Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309952(TA95-2309952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté les requêtes de M. B contestant les indus de prime d’activité (7 318,32 €) et d’aide personnalisée au logement (4 600 €) réclamés par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées n’étaient pas implicites, la CAF ayant statué explicitement après avis de la commission de recours amiable, et a écarté l’ensemble des moyens soulevés (vice de compétence, vice de forme, défaut de motivation, défaut d’assermentation de l’agent, absence de saisine de la CRA, et erreur d’appréciation). La solution retenue est fondée sur les dispositions des codes de la sécurité sociale, de l’action sociale et des familles, et de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2308840(TA95-2308840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la demande de Mme C qui sollicitait l’annulation du refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise gracieuse totale de son indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 1 620,54 euros. Le tribunal a estimé que, bien que la requérante fût de bonne foi, sa situation financière, caractérisée par des prestations mensuelles de 1 095 euros et une dette limitée, ne démontrait pas une incapacité à rembourser. La solution s’appuie sur les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, relatifs à la remise des indus de RSA.
N° TA95-2313913(TA95-2313913)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a examiné le recours de Mme A contre le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 255,98 euros. Le tribunal a reconnu la bonne foi de la requérante, l’indu résultant d’une simple erreur de déclaration non délibérée. Il a toutefois rejeté sa demande, estimant que sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale de la dette. La décision s’appuie sur les articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2313895(TA95-2313895)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise s'est prononcé sur la requête de Mme C, qui contestait plusieurs décisions du département des Hauts-de-Seine relatives à des prestations handicap. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître des litiges concernant le refus d'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de prestation de compensation du handicap (PCH), ces contentieux relevant du juge judiciaire en application du code de la sécurité sociale. S'agissant de la carte mobilité inclusion (CMI) mention "invalidité", le tribunal a également constaté son incompétence. Enfin, pour la CMI mention "stationnement", le département s'en étant remis à la sagesse du tribunal, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu sur la base des codes de l'action sociale et des familles, de la sécurité sociale et de l'organisation judiciaire.
N° TA95-2316353(TA95-2316353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B C contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. Le tribunal a relevé que la décision initiale du 4 août 2023 avait été implicitement retirée par la décision du 20 octobre 2023 statuant sur le recours gracieux, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre la première décision. Sur le fond, le juge a vérifié la condition de régularité du séjour au regard des articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'arrêté du 22 avril 2022. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base de ces textes.
N° TA95-2413602(TA95-2413602)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui contestait son expulsion et demandait des mesures de sauvegarde de ses libertés fondamentales. Le juge constate que l'expulsion litigieuse ne résulte pas d'une décision administrative ni du concours de la force publique, mais d'une action de commissaires de justice privés. En conséquence, la requête ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, ce qui conduit à son rejet par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413601(TA95-2413601)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 20 août 2014 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2413598(TA95-2413598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la menace de suspension de son contrat de travail n'était pas immédiate et que l'intéressé ne justifiait pas d'une privation totale de revenus. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413592(TA95-2413592)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français et de l’interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet du Val-d’Oise à l’encontre de M. A, ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la requête en annulation déjà introduite par l’intéressé avait, en application de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, pour effet de suspendre automatiquement l’exécution des décisions contestées. Dès lors, la demande de suspension formée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative était irrecevable.
N° TA95-2413350(TA95-2413350)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’abattement de 14/30 sur la paye de juillet 2024 pour service non fait, prononcé par la fondation Roguet. La requérante invoquait l’urgence en raison d’une perte d’emploi et de rémunération, mais le juge a estimé que la décision contestée n’entraînait pas une perte d’emploi, seulement une réduction de salaire. Faute d’urgence caractérisée, la condition posée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413436(TA95-2413436)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du recteur de l’académie de Versailles refusant l’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant F A. Les requérants soutenaient l’urgence et l’existence de moyens sérieux, mais le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’enfant n’étant pas privé d’instruction et l’intérêt public à la continuité des enseignements prévalant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA95-2413606(TA95-2413606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante burkinabé, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour et de renouveler son récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2413504(TA95-2413504)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an, prise par le préfet du Val-d’Oise à l’encontre de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable, car le contentieux des obligations de quitter le territoire français est soumis à une procédure spécifique prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit un effet suspensif automatique du recours en annulation. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans examen au fond.
N° TA95-2413613(TA95-2413613)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas l'impossibilité de débuter son contrat d'alternance et étant titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 29 septembre 2024. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond.
N° TA95-2413607(TA95-2413607)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 avril 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative faisant obstacle à une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2314785(TA95-2314785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme H. Celle-ci souhaitait faire examiner les conditions de sa prise en charge lors de son accouchement du 19 septembre 2019 à l’hôpital Novo, dont elle estime qu’il a entraîné des séquelles douloureuses. Le tribunal a jugé la mesure utile et a désigné un expert, mais a rejeté la demande de constitution d’un collège d’experts, estimant qu’un seul expert était suffisant en l’état.
N° TA95-2413355(TA95-2413355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’impact professionnel allégué, en raison de la gravité et du caractère répété des infractions commises par l’intéressé, qui compromettent la sécurité routière. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n’est appliqué.
N° TA95-2412398(TA95-2412398)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a d'abord constaté que l'arrêté attaqué ne contenait pas de décision de refus de titre de séjour, rendant ces conclusions irrecevables. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.
N° TA95-2413367(TA95-2413367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant malgache, qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » et un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant disposant d’un récépissé valide jusqu’au 10 décembre 2024 et n’établissant pas de risque immédiat de suspension de son contrat de travail. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2412475(TA95-2412475)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.