Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307533(TA95-2307533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Foncière d'Elise, qui demandait l'annulation de la décision du maire de Montmagny refusant un permis de construire pour transformer un entrepôt en garage automobile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la décision était signée par un adjoint dûment habilité et suffisamment motivée. Il a également considéré que le motif de refus tiré de l'absence de recours à un architecte, fondé sur l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme, était fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2402409(TA95-2402409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la scolarité et de l'intégration professionnelle du requérant, de ses attaches familiales en France (notamment sa mère titulaire d'une carte de résident) et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Le tribunal a ainsi fait droit au recours pour excès de pouvoir en se fondant sur les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2402472(TA95-2402472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'entrepreneur/profession libérale et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'une activité non salariée économiquement viable au sens des articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2402473(TA95-2402473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de visiteur et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisantes pour bénéficier d'un titre de séjour "visiteur" sur le fondement de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres moyens, notamment tirés de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2312468(TA95-2312468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre son épouse et ses deux enfants au regroupement familial. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision implicite de rejet étant née le 3 mars 2021 et le recours ayant été introduit le 20 septembre 2023, au-delà du délai de deux mois. Il a également relevé que l’attestation de dépôt de dossier mentionnait clairement les voies et délais de recours, conformément à l’article R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2313987(TA95-2313987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le retrait de sa carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a relevé d'office que ce retrait était superfétatoire, car le titre de séjour était déjà expiré depuis le 8 janvier 2020 et n'avait pas été renouvelé, ce qui rendait la décision insusceptible de recours pour défaut de grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été déclarées irrecevables.
N° TA95-1915552(TA95-1915552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de M. D, qui contestait le refus du ministre des armées de réviser sa pension militaire d'invalidité. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'aggravation de l'infirmité "troubles sphinctériens rectaux", car cette demande n'avait pas été préalablement soumise à l'administration. Concernant l'infirmité nouvelle "paresthésies des membres supérieurs", le tribunal a estimé que le lien direct et déterminant avec le service n'était pas établi, rejetant ainsi la demande de révision. La solution retenue est fondée sur les articles L. 2 et L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
N° TA95-2413729(TA95-2413729)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par des occupants de gens du voyage, contestant un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter les lieux et d'évacuation forcée. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête avant tout débat au fond. Par une ordonnance du 24 septembre 2024, la juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen de la légalité de l'arrêté contesté.
N° TA95-2411351(TA95-2411351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 5 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle et la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision est fondée sur les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes généraux du droit de l'Union européenne.
N° TA95-2314785(TA95-2314785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme H. Celle-ci souhaitait faire examiner les conditions de sa prise en charge lors de son accouchement du 19 septembre 2019 à l’hôpital Novo, dont elle estime qu’il a entraîné des séquelles douloureuses. Le tribunal a jugé la mesure utile et a désigné un expert, mais a rejeté la demande de constitution d’un collège d’experts, estimant qu’un seul expert était suffisant en l’état.
N° TA95-2412475(TA95-2412475)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2413367(TA95-2413367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant malgache, qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » et un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant disposant d’un récépissé valide jusqu’au 10 décembre 2024 et n’établissant pas de risque immédiat de suspension de son contrat de travail. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2313895(TA95-2313895)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise s'est prononcé sur la requête de Mme C, qui contestait plusieurs décisions du département des Hauts-de-Seine relatives à des prestations handicap. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître des litiges concernant le refus d'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de prestation de compensation du handicap (PCH), ces contentieux relevant du juge judiciaire en application du code de la sécurité sociale. S'agissant de la carte mobilité inclusion (CMI) mention "invalidité", le tribunal a également constaté son incompétence. Enfin, pour la CMI mention "stationnement", le département s'en étant remis à la sagesse du tribunal, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu sur la base des codes de l'action sociale et des familles, de la sécurité sociale et de l'organisation judiciaire.
N° TA95-2413613(TA95-2413613)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas l'impossibilité de débuter son contrat d'alternance et étant titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 29 septembre 2024. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond.
N° TA95-2413436(TA95-2413436)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du recteur de l’académie de Versailles refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant F A. Les requérants soutenaient l’urgence et l’existence de moyens sérieux, mais le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’enfant n’étant pas privé d’instruction et l’intérêt public à la continuité des enseignements prévalant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA95-2313913(TA95-2313913)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a examiné le recours de Mme A contre le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 255,98 euros. Le tribunal a reconnu la bonne foi de la requérante, l’indu résultant d’une simple erreur de déclaration non délibérée. Il a toutefois rejeté sa demande, estimant que sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale de la dette. La décision s’appuie sur les articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2413606(TA95-2413606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante burkinabé, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour et de renouveler son récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2413604(TA95-2413604)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B, ressortissante russe. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, majeure et sans titre de séjour, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de mesure d'éloignement en cours. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence, sans examen des moyens soulevés par la requérante.
N° TA95-2413607(TA95-2413607)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 avril 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative faisant obstacle à une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2402212(TA95-2402212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours de M. A, qui contestait le refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur de fait en estimant que M. A ne justifiait pas d’une décision de justice prononçant son expulsion, alors qu’il produisait un jugement en ce sens du 23 novembre 2023. En application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal enjoint au préfet de saisir la commission de médiation pour un réexamen de la demande dans un délai de trois mois.