Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407774(TA95-2407774)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'obtention d'un poste d'administrateur hors classe à l'INSEE. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA95-2308103(TA95-2308103)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le requérant s'est désisté après que le préfet lui a délivré une carte de séjour temporaire valable jusqu'en novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, le jugement se limitant à constater le désistement pur et simple de la requête.
N° TA95-2308181(TA95-2308181)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante tunisienne. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision pour défaut de motivation, après avoir demandé en vain la communication des motifs dans le délai légal d'un mois. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2408184(TA95-2408184)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête visant à transmettre à la mairie d’Eaubonne la décision du procureur de la République relative à sa demande de rectification d’état civil. Le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles 34-1, 99 et 99-1 du code civil, ainsi que les articles 1046 et 1048 du code de procédure civile, les demandes de rectification d’actes d’état civil relèvent exclusivement de l’autorité judiciaire.
N° TA95-2408177(TA95-2408177)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que le requérant résidait à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2408138(TA95-2408138)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine ajournant à deux ans une demande de naturalisation, s’est déclaré incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que seul le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations, y compris celles prises par délégation préfectorale sur le fondement de l’article 44 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes.
N° TA95-2407775(TA95-2407775)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à contraindre la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine à examiner sa demande d’allocation adulte handicapé. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un contentieux d’admission à l’aide sociale justifiant une transmission automatique du dossier, mais d’un contentieux de sécurité sociale, renvoyant la requérante à saisir la juridiction compétente.
N° TA95-2412605(TA95-2412605)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la mutation d'office d’un maréchal des logis-chef de la gendarmerie, prononcée dans l’intérêt du service. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas apporté d’éléments concrets pour établir les conséquences graves et immédiates de la décision sur sa situation professionnelle, financière ou personnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2412797(TA95-2412797)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. A, au motif que ce type de décision est soumis à une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut le recours au référé suspension. Concernant le refus de titre de séjour, le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas de justifications suffisantes sur sa situation personnelle et professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2308378(TA95-2308378)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré sa carte de résident à Mme C et lui a délivré un titre de séjour d'un an. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder ce retrait sur un motif d'ordre public, car les textes applicables (articles L. 432-12 et R. 432-5 du CESEDA) ne le permettent que pour des condamnations pénales définitives spécifiques, non établies en l'espèce. La décision est annulée pour erreur de droit, et il est enjoint au préfet de restituer la carte de résident dans un délai de deux mois.
N° TA95-2311667(TA95-2311667)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A, ressortissant algérien, la délivrance d’un titre de séjour « salarié ». Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2405203(TA95-2405203)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à la situation personnelle et familiale de la requérante.
N° TA95-2404792(TA95-2404792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 11 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen particulier de sa situation, et la méconnaissance des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
N° TA95-2404638(TA95-2404638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 refusant le renouvellement de son certificat de résident de dix ans et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant l'article L.433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux ressortissants algériens régis par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également considéré que les antécédents judiciaires de M. A ne constituaient pas une menace grave pour l'ordre public justifiant le refus de renouvellement de son titre de séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un certificat de résident de dix ans.
N° TA95-2404174(TA95-2404174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 19 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2403773(TA95-2403773)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que le refus porte une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Le tribunal relève que M. A justifie d'une présence habituelle en France depuis neuf ans, d'une insertion scolaire et professionnelle aboutie, et de la présence de son père et de sa sœur sur le territoire, sans attache dans son pays d'origine.
N° TA95-2402265(TA95-2402265)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA95-2401987(TA95-2401987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du 22 décembre 2023 du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, pris par une autorité compétente et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2400985(TA95-2400985)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 août 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen particulier de sa situation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle et familiale. En conséquence, le tribunal a estimé que le refus de séjour et la mesure d'éloignement n'étaient entachés d'aucune illégalité et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2400596(TA95-2400596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Cette décision applique notamment les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.