridiction administrative n’est pas compétente pour enregistrer des plaintes, cette compétence relevant du procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407992(TA95-2407992)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A et Mme E, qui demandaient l'annulation du refus implicite de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet était née le 5 mai 2022, mais que la requête n'avait été enregistrée que le 29 mai 2024, soit au-delà du délai raisonnable d'un an, conformément au principe de sécurité juridique rappelé par la jurisprudence Czabaj. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter les requérants à la régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412605(TA95-2412605)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la mutation d'office d’un maréchal des logis-chef de la gendarmerie, prononcée dans l’intérêt du service. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas apporté d’éléments concrets pour établir les conséquences graves et immédiates de la décision sur sa situation professionnelle, financière ou personnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2407795(TA95-2407795)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral interdisant à M. B de solliciter un permis de conduire pour six mois, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par ordonnance, il transmet donc l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2407775(TA95-2407775)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à contraindre la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine à examiner sa demande d’allocation adulte handicapé. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un contentieux d’admission à l’aide sociale justifiant une transmission automatique du dossier, mais d’un contentieux de sécurité sociale, renvoyant la requérante à saisir la juridiction compétente.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407774(TA95-2407774)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'obtention d'un poste d'administrateur hors classe à l'INSEE. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407076(TA95-2407076)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 17 mai 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de quinze jours prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative pour contester une telle décision. L'arrêté avait été notifié par courrier recommandé retourné avec la mention "pli avisé et non réclamé", ce qui est réputé constituer une notification régulière. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315205(TA95-2315205)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une autorisation de travail, condition nécessaire à la délivrance d'une carte "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la vie privée et familiale, faute pour M. C de prouver sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, comme l'exige l'article L. 423-7 du même code. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412708(TA95-2412708)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 juillet 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer sa situation irrégulière et précaire sans la justifier suffisamment. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans examen des moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316497(TA95-2316497)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant tunisien. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur de qualification juridique en estimant que la seule utilisation d’une fausse carte d’identité lors d’une embauche constituait une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316782(TA95-2316782)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme A C, ressortissante tunisienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident, a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, un arrêté préfectoral du 26 janvier 2024 s’étant substitué à la décision implicite. Sur la requête dirigée contre cet arrêté, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 314-1 et L. 426-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2316787(TA95-2316787)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d’Oise a opposé une exception de non-lieu à statuer, arguant que l’intéressé avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté cette exception, jugeant que la décision implicite attaquée n’avait été ni retirée ni abrogée, et que le litige conservait donc un objet. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que M. B ne pouvait se prévaloir de l’article L. 314-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, abrogé, et que les conditions de l’article L. 433-2 du même code n’étaient pas remplies.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412797(TA95-2412797)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. A, au motif que ce type de décision est soumis à une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut le recours au référé suspension. Concernant le refus de titre de séjour, le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas de justifications suffisantes sur sa situation personnelle et professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2317436(TA95-2317436)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme C, épouse B, qui contestait le refus de l’administration fiscale d’appliquer le mécanisme du quotient prévu à l’article 163-0 A du code général des impôts à un revenu exceptionnel perçu en 2021. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400511(TA95-2400511)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant congolais entré en France à l'âge de 13 ans. La juridiction a jugé que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence de l'intéressé (12 ans) et de son intégration sociale et scolaire, notamment l'obtention d'un baccalauréat professionnel. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux du droit administratif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2400577(TA95-2400577)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante mauricienne, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté du séjour en France de l'intéressée (depuis 2011) et de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2412556(TA95-2412556)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, demandeur d'asile mauritanien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière de conditions matérielles d'accueil, n'était pas remplie en l'espèce, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières la caractérisant. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2315612(TA95-2315612)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 24 septembre 2024, a donné acte du désistement de Mme A, qui contestait sa taxe d'habitation pour 2023. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400582(TA95-2400582)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 juin 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

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