Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400705(TA95-2400705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 juin 2023, a annulé cet arrêté. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d’Oise avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, comme l’exige l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, l’annulation de la décision de refus de titre de séjour entraîne celle de l’obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.
N° TA95-2412556(TA95-2412556)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, demandeur d'asile mauritanien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière de conditions matérielles d'accueil, n'était pas remplie en l'espèce, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières la caractérisant. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2317436(TA95-2317436)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme C, épouse B, qui contestait le refus de l’administration fiscale d’appliquer le mécanisme du quotient prévu à l’article 163-0 A du code général des impôts à un revenu exceptionnel perçu en 2021. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA95-2401485(TA95-2401485)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2401967(TA95-2401967)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, que la procédure n'était pas entachée de vice, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas d'une insertion suffisante. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour pour un an ont été maintenues, les moyens soulevés étant écartés.
N° TA95-2412605(TA95-2412605)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la mutation d'office d’un maréchal des logis-chef de la gendarmerie, prononcée dans l’intérêt du service. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas apporté d’éléments concrets pour établir les conséquences graves et immédiates de la décision sur sa situation professionnelle, financière ou personnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2402268(TA95-2402268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D épouse E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'état de santé, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2412797(TA95-2412797)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. A, au motif que ce type de décision est soumis à une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut le recours au référé suspension. Concernant le refus de titre de séjour, le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas de justifications suffisantes sur sa situation personnelle et professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2113146(TA95-2113146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du préfet des Yvelines de délivrer une carte nationale d'identité à sa fille mineure. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant qu'il existait un doute suffisant sur la réalité du lien de filiation paternelle, en raison d'une reconnaissance de paternité jugée frauduleuse. La décision s'appuie sur les articles 18 et 316 du code civil, ainsi que sur le décret n°55-1397 du 22 octobre 1955, et rappelle que l'administration peut refuser un titre d'identité en cas de fraude établie.
N° TA95-2113520(TA95-2113520)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, infirmière suspendue sans traitement par le centre hospitalier René Dubos pour défaut de vaccination obligatoire, alors qu'elle était en congé de maladie. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'hôpital, considérant que la décision de suspension n'avait pas disparu de l'ordonnancement juridique. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de suspension au motif qu'elle était entachée d'une erreur de droit, les agents en congé de maladie n'exerçant aucune fonction et ne présentant pas de risque de contamination, en application des principes de la loi du 5 août 2021 et du code de la santé publique.
N° TA95-2201487(TA95-2201487)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société COFIMAB demandant l'annulation de la délibération du 22 novembre 2021 par laquelle la commune de Roissy-en-France a exercé son droit de préemption urbain sur un terrain non bâti. Le tribunal a jugé que la commune justifiait de la réalité d'un projet d'intérêt général, à savoir la réalisation d'une salle polyvalente, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, estimant que l'objectif de la préemption n'était pas de faire obstacle à un projet hôtelier. La demande de la COFIMAB au titre des frais de justice a été rejetée.
N° TA95-2202325(TA95-2202325)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de deux arrêtés préfectoraux des 27 et 31 août 2020 imposant le port du masque dans les Hauts-de-Seine, annulés par le juge administratif. Le tribunal a estimé que, bien que l'illégalité de ces arrêtés constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, M. A n'a pas démontré avoir subi un préjudice direct et certain, faute de justifier d'une privation effective de ses droits. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.
N° TA95-2202349(TA95-2202349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société O'Carré, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour ni autorisation de travail. Le tribunal a d'abord précisé que le recours contentieux était dirigé tant contre la décision initiale du 15 juillet 2021 que contre le rejet du recours gracieux. Il a ensuite écarté le moyen d'incompétence de la signataire des décisions, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Enfin, le tribunal a rappelé que les contributions prévues par les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sanctionnent objectivement l'emploi d'un étranger en situation irrégulière, sans nécessité de démontrer une intention frauduleuse de l'employeur.
N° TA95-2202979(TA95-2202979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la demande de la SCI Jamifa Immobilier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 à Neuilly-sur-Seine. L'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel en cours d'instance, correspondant à la part départementale de la taxe, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que la commune de Neuilly-sur-Seine avait valablement supprimé l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles à usage d'habitation achevées à compter du 1er janvier 1992. La solution retenue s'appuie sur les articles 1383 du code général des impôts et 16 de la loi de finances pour 2020.
N° TA95-2207875(TA95-2207875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme D et M. A, qui sollicitaient la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. Les requérants n'ont pas démontré avoir souscrit dans le délai légal de 90 jours la déclaration modèle H1 nécessaire pour bénéficier de l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la simple production d'une enveloppe, adressée à une adresse inexistante à l'époque, ne suffisait pas à prouver le dépôt de la déclaration en 2019. En conséquence, l'administration fiscale a légalement refusé l'exonération, la déclaration tardive du 6 octobre 2021 n'ouvrant droit qu'à une exonération partielle pour la période restant à courir.
N° TA95-2315205(TA95-2315205)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une autorisation de travail, condition nécessaire à la délivrance d'une carte "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la vie privée et familiale, faute pour M. C de prouver sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, comme l'exige l'article L. 423-7 du même code. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
N° TA95-2208139(TA95-2208139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le compte-rendu d’entretien professionnel (CREP) de Mme A, aide-soignante au CASH de Nanterre, pour l’année 2021. La requérante soutenait notamment ne pas avoir été convoquée dans le délai de huit jours prévu par l’article 2 du décret n°2020-719 du 12 juin 2020, ni avoir reçu sa fiche de poste ou la fiche d’entretien. Le tribunal, constatant que le CASH n’a pas produit d’observations malgré une mise en demeure, acquiesce aux faits et retient que ce vice de procédure a privé l’agent d’une garantie, justifiant l’annulation. La solution est fondée sur le décret n°2020-719 et les articles R. 612-6 et suivants du code de justice administrative.
N° TA95-2103997(TA95-2103997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, chauffeur de taxi, qui demandait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020. Le tribunal a jugé que l'exonération prévue à l'article 1453 du code général des impôts est réservée aux personnes physiques et ne s'applique pas à une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) ayant opté pour l'impôt sur les sociétés. La solution retenue est le rejet de la demande, l'activité étant exercée par une entité qui ne remplit pas les conditions légales d'exonération.
N° TA95-2103896(TA95-2103896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Société Parisienne de la Piscine Pontoise d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour motif économique de M. A, salarié protégé. La société soutenait que ce refus méconnaissait l’obligation de reclassement prévue à l’article L. 1233-4 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que la société n’avait pas satisfait à son obligation de reclassement. La solution retenue confirme ainsi la légalité des décisions de l’inspecteur du travail et du rejet implicite du recours hiérarchique.
N° TA95-2103895(TA95-2103895)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir formé par la SARL Société Parisienne de la Piscine Pontoise (S3P) contre le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'obligation de reclassement prévue à l'article L. 1233-4 du code du travail. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué après avoir entendu le rapport et les conclusions de la rapporteure publique, en application du code du travail et du code de justice administrative.