Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411926(TA95-2411926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. B avait pu enregistrer sa demande le 18 août 2024, rendant ainsi les conclusions aux fins d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête et a rejeté la demande de frais d'instance.
N° TA95-2412799(TA95-2412799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2412318(TA95-2412318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien conjoint de Français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la violation des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409968(TA95-2409968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante bangladaise, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une première demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée, qui se maintient irrégulièrement en France depuis plusieurs années, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La solution retenue rappelle que, pour une première demande, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par le requérant.
N° TA95-2409957(TA95-2409957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre mais d'une première admission. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.
N° TA95-2408761(TA95-2408761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 13 mai 2024 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Constatant l'inexécution de cette injonction par le préfet, le juge a assorti la mesure d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 521-3 du code de justice administrative, l'inexécution constituant un élément nouveau justifiant la modification de l'injonction initiale.
N° TA95-2412798(TA95-2412798)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier du dépôt de sa demande de renouvellement ou d’un risque imminent de perte d’emploi. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2412929(TA95-2412929)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre une décision du ministre de l’intérieur relative à un refus d’entrée sur le territoire français au titre de l’asile, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité signataire de l’acte attaqué. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2412796(TA95-2412796)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. H et M. A. Celle-ci visait à annuler un arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 mettant en demeure des gens du voyage de quitter un terrain situé à Pierrelaye. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que l'absence de délégation du maire pour solliciter la mise en demeure était sans incidence sur sa légalité. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet. Les textes appliqués sont la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage et le code de justice administrative.
N° TA95-2404763(TA95-2404763)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une demande en décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2023. Postérieurement à l’introduction du recours, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par une ordonnance du 9 septembre 2024, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2411282(TA95-2411282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et juge que le droit d’être entendu n’a pas été méconnu, M. C ayant pu présenter ses observations lors de l’instruction de sa demande d’asile. Il estime également que le requérant n’apporte pas d’éléments suffisants pour établir des craintes de persécutions personnelles et actuelles en cas de retour au Bangladesh. La décision est fondée sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2412003(TA95-2412003)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant son assignation à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours. Le requérant soulevait des moyens de légalité externe (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen) et interne (erreur manifeste d'appréciation). Le juge a écarté ces moyens comme manifestement infondés ou insuffisamment étayés, en se fondant sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2410408(TA95-2410408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation du droit d’être entendu. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination et l’interdiction de retour d’un an n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation ou de disproportion. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la Charte des droits fondamentaux de l’UE et la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2411958(TA95-2411958)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer l'impossibilité d'accéder à la plateforme ANEF ou d'avoir accompli des démarches suffisantes avant avril 2024, malgré l'expiration de son attestation en septembre 2023. La solution retenue s'appuie sur les conditions cumulatives d'urgence et d'utilité prévues par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410363(TA95-2410363)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de la situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410172(TA95-2410172)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a estimé que la décision ne méconnaissait ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 8, en l’absence de preuve de risques personnels en cas de retour au Bangladesh. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant l’annulation de l’obligation de quitter le territoire et de l’interdiction de retour d’un an. Les textes appliqués sont notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2412832(TA95-2412832)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement prise par le recteur de l'académie de Versailles à l'encontre de Mme B. La requérante invoquait un défaut d'inspection préalable, mais le juge a constaté que sa requête était irrecevable car elle n'avait pas introduit de recours en annulation distinct, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une requête manifestement irrecevable sans instruction ni audience.
N° TA95-2412681(TA95-2412681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir accompli des démarches récentes auprès de la préfecture depuis le 6 août 2024, et ce malgré le risque invoqué de suspension de son contrat de travail. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA95-2409952(TA95-2409952)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement partiel de Mme B, qui renonçait à sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour, après que le préfet du Val-d'Oise lui a proposé une solution alternative par voie postale. La juge des référés a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. Le surplus des conclusions a été rejeté.
N° TA95-2312511(TA95-2312511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'EURL Vanves 36 Moulin d'une demande en décharge de cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2019 et 2020. Le président de la 2ème chambre a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en l'absence de réponse aux arguments de l'administration. La requérante n'ayant pas confirmé son intention dans le délai d'un mois, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 6 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.