Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400705(TA95-2400705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 juin 2023, a annulé cet arrêté. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d’Oise avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, comme l’exige l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, l’annulation de la décision de refus de titre de séjour entraîne celle de l’obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.
N° TA95-2312468(TA95-2312468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre son épouse et ses deux enfants au regroupement familial. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision implicite de rejet étant née le 3 mars 2021 et le recours ayant été introduit le 20 septembre 2023, au-delà du délai de deux mois. Il a également relevé que l’attestation de dépôt de dossier mentionnait clairement les voies et délais de recours, conformément à l’article R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2402473(TA95-2402473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de visiteur et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisantes pour bénéficier d'un titre de séjour "visiteur" sur le fondement de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres moyens, notamment tirés de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2402472(TA95-2402472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'entrepreneur/profession libérale et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'une activité non salariée économiquement viable au sens des articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2402409(TA95-2402409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la scolarité et de l'intégration professionnelle du requérant, de ses attaches familiales en France (notamment sa mère titulaire d'une carte de résident) et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Le tribunal a ainsi fait droit au recours pour excès de pouvoir en se fondant sur les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2307533(TA95-2307533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Foncière d'Elise, qui demandait l'annulation de la décision du maire de Montmagny refusant un permis de construire pour transformer un entrepôt en garage automobile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la décision était signée par un adjoint dûment habilité et suffisamment motivée. Il a également considéré que le motif de refus tiré de l'absence de recours à un architecte, fondé sur l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme, était fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2306577(TA95-2306577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mars 2023 lui retirant son certificat de résidence. Le retrait était motivé par une condamnation pénale de M. B à une interdiction judiciaire du territoire français pour une durée de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant inopérants les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2305384(TA95-2305384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal a retenu que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2304619(TA95-2304619)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Issy-les-Moulineaux pour la surélévation d'un pavillon. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance des documents graphiques et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives à l'implantation et au stationnement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que le dossier de demande était complet et que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU. La demande de frais de justice présentée par les requérants a également été rejetée.
N° TA95-2302081(TA95-2302081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant qu'une décision implicite était bien née après quatre mois de silence, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans ordonner la délivrance immédiate du titre.
N° TA95-2400597(TA95-2400597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment en visant l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés par le requérant, tirés d'un vice de forme, d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2400582(TA95-2400582)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 juin 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2400577(TA95-2400577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 19 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante mauricienne, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté du séjour en France de l'intéressée (depuis 2011) et de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées.
N° TA95-2215387(TA95-2215387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant béninois. Le tribunal retient que le requérant, marié depuis plus de trois ans à une Française et résidant régulièrement en France, remplit les conditions de l’article L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il est enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, et l’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2315205(TA95-2315205)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une autorisation de travail, condition nécessaire à la délivrance d'une carte "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la vie privée et familiale, faute pour M. C de prouver sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, comme l'exige l'article L. 423-7 du même code. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
N° TA95-2211843(TA95-2211843)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Maryam d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur général de l’OFII lui infligeant une contribution spéciale et forfaitaire pour l’emploi de trois salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la procédure contradictoire préalable n’avait pas été respectée. Il a jugé que l’OFII n’avait pas communiqué à la société le procès-verbal de police constatant l’infraction, en méconnaissance du principe général des droits de la défense et des articles L. 121-1, L. 122-2 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la société a été déchargée du paiement des sommes réclamées.
N° TA95-2208524(TA95-2208524)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant marocain. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2208460(TA95-2208460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, aide-soignant à la fondation Roguet, qui contestait le refus de lui accorder des congés bonifiés pour 2022. Le tribunal a jugé que le centre des intérêts matériels et moraux du requérant, apprécié à la date de la décision, se situait désormais en métropole et non en Guadeloupe, malgré ses liens familiaux et son inscription électorale dans ce département. La décision s’appuie sur l’article L. 651-1 du code général de la fonction publique, reprenant les critères de la jurisprudence pour déterminer ce centre d’intérêts.
N° TA95-2208139(TA95-2208139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le compte-rendu d’entretien professionnel (CREP) de Mme A, aide-soignante au CASH de Nanterre, pour l’année 2021. La requérante soutenait notamment ne pas avoir été convoquée dans le délai de huit jours prévu par l’article 2 du décret n°2020-719 du 12 juin 2020, ni avoir reçu sa fiche de poste ou la fiche d’entretien. Le tribunal, constatant que le CASH n’a pas produit d’observations malgré une mise en demeure, acquiesce aux faits et retient que ce vice de procédure a privé l’agent d’une garantie, justifiant l’annulation. La solution est fondée sur le décret n°2020-719 et les articles R. 612-6 et suivants du code de justice administrative.
N° TA95-2207875(TA95-2207875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme D et M. A, qui sollicitaient la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. Les requérants n'ont pas démontré avoir souscrit dans le délai légal de 90 jours la déclaration modèle H1 nécessaire pour bénéficier de l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la simple production d'une enveloppe, adressée à une adresse inexistante à l'époque, ne suffisait pas à prouver le dépôt de la déclaration en 2019. En conséquence, l'administration fiscale a légalement refusé l'exonération, la déclaration tardive du 6 octobre 2021 n'ouvrant droit qu'à une exonération partielle pour la période restant à courir.